Allez, encore une mise à jour de nos pages !

Alors qu’on a retrouvé avec délice les bonheurs de la bière européenne (et particulièrement belge) il n’en reste pas moins qu’il fallait encore procéder à l’ultime mise à jour de la très fréquentée page du Tour du monde de la bière ! Désormais vous pouvez comparer les bières tanzaniennes avec leurs consœurs chiliennes ou australiennes.

Et, puisqu’on nous l’a demandé pluseiurs fois, dans quel pays a-t-on bu les meilleures binouzes ? Et bien surtout en Patagonie (c’est à dire en Argentine comme au Chili) et quelques unes également en Nouvelle-Zélande.

Autre mise à jour : celle de la page Craquages avec trois nouvelles vidéos. D’un côté les deux derniers shava-shava pris aux Victoria Falls avant que notre petit compact ne rende définitivement l’âme et qu’on ne soit plus en mesure de faire de nouvelles vidéos. Quant à la dernière vidéo, c’est juste une petite bêtise datant du passage dans le delta de l’Okavango 😀

Voilà, maintenant vous savez tout, à la prochaine (dans pas si longtemps on l’espère, sur le net ou mieux encore dans la vraie vie).

Zanzibar et retour à la maison

Et non, surprise, le site n’est pas mort ! Du moins pas encore tout à fait… Ce n’est pas parce que nous sommes finalement arrivés sains et saufs en terre française qu’il nous faut négliger de parler de notre ultime étape en Tanzanie : l’île de Zanzibar. Et un peu aussi de la façon dont se sont passées les retrouvailles avec la famille, les amis et la maison (qui était toujours debout, ouf).

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Un dhow, une de ces embarcations qui parcourent l'Océan Indien depuis des siècles

Mais revenons à Zanzibar. L’île, située juste en face de Dar-Es-Salaam, est connue pour plusieurs choses : sa vieille ville classée, ses épices et ses plages. Disons qu’on était intéressé par au moins deux points sur les trois. Le fait qu’elle ne se trouve pas bien loin de la ville de Dar, où nous devions prendre l’avion de retour vers la France, en faisait en plus un lieu de villégiature idéal pour passer une dernière semaine « glande ». Une à deux heures de ferry depuis le continent suffisent à rejoindre l’île. On arrive alors à Zanzibar, la ville, parfois aussi surnommée Stone Town.

L'arrivée en ville par le ferry, avec un peu de mauvais temps derrière
L'arrivée en ville par le ferry, avec un peu de mauvais temps derrière
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L'ancien palais d'apparat des sultans d'Oman

Surprise, ce sont les douaniers qui vous accueillent alors. Car oui, on a beau être sur le territoire tanzanien, Zanzibar n’en reste pas moins un état autonome au sein de la république. Une fois les formalités effectuées, reste à gérer le deuxième comité d’accueil, les hordes de guides autoproclamés tous désireux d’amener le touriste vers l’hôtel de leur choix (le choix du guide bien sûr, pas celui du touriste). Il faut cependant reconnaître une utilité à ces agaçants rabatteurs : ils permettent d’éviter de se perdre dans la multitude de rues, cours, allées et autres ruelles qui composent l’incroyable labyrinthe qu’est Stone Town.

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La ville est typiquement swahilie, c’est-à-dire qu’elle est le produit du mélange des cultures africaines et arabes. Normal, les arabes ont occupé le coin pendant des siècles, fondant un sultanat riche et puissant grâce au commerce d’ivoire, d’esclaves et d’épices. Aujourd’hui, il en reste des palais, de grandes maisons aux portes de bois finement sculptées et donc ce lacis inextricable de rues étroites où il n’est possible de se déplacer qu’à pied. De nombreux indiens sont venus s’y installer et tiennent les boutiques installées dans le rez-de-chaussée de ces demeures. Pas mal de boutiques pour touristes, c’est évident, mais il existe encore une économie propre à l’île et les marchés sont toujours pleins, de gens comme de marchandises. Par contre, il faut le reconnaître, les bâtiments ont pris cher avec le temps et auraient besoin d’un méchant coup de restauration. Quand ils ne sont pas déjà irrémédiablement en ruines. Disons que ça donne un charme romantique à l’ensemble…

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Les épices au marché
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Art Tanzanien absolument pas calibré pour les touristes...
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De fantastiques étals de poissons ouvrent la nuit, en face du port

Bon mais quand même, on n’était pas venus jusque là rien que pour regarder des vieilles pierres. Enfin, on l’avait bien fait avant dans d’autres lieux, mais la situation avait changé. Audrey avait en effet très fortement fait comprendre à son homme qu’après un an passé à cavaler quasiment sans interruption d’un endroit à l’autre, il était temps de souffler un peu. Et qu’un passage sur la plage s’imposait. Sous peine de sanctions physiques non descriptibles dans ces très chastes pages ! Dernier trajet en bus du tour du monde donc (et de loin pas le plus long ni le plus pénible) pour monter jusqu’à la pointe nord de l’île. Jusqu’au petit village de Kendwa plus exactement, où nous avons posé nos sacs pour 4 jours de farniente absolu. Où l’effort le plus violent consistait à se traîner depuis notre paillotte jusqu’au bar à cocktail sur la plage. Les vrais touristes de base quoi !

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Depuis le haut de l'hôtel, vers la plage...

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Uh uh uh... Non, en fait pas besoin de commentaires....

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En ce qui concerne la mer, les photos parlent d’elles-mêmes, nous semble-t-il. Une mer couleur turquoise aux eaux incroyablement limpides. Aussi chaude et peu agitée qu’une piscine, sans les gamins dedans, le bonheur. C’est d’ailleurs assez étonnant qu’on n’ait pas vu une seule vague approcher du rivage en plusieurs jours. Un calme de lagon polynésien… et presque les mêmes fonds que là-bas. On dit « presque » car rien n’équivaudra jamais dans notre cœur les plongées sur Rangiroa et Fakarava, dans les Tuamotu. Mais il faut reconnaître que les coraux là-bas (à Zanzibar on veut dire) sont loin d’être vilains et surtout qu’ils sont habités par une myriade de tout petits poissons multicolores. Bref, Ce passage à Kendwa a parfaitement rempli sa principale fonction de tampon entre une année trépidante de baroudage et une reprise très (trop) prochaine du boulot.

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Parce que oui, comme on l’a déjà dit au tout début de cet article, puisque nous écrivons aujourd’hui de France, c’est bien que nous sommes rentrés. Ca s’est fait presque sans heurts mais ça a failli être très comique. Un premier vol nous a en effet amenés sans problème de Dar-Es-Salaam à Londres. C’est pour le tout dernier vol, de Londres à Paris, que les choses se sont gâtées. Au moment de monter dans l’avion, l’employée nous retient par le bras. L’ordinateur vient de lui indiquer tout d’un coup que ce dernier trajet n’a pas été… payé ! Et que par conséquent, nous ne sommes pas autorisés à embarquer ! Ah ah ah, la super blague à seulement deux heures de retrouver sa famille et ses amis… Heureusement pour nous, c’était visiblement trop compliqué de sortir nos bagages de la soute et British Airways s’est d’un coup montrée plus conciliante. Finalement, nous leur avons donné les coordonnées de notre agence de voyage, et ils nous ont dit qu’ils iraient directement s’expliquer entre grandes personnes. Grand bien leur fasse. Deux heures plus tard donc, on atterrissait à Roissy où nous attendaient la famille et quelques courageux amis qui avaient fait le déplacement dans la froideur hivernale (et qu’on remercie encore grandement).

une partie du bruyant comité d'accueil
Une partie du bruyant comité d'accueil
Home Sweet Home
Home Sweet Home
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Juste pour mémoire, cette photo avait été prise au matin de notre départ, il y a un an. Qui peut dire la différence fondamentale sur la coupe de cheveux de Vincent ?
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Bon alors, qu'est-ce-qu'il a cassé, le Greg (inspection du plafond) ?

Juste une toute dernière chose avant le « The End » et le « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » de rigueur. On a eu le droit à une ultime surprise en revenant dans notre maison. Déjà, elle était toujours debout, ce qui n’était pas la moins agréable de toutes les surprises. Mais bien plus que ça, il était question de cette histoire de pile de boîtes dans la pièce du fond (comme dirait la comtesse). Certaines personnes de notre entourage (qu’on ne peut décemment pas appeler des amis après ce coup-là) avait réuni une incroyable quantité de papiers et autres catalogues pendant cette année passée, pour mieux en remplir une de nos chambres et interdire l’entrée du garage. Tas de papier où on n’a pas pu s’empêcher de faire un petit plongeon… Pour la petite histoire, il a fallu quand même deux voyages en Espace et deux autres avec une Clio bourrée à craquer pour tout évacuer jusqu’à la décharge…

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Horreur et stupéfaction en ouvrant la porte

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Sur ce, on vous remercie de votre assiduité et de vos commentaires (presque) toujours gentils et on vous laisse enfin, même s’il est certain qu’on fera encore d’ultimes mises à jour, concernant la page bière entre autres. Vincent a déjà fait une grosse remise à niveau de tous les paragraphes de la page la plus visitée du site (et de loin) : le manuel autour du monde. Audrey a également plusieurs projets de nouvelles pages, qui viendront en temps voulu, peut-être plus vite que prévu d’ailleurs, puisqu’elle ne travaille pas en ce moment 😀

Cesttoileretourenfrance.com

Toutes les bonnes choses ayant une fin, nous serons de retour a Paris le 25 octobre après une derniere semaine plage et plongée a Zanzibar.

Notre vol est censé atterir a 20h50 a Roissy. C’est à ce moment là que nous devrons troquer le maillot de bain contre la polaire.

A très bientot

Audrey et Vincent

PS : ça n’a rien à voir mais cette vidéo avec des trucages de ouf’ tournée  récemment dans notre jardin nous a bien fait marrer (spécial dédicace à Mélanie et Mathilde qui frémiront d’horreur)

Serengeti et Ngorongoro

« Audrey, tu dors déjà ? »

« Mmmmmmmhhh »

« Ben ouais, mais on avait dit qu’on triait les photos du Serengeti ce soir ! »

(voix empâtée) « Combien il y en a ? »

« Ch’ais pas trop, juste sur la journée d’hier, je compte 556 lions, 3512 léopards et 35671 guépards (à un guépard près). »

(voix du désespoir incarnée) « Aaaaarghhhhhh ! »

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Love, exciting and new...
Love, exciting and new...
Et l'heureuse consequence de l'acte precedent...
Et l'heureuse consequence de l'acte precedent...
Coucher de soleil sur le Serengeti
Coucher de soleil sur le Serengeti

On vous le promet, c’est la toute dernière fois qu’on vous embête avec des photos d’animaux sur fond de savane africaine. Tout simplement parce que c’est évidemment le dernier safari de ce tour du monde (et même le dernier tout court avant bon moment sans doute). Mais on ne pouvait pas ne pas vous parler des 5 jours merveilleux qu’on a passés dans les parcs nationaux du nord de la Tanzanie et en particulier dans le plus célèbre d’entre eux : le Serengeti. Après avoir vaincu le Kili, on a pris le bus pour la ville voisine d’Arusha.

Une hyene un peu obese (ou enceinte)
Une hyene un peu obese (ou enceinte)

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Si Moshi est la ville du Kilimanjaro, Arusha est sans aucune contestation celle du safari. On nous a dit qu’il y aurait là-bas pas moins de 200 agences se partageant ce juteux business. Et ça, c’est seulement en comptant les vraies compagnies, pas celles qui montent un faux bureau de toutes pièces et qui disparaissent du jour au lendemain avec votre argent, sans laisser de traces (histoire véridique). L’avantage, c’est qu’on peut faire marcher la concurrence à fond, l’inconvénient c’est qu’il faut de la patience pour naviguer dans la jungle des différents agents. Grâce au bouche à oreille, on a fini par tomber sur une très bonne compagnie. Et comme on a en plus pas mal de chance en ce moment, on même a réussi à trouver d’autres personnes, intéressées par le même trip que nous, avec qui partager les frais : deux néerlandais, Jon-Willem et Lette, qui nous ont donc accompagnés ces derniers jours.

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Une gazelle de Grant, la plus elegante de toutes selon Patoche, nous on prefere encore l'oryx mais on vous laisse seuls juges.
Ou peut-etre bien que c'etait la gazelle de Thomson... De toutes facons, tout ca, ca ressemble vachement a des springboks !
Ou peut-etre bien que c'etait la gazelle de Thomson... De toutes facons, tout ca, ca ressemble vachement a des springboks !
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Un tout petit dik-dik
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Heure d'affluence autour de la riviere Tarangire
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Un waterbuck

Trois parcs étaient au programme de nos 5 jours d’excursion : Tarangire, Serengeti et Ngorongoro. On ne sait pas si ces noms vous évoquent quelque chose mais pour nous qui avons été élevés au reportage animalier, c’était assez extraordinaire de se retrouver « en vrai » dans ce qu’on avait si souvent vu au travers de la petite lucarne. Heureusement qu’on a terminé notre voyage par la visite du Serengeti, car si on avait décidé de commencer par là, on n’aurait plus jamais voulu entendre parler de safari après. Ce parc a tout pour lui : en plus d’un paysage superbe, on a vu plus de félins ici en une matinée que dans tous les autres parcs du sud de l’Afrique combinés. Sérieusement, on aurait presque pu finir par être blasés des lions : « Tiens, trois lionnes sous un arbre ! » « Elles font quelque chose de particulier ? » « Non, elles dorment (activité occupant 90% de la vie d’un lion) » « Elles sont à moins de 2 mètres de la voiture ? » « Ah non, 3m » « Bon ben de quoi tu me parles alors ? La prochaine fois, tu me réveilles seulement s’il y a quelque chose de VRAIMENT intéressant ».

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Barre toi de mon plat !

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Ouh les jolies griffes !
Ouh les jolies griffes !

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Apres les lions, ce sont les vautours qui sont a la fete
Apres les lions, ce sont les vautours qui sont a la fete

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Ouh les pitits lions !
Ouh les pitits lions !

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Et si ce n’était que les lions ! Mais le parc regorge en plus de léopards et de guépards. Dire qu’on a chassé en vain les guépards dans tous les parcs possibles et imaginables de l’Afrique du Sud et de la Namibie pour n’en voir finalement que trois, et d’assez loin qui plus est, dans le Kalahari. Cette fois, non seulement on les a vus de très près, mais on a même pu les observer courir à toute vitesse après de bondissantes gazelles. Sans succès malheureusement (pour eux).

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Pret a bondir
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Mais comment il est trop beau lui !

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Quant aux léopards, on a passé une soirée entière à suivre l’un d’entre eux chasser. C’était assez extraordinaire car depuis notre véhicule haut sur pattes, on pouvait à la fois observer le chasseur et sa proie. La proie, en l’occurrence un petit bushbuck isolé, sentait bien qu’il se passait quelque chose de pas très catholique dans le coin, mais sans parvenir à voir ce qui clochait. Elle restait donc sur ses gardes, le nez au vent, tentant de repérer le gros chat auquel elle aurait  éventuellement pu servir de snack. Pendant ce temps, le léopard faisait un grand détour histoire de se mettre sous le vent, avançant avec prudence dans les hautes herbes, centimètre après centimètre, jusqu’à être à portée de saut. On était tendus à bloc, attendant avec un mélange de peur et d’excitation l’attaque fatale… qui n’eut finalement jamais lieu. Écoutant son instinct, la petite antilope décida finalement d’aller brouter un peu plus loin. Deux minutes après, on voyait surgir la tête dépité du léopard : il était alors à moins de 5m de sa proie ! Voir des trucs pareils par soi-même, c’est vraiment quelque chose…

En pleine chasse...
En pleine chasse...

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Raaah, y a un truc coince entre les griffes !!!!
Raaah, y a un truc coince entre les griffes !!!!

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Bon on passera sur les hyènes, les éléphants, les girafes, les zèbres et les gnous : on en a vus plus que notre cerveau ne peut s’en souvenir. En comparaison, le célèbre Ngorongoro faisait presque pâle figure. Il s’agit d’un volcan aujourd’hui éteint dont l’immense cratère renferme désormais un éco-système à part. Peut-être était-ce à cause du temps, un peu gris ce jour-là, mais on n’a pas vu autant d’animaux dans ce coin là qu’on l’avait imaginé auparavant. Mais de toute façon, c’était quasi mission impossible de passer après le Serengeti. Même si la vie sauvage y était abondante, les animaux nous y semblaient plus timides et moins facilement approchables. On y a certes vu des rhinos noirs (qui manquent au Serengeti) mais ils étaient un peu trop loin pour qu’on profite vraiment du spectacle. En même temps, on n’est pas vraiment déçus car on en avait pris suffisamment plein les yeux avec le parc précédent.

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L'immense cratere du Ngorongoro

Lilac Breasted Roller
Lilac Breasted Roller
Un saddle bill Stork
Un saddle bill Stork
Un serval : c'est la premiere fois qu'on en voyait un !
Un serval : c'est la premiere fois qu'on en voyait un !

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Ouh li pitit babouin !
Ouh li pitit babouin !
Des gnous dans le cratere
Des gnous dans le cratere

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On est aujourd’hui revenus plus au sud, sur l’île de Zanzibar, qui sera notre toute dernière destination « tourdumondesque ». Au programme, visite de la vieille ville, plongée et plages tropicales pour se consoler du fait qu’on reprenne l’avion bientôt, direction la France. On fera sûrement un article à propos de cette fin de voyage mais… depuis la France. Ca fait tout de même un peu bizarre de s’imaginer chez soi, après tout ce temps passé sur les routes. En attendant, profitons !

 

Kilimanjaro

Plein les pattes ! Vraiment ! Mais ça y est, on l’a fait, on a grimpé le Kili, 5895m, la plus haute montagne d’Afrique (ça, c’est pour continuer à améliorer nos statistiques de « plus quelque chose »). Et le plus beau dans l’histoire, c’est qu’on est arrivé tous les deux au sommet. Cette fois, pas de bande à part comme au Chimborazo, il y a déjà presque un an (eh ouais, déjà). Maintenant qu’on a fait notre petit « exploit » sportif , on se sent vraiment en vacances (ça, c’est pour vous faire bisquer une dernière fois). Désormais on va pouvoir se concentrer sur des choses vraiment sérieuses, n’impliquant aucun effort musculaire, comme partir en safari (oui, encore !) dans le Serengeti puis buller sur la plage à Zanzibar.

Mais quand même, on va revenir un peu sur cette petite promenade qui nous a vus parcourir pendant 7 jours les flancs de cet énorme volcan. Tout commence dans la petite ville de Moshi, située juste au pied de la montagne, et dont les quelques milliers d’habitants se répartissent en quatre catégories : les guides, les porteurs, les rabatteurs pour une agence organisant des treks et, tout en bas de l’échelle sociale, les femmes qui nourrissent tout le monde. Le visiteur est donc littéralement assailli de propositions plus ou moins déplacées pour monter le Kili en 2 jours, à trottinette ou à cloche-pied. Sachant qu’on allait de toute façon devoir cracher des sous (même si on l’avait voulu, il est interdit de tenter l’ascension sans partir avec un guide) on a préféré passer par une agence sérieuse. Mais forcément plus onéreuse.

Car monter au Kili, c’est tout de même une histoire de riches. Rien que pour passer une journée et une nuit dans le parc, il faut débourser 110$ / personne. Le gouvernement tanzanien sait traire comme il faut la vache à lait touristique. Et ça, c’est juste pour camper ! Il faut ensuite payer le guide et les porteurs. Reste à choisir sa route. La plus courte, la Marangu Route, se fait en 5 jours et 4 nuits. La pente est relativement douce, constante, et elle est généralement considérée comme la plus facile. Elle est même surnommée la « Coca Cola Road ». En comparaison de quoi, la Machame Route est appelée la « Whisky Road », car plus longue et plus dure : terrain plus accidenté, plus de dénivelé (on monte et on descend) et chemins moins bien tracés.

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Le programme des réjouissances
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Avec Patrick, notre guide
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Le camp de Machame, au milieu de la foret tropicale

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Pour trouver la route, suivez la ligne de porteurs...

Pourtant, c’est cette dernière qui nous intéressait. Et ce pour plusieurs raisons. D’abord, la route fait tout le tour de la montagne avant l’ascension finale, ça permet de varier les paysages. Ensuite et surtout, qui dit route plus longue dit plus de temps pour s’acclimater. Et ça, depuis les déboires d’Audrey à 5000m en Équateur, on a bien compris que c’est un facteur à prendre en compte. La Machame Route se fait normalement en 6 jours et 5 nuits. Pour mettre vraiment toutes les chances de notre côté, on a décidé de la faire en un jour de plus (et donc une nuit supplémentaire à 4000m).

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On atteint les hauteurs, le camp de Shira Cave, à 3850m

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Malgré les dollars supplémentaires qu’il a fallu débourser, on ne regrette absolument pas notre décision. D’abord, parce qu’on y est arrivé au sommet ! Et en entier surtout. On a en effet croisé en là-haut des gens blêmes que leurs guides devaient littéralement porter au sommet. Ensuite parce que la route était superbe. Il faut dire qu’on a été incroyablement chanceux avec la météo. Il pleuvait avant qu’on arrive, et il pleut ce soir sur Moshi alors qu’on compose cet article. Entre les deux, grand beau temps ! Les journées suivaient toujours le même schéma : soleil le matin, nuages dans l’après-midi, et de nouveau grand ciel dégagé au coucher du soleil, juste comme il faut pour faire de belles photos.

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Les vrais héros de l'ascension, les porteurs, avec le Mt Meru en toile de fond

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Les journées de marche (exceptée celle où l’on grimpe tout en haut) n’étaient pas monstrueuses, c’est le moins qu’on puisse dire. Au pire, 1200m de dénivelé positif, au mieux trois heures de marche tranquille. En général, on arrivait au camp suivant pour le déjeuner (et juste avant que les nuages de l’aprèm ne pointent leur nez, timing parfait). Les porteurs montaient la tente, on n’avait plus qu’à se reposer jusqu’au dîner. Il manquait juste la bière fraîche… Et tout ça pendant 5 jours, à voyager entre 3800 et 4600m d’altitude. Ce qui fait qu’on est arrivé à Barafu, le dernier camp, 4600m de haut, parfaitement acclimatés à l’altitude. Pas un mal de tête, pas de vertiges, rien !

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Oui, les arbres ont une drôle d'allure dans le coin
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Le camp de Barranco, en train de se faire grignoter par la brume

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I believe I can fly... I believe I can touch ze sky !

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Audrey comparaît le Kili à un gros Flanby. Pas faux, mais si la neige correspond au caramel, disons que Chambourcy a été radin sur la dose...

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Le sac rouge au milieu c'est celui de Vincent dans lequel on avait reuni toutes nos affaires pour que ce soit plus facile a porter. Mais on n'avait pas imagine qu'il serait porte de cette facon !
Le sac rouge au milieu c'est celui de Vincent dans lequel on avait réuni toutes nos affaires pour que ce soit plus facile à porter. Mais on n'avait pas imaginé qu'il serait porté de cette façon !

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Le pic Mawenzi
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Le dernier camp, celui de Barafu, 4600m, perché sur sa crête

Restait alors le plus dur, l’avant-dernière journée, celle qui justifiait toutes les autres et qui devait nous amener sur le toit de l’Afrique. Celle-là, c’était une autre paire de manche : 1300m de montée et 2800m (!) de descente au programme. Avec le facteur altitude pour corser le tout. Départ à minuit et grimpette pendant 6h à la lampe frontale, dans un froid polaire. Quasiment impossible de boire, l’eau avait complètement gelé dans les gourdes au bout d’une heure. Pourtant, on avait encore une fois de la chance, il n’y avait presque pas de vent. On avançait à un pas de sénateur, mais bien régulier, sans quasiment aucun arrêt. Grâce à toutes ces nuits en hauteur, la seule chose dont on a eu à se préoccuper, c’était le manque d’oxygène qui rendait la marche de plus en plus dure. Mais quand Audrey, épuisée, a demandé au guide si on en avait encore pour longtemps avant de rejoindre Stella Point, marquant le bord du cratère à 5700m, le guide nous a répondu « 15 minutes ». Énorme soulagement dans les chaumières. Sans s’en rendre compte, petit pas de fourmi après petit pas de fourmi, on l’avait fait. Car de là, il ne restait plus qu’une petite heure facile jusqu’au sommet.

A y est ! On l'a fait !
A y est ! On l'a fait !
Le cratere
Le cratère

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Notre arrivée coïncidait parfaitement avec le lever du soleil. On découvrait alors un paysage magnifique dominant une immense mer de nuages : un cratère gigantesque bordé par des glaciers loin d’être ridicules. Car oui, la question qu’on se posait c’est : « est-ce qu’il reste encore de la neige au Kilimanjaro ? ». La réponse est « oui, mais pas pour longtemps » : 10 ou 15 ans suivant les prévisions. La preuve la plus évidente, c’est qu’on peut aujourd’hui rejoindre le sommet sans jamais mettre le pied dans la neige, chose impossible il y a seulement 10 ans de cela. En attendant, les glaciers sont toujours là, défiant le réchauffement climatique. Ils sont assez étranges d’ailleurs, rien de comparable avec nos glaciers européens qui creusent de profondes vallées. Ces glaciers là sont comme posés sur la cendre du volcan, petites tâches blanches incongrues au milieu d’un univers marron-gris. Et font de cet endroit un lieu magique, inoubliable.

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Le glacier est, encore de beaux restes...
Le Glacier Est, encore de beaux restes...

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Gênée par le manque d’oxygène, Audrey est rapidement redescendue avec le guide, pendant que Vincent, miraculeusement épargné par tout problème avec l’altitude, gambadait de droite à gauche avec l’appareil photo, redescendant un peu plus tard avec le guide-assistant. Au passage, l’appareil était complètement gelé lui aussi, mais fonctionnait encore, ce qui faisait retrouver à Vincent quelques vagues réflexes professionnels profondément enfouis et lui faisait dire que les japonais avaient bien fait de ne pas utiliser des composants électroniques en gamme commerciale pour réaliser leur produit. Finalement, c’est la descente (comme toujours en fait) qui nous a tués bien plus que la montée. Une longue et interminable descente jusqu’à 3100m, bien fatigante pour les genoux. Mais à l’arrivée, enfin allongé dans sa tente, on a juste le plaisir de se dire « Bon, ça, c’est fait ».

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Toute l'equipe au complet
Toute l'équipe au complet

Vraiment, on a adoré ce passage au Kili. Pour Vincent, c’était un rêve de gosse qui se réalisait. Pour Audrey c’était une vraie (et bonne) surprise. Arrivée au sommet, elle a dit texto : « Ah mais en fait c’est pas vilain le Kilimanjaro ». Oui, en effet, c’est pas vilain. Et si vous voulez profiter des glaciers, prévoyez un créneau dans les 5 prochaines années…

Wildlife in Zambia

MAJ : incroyable, internet est bien plus efficace a Moshi, petite ville du nord au pied du Kilimandjaro qu’a Dar-Es-Salaam, la plus grande ville du pays. Du coup, mise a jour du site plus tot que prevu, tant mieux ! Avec en plus tout plein de nouveautés sur les pages biere, manuel du tour du monde et trajets en Afrique.

Parfois, on a envie de pousser un cri primaire et guttural. Et certaines fois, on a même envie de le coucher sur le papier pour décharger sa frustration. Et ça donne à peu près ça : « aaaaarghhhhh, mais c’est pas possible bon sang, on a dû se gourer sur le calendrier !! » Mais pourquoi donc au juste ? Et bien, vous ne l’aurez sûrement pas remarqué parce que vous êtes trop occupés avec la grippe A et surtout que vous n’avez aucune idée de la date à laquelle on rentre en France (le 25 octobre au cas où ça vous intéresserait) mais sur toute notre année de vacances autour du monde (non, pardon, de l’hémisphère sud) il ne nous reste plus désormais qu’un seul mois et un seul pays à visiter, la Tanzanie. Vous avez cependant le droit de nous dire que c’est bien fait, pour toutes les fois où on vous a nargués au moyen du présent site internet.

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T'es bien curieuse, toi !
T'es bien curieuse, toi !

Entre le Botswana et la Tanzanie, nous nous sommes fait une petite parenthèse zambienne, finalement plus longue que ce qu’on avait prévu au départ, et ce malgré les prix immoraux pratiqués dans le pays. C’est certes dû aux nombreuses attractions du pays, mais le fait que la Zambie est aussi immense que ses transports en commun sont médiévaux n’y est pas non plus totalement étranger. La Zambie est célèbre pour deux choses : les Victoria Falls d’une part, et de l’autre de superbes parcs nationaux où l’on a toutes les chances au monde de tomber sur des animaux plus gros (et avec plus de dents) que soi. Concernant les premières c’est déjà fait, comme vous avez pu le lire dans l’article précédent. Quant aux parcs, on a jeté notre dévolu sur le plus célèbre d’entre eux : South Luangwa, au sud-est du pays, à la frontière avec le Malawi.

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Pas une mince expédition que de s’y rendre depuis Lusaka, la capitale. Il faut d’abord compter sur 9h de bus jusqu’à la ville de Chipata, bus qui ne quitte la gare qu’une fois fait le plein… de passagers. C’est-à-dire qu’il ne part que 4h après l’heure prévue. Pour rejoindre le parc lui-même, il faut ensuite se coltiner une bonne tartine de piste poussiéreuse, rarement parcourue par des transports en commun. Coup de bol pour nous, on a réussi à s’inviter dans le véhicule d’un tour organisé, dont on a un peu beaucoup soudoyé le chauffeur. Ca nous a certes coûté plus cher que le minibus mais le voyage ne nous a pris que 5h et une seule panne mécanique au lieu de 14h, trois pannes et deux arrestations (pour seulement 150 kilomètres de trajet !) pour d’autres touristes que nous avons croisés ensuite.

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Mais une fois sur place qu’est-ce qu’on y trouve de si extraordinaire ? Et bien déjà, on y trouve une palanquée de camps de safari plus somptueux les uns que les autres. Non, nous n’avons pas gagné subitement au loto mais on a décidé de se faire un petit plaisir après tous ces mois de camping et on a passé deux jours en pension complète dans un endroit merveilleux (et qui, malgré ses 200$ par personne et par nuit pour la formule « all inclusive », était encore la moins chère de toutes les options aux environs, gargl !). Les habitations luxueuses étaient alignées le long de la rivière Luangwa, juste en bordure de parc. Ce qui fait que les animaux ne se gênaient pas pour venir visiter le camp de jour comme de nuit et qu’il n’était pas rare de voir une girafe depuis la piscine, un hippo depuis le bar ou un éléphant depuis les toilettes (est-ce que tu pourrais regarder ailleurs pendant une minute, s’il te plaît ? ça me rend un peu nerveux tes défenses, là, et ça me coupe tous mes moyens).

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Life is a beach... (subtil jeu de mot !)

Une hyene
Une hyene

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Au programme le matin, une game drive (c’est-à-dire un tour en 4×4 avec guide) ou une marche dans la savane (avec un guide ET un fusil cette fois), le soir une nouvelle game drive de nuit pour chercher tous les animaux qu’on a loupés pendant la journée. Entre les deux, farniente, sieste, repos, glande… sans oublier le restau trois étoiles… enfin, vous voyez le tableau, trop dure la vie… Ouais mais sinon, elles étaient bien ces excursions dans le parc ? Et bien on espère que nos photos parleront d’elles-mêmes. Même pour des personnes qui commencent à être un peu habituées aux safaris comme nous le sommes, il y a avait de quoi être enchanté à chaque sortie. On ne vous refait pas le topo sur les éléphants, les girafes, buffles, zèbres et autres antilopes, c’est du tout venant ça ! Mais on n’a jamais été aussi près d’un léopard, on n’a jamais vu autant de lions et encore moins en train de se nourrir.

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Jamais vu un leopard d'aussi pres : juste au dessus de la jeep !
Jamais vu un leopard d'aussi pres : juste au dessus de la jeep !

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Ames sensibles s'abstenir
Ames sensibles s'abstenir
Et toutes les lionnes vautrees a cote....
Et toutes les lionnes vautrees a cote....
Il est tout de suite plus choubidou quand il a pas la tete plongee dans les entrailles d'un buffle....
Il est tout de suite plus choubidou quand il a pas la tete plongee dans les entrailles d'un buffle....

Ca, c’était un spectacle vraiment extraordinaire. D’abord parce que voir des félins en train de déchiqueter la carcasse d’un jeune buffle est en soi assez fascinant. Mais aussi parce que leur comportement était vraiment atypique. Il se trouve que quand les lions attrapent une proie en coopération, c’est ensuite chacun pour soi. Les plus forts se nourrissent en premier et les lionceaux ne sont absolument pas prioritaires (avec coups de griffe sur le museau si nécessaire pour leur rappeler les bonnes manières). Mais cette fois-ci, il semblait que le mâle avait imposé sa loi et avait réservé la dépouille du buffle pour les petits, empêchant les 11 lionnes allongées autour d’y toucher. S’agit-il d’une nouvelle génération de papa poule ? Bon enfin bref, vous l’aurez compris, on n’a pas regretté les billets qu’on a brûlés à South Luangwa.

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Un squelette d'hippopotame et un superbe modele pour donner l'echelle (pour eviter toute confusion, Audrey est a droite)

Et la une tete d'elephant, balaise aussi...
Et la une tete d'elephant, balaise aussi...
Bon allez, petit test super dur : elephant ou hippo ?
Bon allez, petit test super dur : elephant ou hippo ?

Sinon, toujours dans le chapitre observation des animaux, on a aussi vécu au Chimfunshi Wildlife Orphanage une expérience très intéressante, bien qu’à l’extrême opposé de celle de South Luangwa. A l’opposé géographiquement tout d’abord : l’orphelinat en question étant situé tout au nord du pays, à la frontière avec l’ex-Zaïre. A l’opposé au niveau touristique ensuite : nous n’étions là-bas que les deux seuls visiteurs. A l’opposé enfin parce que les animaux qu’on y voyait n’étaient malheureusement pas en liberté. Mais alors pourquoi être allés si loin (au passage, un nouveau grand merci à Jean-Luc et Olga qui nous ont prêté leur 4×4 perso pendant trois jours pour qu’on puisse s’y rendre) pour voir des animaux en cage ou, au mieux, parqués dans de grands enclos ? Parce que les résidents de Chimfunshi sont des animaux qu’on rencontre assez peu fréquemment : des chimpanzés !

En arriere plan Billie l'hippopotame de compagnie
En arriere plan Billie l'hippopotame de compagnie

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Ca baille derriere ...
Ca baille derriere ...

Il n’y a pas de chimpanzés à l’état sauvage en Zambie. Et il n’y en aura d’ailleurs bientôt plus du tout dans le monde tout court. Tués pour leur viande au RDC, chassés ailleurs pour servir de sujets d’expérience pour les laboratoires, ou bien encore vendus à des cirques ou des zoos, leur population ne cesse de diminuer. Par hasard, deux anglais installés dans cette région reculée du nord de la Zambie ont recueilli un jour un très jeune chimpanzé blessé. Qui a survécu à ses blessures. Une chose en entraînant une autre, on leur a ensuite envoyé des primates depuis le monde entier.

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Si bien que leur sanctuaire accueille aujourd’hui 150 résidents. Le tout sans un sou du gouvernement. Le problème, c’est que ces chimpanzés sont trop habitués à l’homme. Relâchés dans la nature, même s’il parvenaient à retrouver leur habitat naturel, ils seraient immédiatement tués par les braconniers car trop peu méfiants. Du coup, ils doivent se contenter d’une semi liberté dans les grands enclos mis à leur disposition. C’est à la fois une chance pour eux, étant donné leur condition antérieure, mais c’est aussi assez triste. Et on peut vous jurer que le regard doux mais nostalgique d’un chimpanzé possède la même capacité à susciter l’empathie que celui d’un être humain…

Deja bien avance sur le chemin de l'evolution, lui !
Deja bien avance sur le chemin de l'evolution, lui !

En fait, pour vraiment profiter de notre visite sur place, on a une nouvelle fois allongé les sous et payé pour participer à la promenade du matin. Au moins on se dit que nos dollars sont partis dans les caisses d’une noble cause. L’activité consiste en fait à balader dans la forêt environnante quatre des chimpanzés qui ont bien voulu nous accompagner. Quand on marche, ils nous suivent et dès qu’on s’arrête, ils grimpent dans les arbres. Là, ils s’amusent à sauter de branches en branches avec une incroyable agilité (le fait d’avoir potentiellement quatre mains doit aider un peu). Les petits surtout sont de véritables casse-cou et on tremble pour eux à chaque fois, comme pour des enfants qui risqueraient de se rompre le cou. Eux ne s’en soucient guère et multiplient les acrobaties, se servant d’une liane comme d’une balançoire ou d’une branche souple comme d’un tremplin, descendant en glissant sur les troncs comme on pourrait le faire sur une rampe d’escalier.

Tranquille la vie...
Tranquille la vie...

Mais ce qui est vraiment merveilleux, c’est de les voir réclamer qu’on les prenne dans nos bras quand on passe d’un endroit à l’autre. Exactement de la même façon qu’un jeune enfant, ils viennent vers nous avec de grands yeux humides, les bras tendus vers notre cou. Même si on n’en avait pas envie (et c’est plutôt exactement l’inverse) on ne saurait résister à cette impérieuse demande. Sitôt qu’on a accepté (ne jamais dire « oui » trop vite à un chimpanzé), les singes grimpent agilement dans nos bras, s’installent sur le côté ou même, si on les y invite, sur nos épaules, les mains posées sur le sommet du crâne. Enfin sur les épaules, c’est seulement pour les plus petits. La plus grosse femelle pesait 25 kilos ! Seul Vincent a accepté de la prendre sur son dos, et c’était déjà suffisamment lourd comme ça. Audrey, elle, devait gérer les deux plus jeunes en même temps, l’un dans les bras, l’autre sur les épaules, passant son temps à lui mettre les mains sur les yeux.

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Malheureusement, nous n’avons pas de photos pour illustrer cette expérience mémorable car on nous a bien fait comprendre qu’on ne reverrait jamais notre appareil si on décidait de rentrer dans l’enclos avec. A l’âge adulte, un chimpanzé est environ 4 fois plus fort qu’un être humain. Et est assez joueur avec ça, bien qu’incapable d’apprécier la haute technologie japonaise à sa juste valeur…

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La petite main d'un vervet monkey dans celle d'Audrey
Mais qu'est-ce-que tu regardes toi ?
Mais qu'est-ce-que tu regardes toi ?

Voilà, nous aurions dû poster cet article depuis la Zambie mais, les choses étant ce qu’elles sont, nous n’avons pas réussi à trouver d’internet correct avant notre arrivée à Dar-Es-Salaam, en Tanzanie. Tanzanie qu’on a rejoint par train (pour changer du bus) après un tout petit voyage de 1800km et de trois jours et deux nuits. Heureusement qu’on s’était procuré de très bons livres avant d’embarquer…