Publié par : Audrey et Vincent | 24 juin 2009

Du tout au tout…

Voilà c’est fait ! Fallait vraiment pas nous provoquer avec votre saison hivernale de malade mental et les annonces de chutes de neige plus délirantes les unes que les autres. On le sait bien que vous autres, en France, avez vécu un vrai hiver bien froid. Et qu’on n’était pas là pour en profiter. Du coup, on a un peu craqué, fait péter le compte en banque, chauffé la carte bleue, sorti les liasses de billets, dit merci à la boîte de Vincent pour le généreux intéressement reçu récemment et on est parti faire un truc que peu de touristes ont même jamais envisagé de faire en Australie : du ski !

Et ouais, on y est !

Et ouais, on y est !

C’est une de ces choses extraordinaires qu’on ne peut accomplir que dans quelques pays au monde (dont l’Australie en l’occurence) : changer totalement de climat du tout au tout, en un petit vol d’à peine deux heures (couplé, il est vrai, à encore quelques heures supplémentaires de bus). Nous avons ainsi fait le grand saut entre la moiteur tropicale de Brisbane et la neige de Canberra (ou plus précisément des Snowy Mountains). En moins d’une semaine, nous sommes ainsi passés de notre plage Koh Lantha dans les Whitsundays, avec ses fonds coralliens tout droits sortis du Monde de Némo, aux pistes de Thredbo, une des plus grandes stations de ski en Australie (ce qui, on vous l’accorde, n’est pas vraiment un titre de gloire dans le petit monde de la poudreuse).

Remarque, ça a pas l'air si mal, hein ?

Remarque, ça a pas l'air si mal, hein ?

Avant de s’étendre plus longuement sur les pentes enneigées du sud de l’Australie (façon de parler) faisons juste un petit flash-back de quelques jours en arrière pour vous parler de notre dernière visite dans le Queensland : l’île de Fraser. Une visite extraordinaire elle aussi par la simple nature de ce lieu. Fraser est en effet la plus grande île de sable au monde. C’est-à-dire que cette île de 100km de long n’est qu’une immense dune géante posée au milieu de la mer de Tasmanie. Et pourtant, une dune entièrement recouverte de forêts, de lacs aux eaux cristallines et d’endroits plus beaux les uns que les autres. Bref, un endroit à découvrir.

Le petit lac Wabby

Le petit lac Wabby

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Les pinacles

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Mais pour partir à sa découverte justement, c’est là que le bât blesse, il faut être motorisé. Ou alors avoir devant soi pas mal de temps pour parcourir à pied les très longues distances. Comme ce n’était pas notre cas, nous avons opté pour la location d’un véhicule (comme on avait toujours notre van, on s’est donc retrouvé à louer deux bagnoles en même temps, yeah !). Et enfin comme il n’existe pas une seule route sur cette île entièrement sillonnée de pistes plus crevassées les unes que les autres, il faut obligatoirement conduire un 4×4.

Remarquez la bâche tendue a l'arrière pour tenter de se protéger de la pluie

Remarquez la bâche tendue a l'arrière pour tenter de se protéger de la pluie

Ouais, quand même, ils auraient pu nous en trouver un moins gros à l'agence...

Ouais, quand même, ils auraient pu nous en trouver un moins gros à l'agence...

On s’est donc retrouvé à conduire un de ces monstres qu’on exècre pourtant dans cette autre jungle qu’est la banlieue parisienne. Mais il faut le dire, le 4×4, une fois qu’il a retrouvé sa fonction première (à savoir passer là où aucun autre véhicule n’oserait poser ses roues) est un instrument merveilleux. Et, osera-t-on le dire ? le conduire dans les chemins défoncés de Fraser a grandement contribué au plaisir qu’on a eu à visiter l’île.

La plage de l'est

La plage de l'est

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L'épave du Maheno

L'épave du Maheno

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Évidemment, aucun de nous deux n’avait jamais dirigé un tel engin mais la prise en main s’est révélée plus facile que prévue. Au bout de quelques heures, Vincent commençait déjà à avoir des velléités de dépasser le 20km/h sur les pistes, au grand désespoir de sa passagère dont le menu postérieur a souffert. On a donc finalement parcouru une bonne part de l’île. D’abord la côte est, où la seule « route » disponible est encore une fois la plage (exactement comme à la 90 Mile Beach en NZ). Plage au bord de laquelle on a campé le soir, absolument seuls au monde une fois de plus. Puis la partie sud de l’île et ses forêts denses, comptant des magnifiques eucalyptus de plus de 60m de haut aux troncs enserrées dans les lianes.

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Mais surtout, les stars de l’île, ce sont ses lacs. Grâce à tout un tas de phénomènes physiques passionnants dont vous vous ferez un plaisir d’aller voir le détail sur Wikipédia si jamais ça vous intéresse, il se trouve qu’il est possible d’avoir des lacs permanents posés au milieu des dunes. Les lacs en question (et les quelques ruisseaux de l’île) ne sont alimentés que par l’eau de pluie et possèdent du coup des eaux incroyablement transparentes. Sans mentir, s’il n’y avait pas de courant dans certains ruisseaux, on pourrait croire qu’ils sont à sec tellement le fond en est visible ! Les lacs sont, eux, bordées de plages de sable fin et présentent sur leurs rives les plus beaux dégradés de bleu possible. Il manquait juste parfois un peu de soleil quand on y était pour compléter la carte postale.

Eli Creek

Eli Creek

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Oooooh, il fait des petits pâtés, le Vincent !

Oooooh, il fait des petits pâtés, le Vincent !

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Les bords du lac MacKenzie

Les bords du lac MacKenzie

Mais revenons maintenant à notre premier sujet : le ski à Thredbo. La station est située sur les flancs du Kosciuszko, le plus haut sommet d’Australie qui culmine à l’exceptionnelle altitude de … 2228m ! C’est sûr que ça n’a pas la classe de nos Alpes, ni même, pour aller chercher une comparaison plus proche, des Alpes NZ et du Mont Cook. Ici, pas de pics acérés, de glaciers ni de vallées profondes. Le paysage ressemblerait plutôt aux Vosges qu’on aurait bizarrement décidé de reboiser avec des eucalyptus (Hein, c’est vrai ça ? Qui parmi vous peut se targuer d’avoir déjà skié au milieu des eucalyptus ?). Et à la place des chocards, on aurait mis des perroquets multicolores (effet assez saisissant avec la blancheur de la neige). Ne manquent que les koalas pour halluciner complètement…

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Ici, vous l’aurez compris, ce n’est pas les Trois Vallées. Quoique… Si on se penche sur le prix du forfait journalier, on découvre qu’on n’en est pas si éloigné (60 euros la journée, et pire, 37 euros les deux heures de ski en fin de journée !). Il faut le dire, le ski en Australie, c’est grave l’arnaque, et on comprend mieux pourquoi un aussie nous avait dit qu’il leur revenait moins cher de faire l’aller-retour vers la NZ plutôt que d’aller dans leur propre pays. Néanmoins Thredbo possède quelques atouts, en particulier quelques pistes qui nous ont agréablement surpris : 400 à 500m de dénivelé, c’est plutôt pas si mal. Et puis il y a un peu de pente (plus qu’aux Saisies en tout cas :D )… Quant à la neige, bon, il n’y en avait assez que pour ouvrir quelques pistes, pas bien épaisse, plutôt dure le matin et molle le soir mais on nous a dit en ville qu’on était super chanceux d’en avoir autant à cette période de l’année, alors bon, on s’en contente tout à fait.

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Donc vous allez nous dire : cher, pas bien grand, pas de poudreuse, c’était tout pourri alors ? Et bien non, pas du tout ! On s’est vraiment éclaté sur les pistes. On a vite retrouvé nos bonnes sensations et, dieu de dieu, ça nous a vraiment fait du bien, ces deux journées et de de ski ! Franchement, cette petite parenthèse à la neige restera un super souvenir. Le dernier stop en Australie, c’est désormais Sydney où on passe 4 jours avant d’attaquer la dernière partie de notre voyage : 4 mois en Afrique australe en commençant par l’Afrique du Sud.

PS : et en plus, on a rajouté des shava-shava en tenue de ski


Réponses

  1. Enfin des nouvelles ! Super votre shava-shava en chaussures de ski et ski (pour Audrey), c’était le moment le plus dangereux de vos exploits sportifs.
    Bonjour la protection de la nature sur l’ile Fraser, pour un site classé les Australiens ne sont pas à une contradiction près. Par contre vu de google earth (et en 3D) on comprend que ça devait être magnifique.
    Merci pour ce super voyage en Australie, plus besoin d’y aller c’était vraiment top !


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