Etosha

Wahou, déjà le deuxième article depuis la Namibie. Peu de temps passé depuis la dernière fois mais tellement de choses à raconter. Des choses pas toujours illustrables avec de jolies photos malheureusement, donc on a décidé d’égayer un peu l’article avec quelques « shots » (yep, on possède le jargon désormais) en provenance du parc d’Etosha. Voilà, ça n’a pas de rapport direct avec le schmilblick mais ça vous permettra au moins de vous reposer les yeux entre deux gros blocs de textes !

DSC_2924
On commence avec les zèbres car ce sont quand même les animaux les plus photogéniques
DSC_2968
Gros plan sur les fesses...

DSC_2965

On essaye de profiter au maximum du temps qui nous reste, sachant qu’on n’a plus désormais devant nous que deux mois de voyage. C’est-à-dire tout juste un sixième de notre année sabbatique, ou encore la moitié d’un tiers, ou même les deux tiers d’un quart, bref, vraiment pas grand chose. On pourrait vous offrir le plus beau poncif du jour en écrivant une phrase du genre « Le temps file à une vitesse incroyable » mais et d’une, ce n’est (presque) pas le genre de la maison, et de deux, on a vécu suffisamment de looooongues journées ces derniers temps pour pouvoir affirmer le contraire.

DSC_3312
Springboks

DSC_2946

Mais reprenons les choses dans l’ordre. La dernière fois que nous avons mis ce blog à jour, nous étions encore sur la côte, à Swakopmund, encore jeunes, fous et insouciants à l’approche du drame à l’horreur sans nom, qui se préparait dans les coulisses d’une tragédie à la conclusion forcément malheureuse (ta-ta-tin !). On pratiquait une fois de plus (remember Pérou) le sandboard sur les dunes des environs, dont la hauteur et les pentes abruptes permettent d’atteindre des vitesses peu raisonnables de plus de 70km/h en bas de descente. Records certifiés conformes par les organisateurs qui avaient apportés avec eux un radar de police pour nous contrôler (le record ultime étant établi à 82km/h). L’engin nécessaire pour descendre aussi vite est assez basique : en fait une simple planche de contre-plaqué sur laquelle on s’allonge tête en avant, avec de la graisse de gnou étalée dessous. Autant dire que c’est éminemment peu contrôlable et vachement générateur de belles gamelles. Vincent se tâte encore (au sens propre comme au figuré) pour savoir s’il s’est cassé, ou juste fêlé, une côte dans l’opération. De toute façon ce n’est pas trop grave, on ne pourrait rien y faire d’autre qu’attendre que ça guérisse.

IMG_8858
Allez, on se lance !

Mais un soir qu’on rentrait gaiement dans notre camping, voilà que la température de la voiture se met à grimper brusquement au delà de tout niveau raisonnable et que le moteur se met à nous insulter dans sa langue sans subtilité, en allumant tous les voyants d’un coup. Bien que fort peu portés sur la mécanique, on a soupçonné que ça voulait dire que quelque chose ne tournait pas rond. De toute façon, 30 secondes plus tard le moteur se coupait pour de bon et nous laissait en rade au milieu d’un faubourg lugubre, à deux kilomètres de notre camp. Sachant qu’il vaut mieux dans l’absolu éviter de traîner dehors le soir (pour tout dire, on a même interdiction formelle de conduire la nuit), on riait plutôt jaune à cette bonne blague. Après plusieurs essais pour le redémarrer à coups de pompe, le moteur a consenti à mourir quelques centaine de mètres plus loin, pour qu’on n’ait plus qu’à pousser le van jusqu’à notre emplacement.

DSC_3183

Une fois en sécurité, on a ouvert le capot pour vérifier les niveaux, pour découvrir avec consternation que le radiateur ne contenait absolument plus un seul millilitre d’eau. Là ça craint, il doit y avoir une fuite quelque part ! Mais on remet le problème au lendemain, la nuit portant conseil. Au matin, on remplit le réservoir d’eau, pas de fuite apparente, le moteur repart, on décide donc d’appeler le proprio de la caisse pour décider de la conduite à tenir. Celui-ci nous demande de faire un détour par Windhoek, la capitale, histoire de faire un contrôle de tout ça. On n’avait pas du tout prévu de passer par là, c’est ballot. Même si on peut deviner que ça ne faisait pas partie de vos destinations privilégiées pour les années à venir, on vous le dit quand même : n’allez pas à Windhoek ! Si on devait lui donner un titre de « plus quelque chose », ce serait la capitale « la plus sans intérêt of da whole universe ». Seulement voilà, 350 kilomètres à faire sur une route chaude comme une baraque à frites, ça n’a pas du arranger nos affaires. Ou alors le moteur du van est taquin. Toujours est-il qu’on a eu le droit à un remake façon sapin de noël des petites loupiottes s’allumant sur le tableau de bord, avant que le moteur ne meure pour de bon, dans un « prshouuut » sans gloire, sans même une petite émission de fumée pour faire bon genre.

DSC_3215

Évidemment, on était loin de toute agglomération, ce qui arrive en fait très souvent en Namibie (c’est-à-dire partout en dehors de Windhoek). Comme il se doit, le portable ne captait pas, ça aurait été trop facile pour appeler les secours. Et il faut savoir qu’ici, les automobilistes répugnent à s’arrêter pour vous aider, dans la crainte d’un piège pour les détrousser. Du coup, alors que la nuit commençait à tomber, la situation était loin d’être super évidente à gérer. Heureusement, en marchant un petit quart d’heure vers la butte la plus proche, on a été capable de faire apparaître une brique sur le portable et de réussir difficilement à appeler la cavalerie à la rescousse.

Le mécano (c’est-à-dire la cavalerie en question) qui arriva peu de temps après dans sa vieille jeep, était un phénomène, une gueule, un vrai personnage de film (ou de BD). Casper Du Plessis (c’était vraiment son nom) clope au bec, les bras couverts de cambouis, un vieux T-shirt Road 66 délavé sur les épaules, portait partout sur sa personne l’écriteau « mécanicien vivant au fin fond de nulle part ». Il possédait en plus un sourire plein de malice à la John Wayne, qui donnait plus envie de rire que de pleurer sur notre accident. Il inspecta le moteur, vérifia deux ou trois connexions puis nous annonça « no more compression, the car is fucked up, hope you will enjoy your holidays in Usakos » avec un tel détachement qu’on a pris la nouvelle avec bonne humeur. Le gars nous a quand même fourni un super hébergement dans une « ville » (le Usakos en question) qui n’avait sûrement pas dû voir un seul étranger depuis la visite des missionnaires allemands au début du siècle dernier…

DSC_3131
Impalas sur fond d'éléphants... ou l'inverse

DSC_3114

Finalement, la compagnie de location nous a arrangé un remorquage jusqu’à Windhoek, où les pièces détachées sont plus faciles à trouver (au passage, le diagnostic était : courroie de transmission coupée net). Mais là encore c’était assez folklorique (n’oublions pas que nous sommes en Afrique). La dépanneuse était conduite par deux jeunes jackys pure souche qui n’auraient pas dépareillé dans les rues de Lens (oui, c’est toujours sur le Pas-de-Calais que ça tombe, c’est moche mais c’est comme ça). En plus d’accrocher notre voiture avec trois bouts de ficelle coupés à l’aide de notre couteau de cuisine (authentique), Starsky et Hutch n’avaient pas prévu de sièges pour nous emmener avec eux ! Alors où va-t-on voyager ? Et bien dans le très petit espace situé dans la cabine de leur pick-up, juste derrière leurs sièges. Quand on dit petit, c’est qu’on devait entremêler nos jambes pour pouvoir tenir dedans face à face, à même le sol, dans un endroit où les épaules de Vincent tenaient tout juste en largeur (et tout ceux qui ont fait des vannes pleines d’esprit sur son tatouage savent qu’elles ne sont pourtant pas bien larges !). 250 bornes à parcourir de cette façon, vive l’aventure !

On pourrait imaginer qu’il s’agissait de la fin de l’histoire mais ça n’aurait pas été très amusant. Non, après deux jours passés à ne rien faire dans Windhoek (pléonasme) le garagiste nous a rapporté le van en nous disant que ouais, on pouvait y aller, mais que ses réparations ne tiendraient pas plus de 15 jours. Soit le temps nécessaire pour nous permettre de rejoindre tranquillement Maun, au Botswana, où on nous aurait fourni un véhicule de rechange. Seulement voilà, le brave homme devait compter en temps namibien car les 15 jours en questions se sont finalement trouvés réduits à 4. Mais ne brûlons pas les étapes…

DSC_3059
Un honey badger (ratel en francais) un des animaux les plus féroces d'Afrique (sans rire !) en train... de faire les poubelles !
DSC_3061
Il met du cœur à l'ouvrage

On est donc partis plein d’espoir vers le magnifique parc national d’Etosha, dans le nord de la Namibie, tout heureux d’avoir récupéré notre van. C’est qu’il s’agissait en fait quasiment du dernier safari qu’on pouvait faire par nous-mêmes. Au Botswana, on aura besoin d’un 4×4 (et notre van actuel ne supporte même pas un peu de sable) et en Tanzanie, on n’aura plus de voiture tout court. Bref, c’était bien d’avoir récupéré le van à temps. On avait prévu d’y passer au moins trois journées entières, voire plus suivant la quantité d’animaux qu’on allait y voir. Comme d’habitude avec les parcs de la région, c’était annoncé « fully booked jusqu’en 2010, même pas en rêve tu peux venir le visiter » mais en arrivant sur place et en insistant un peu, on a réussi à avoir de la place sans trop de difficultés.

DSC_2913_2
Une jolie petite mangouste

Heureusement car c’est un des plus beaux parcs qu’on ait vus, et on commence à devenir experts sur le sujet. Non seulement le paysage est magnifique, de la superbe savane étendue autour d’un immense lac asséché, rappelant quelque peu la désolation des salars boliviens, mais en plus, la vie sauvage y est foisonnante.

Sur le "pan" d'etosha
Sur le "pan" d'Etosha

On y a observé les plus gros troupeaux de zèbres, gnous, springboks et même éléphants depuis notre arrivée sur le sol africain. Et ce n’est pas tout : il est en plus super facile d’y croiser des lions ! Pas aussi près qu’au Kgalagadi mais ça fait toujours plaisir.

DSC_3326
Pas de lions mais des éléphants qui pataugent

Et ce n’est toujours pas tout ! On y a enfin vu notre premier rhino noir, essayant de trouver sa place pour boire le soir, dans un trou d’eau squatté par une vingtaine d’éléphants. D’ailleurs on est désormais capable de répondre à cette question fondamentale : « Mais c’est qui le plus fort entre l’éléphant et le rhinocéros ? » (bon, on sait, la vraie citation c’est avec l’hippopotame mais vous n’allez pas chipoter !). On a donc vu les deux gros bestiaux s’envoyer dans les cordes juste pour le plaisir de savoir qui a la plus grosse (Corne ? Trompe ?). Au début, on a bien cru que le nombre allait avoir raison du courageux rhino. A 20 contre 1, on ne peut pas dire que les pronostics étaient vraiment en sa faveur. Mais le bestiau, loin de se démonter, a commencé par charger un des éléphanteaux qui voulait faire comme les grands et essayait de l’impressionner à en battant des oreilles (le spectacle d’un humain essayant de faire la même chose ne serait pas inintéressant non plus). Résultat, le jeune présomptueux a dû fuir piteusement, la trompe entre les jambes. Peut-être ce succès a-t-il donné des ailes au rhino, car il s’en est pris successivement à tous les membres de la horde jusqu’à ce qu’il se retrouve seul avec un grand mâle autour de la mare, signant ensuite un traité de non-agression. Belle performance !

DSC_3264_2
Hop, le premier rhino noir nocturne

DSC_3263_2

Dernier animal qu’on a pu observer en long en large et en travers à Etosha : le léopard. Au départ, tout a commencé par la découverte d’une springbok allongée sur la plus haute branche d’un arbre. Une rapide réflexion nous a conduits à penser qu’elle n’avait pas dû venir ici par ses propres moyens. D’abord parce qu’il ne doit pas être évident de grimper aux branches avec des sabots. Et surtout parce que c’est encore plus dur à faire avec le ventre ouvert et les boyaux à l’air ! La vraie question était donc : mais où est le léopard qui a fait ça ? Après plusieurs passages infructueux, on a fini par repérer le meurtrier, revenu sur les lieux de son crime pour mâchonner sa carcasse, léchant avec avidité les restes de la petite gazelle comme on sucerait une friandise. Mignon, le petit chat !

leopard
Hop, avec un petit coup de zoom sur photoshop...
DSC_3225-2
Celui-là, on est tombé dessus complètement par hasard...

Mais tout ça c’était avant le drame (tiens, comme une impression de déjà vu !). Alors qu’on se dirigeait vers l’est du parc, voilà que les mêmes symptômes vont avoir les mêmes conséquences. Les voyants qui s’allument d’un coup, le moteur qui se coupe brusquement au milieu de nulle part et bien sûr l’impossibilité totale de joindre les secours autrement qu’avec des signaux de fumée. Avec cette fois la petite variante qui empêche de sortir de sa voiture sous peine de servir de repas à un lion ou de paillasson à un éléphant un peu nerveux. Le coup de bol ce coup-ci, c’est qu’on pouvait compter sur les autres véhicules pour nous aider, vu que seuls des touristes se promènent dans le parc (donc pas de crainte d’agression). Bref, on a fait remorquer la voiture jusqu’au camp le plus proche où une nouvelle dépanneuse est venu nous séparer du van dans le quel on voyageait depuis deux mois. Triste mais nécessaire séparation.

Au revoir le van !
Et il faut ranger tout le bardas accumulé...

Au moins, on n’a pas tout perdu au change car pendant qu’il nous amène personnellement un nouveau véhicule, le proprio du van nous a installés chez la mère de sa petite copine, qui nous traite comme ses enfants en nous nourrissant à l’œil de plats plus que consistants. Peut-être même qu’on va finir par prendre des kilos ! Bref, on prend ça avec le sourire et on devrait même être capable de reprendre la route bientôt, vers le nord de la Namibie et enfin, si tout va bien, le Botswana. Mais on ne jure plus de rien tant qu’on n’y a pas enfin les pieds…

PS : Puisqu’on profite en plus honteusement, et toujours gratuitement, de l’internet de Louise, l’extrêmement gentille dame qui nous héberge, on a en plus mis à jour la carte du trajet en Namibie ainsi que la section bières.

Premier condensé de Namibie

Swakopmund est une des (très) rares villes situées sur le littoral namibien, autrement complètement désert (un total de 3 villes sur une côte d’environ 2000km de long, on doit pouvoir utiliser le terme « désert »). Normal, l’eau est glaciale et les environs sont tout sauf hospitaliers : qui voudrait s’y installer ? Elle possède un nom à consonance allemande, ce qui n’est guère étonnant vue que la Namibie fut naguère une colonie teutonne. Nous y sommes arrivés après avoir traversé la moitié sud du pays, pas vraiment une mince affaire vu la taille du dit pays et le fait que peu (trop peu) de routes soient goudronnées. Mais ça nous fait du bien de retrouver la civilisation, en même temps que la mer, après des semaines passées dans le désert, que ce soit en Namibie ou en Afrique du Sud.

DSC_2282
Bon, c'est par où la route ?

Dans le dernier article, on vous avait envoyé quelques photos prises lors de notre passage dans le Kalahari. On devait ensuite traverser la frontière au niveau du parc national et se diriger directement plein nord vers les fameuses dunes de Sossusvlei. Seulement voilà, on a comme d’habitude ouvert le guide au dernier moment et découvert qu’il existait dans le sud du pays un canyon a priori pas vilain et qui vaudrait quelque peu la comparaison avec LE Grand Canyon amerloque. Ni une, ni deux, mais 500 kilomètres plus loin à travers les paysages les plus désolés au monde, nous voilà arrivés au bord du Fish River Canyon. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on n’a pas eu à regretter ce détour.

DSC_2408
Apres mûre reflexion, ca se passe de commentaire...

Les mots nous manquent (et c’est suffisamment peu fréquent pour être signalé) pour décrire le paysage qu’on peut admirer depuis les bords du précipice. Majestueux, grandiose… Pour reprendre les mots de Mr Powell, un des pionniers qui ont découvert le Grand Canyon, c’est « too vast, too grand for description ». Le canyon est bien moins profond (550m) que son illustre confrère américain et il est possible de voir la rivière, ou plutôt ce qu’il en reste en cette période sèche, refléter la lumière du soleil dans le fond. Par contre, en ce qui concerne la largeur, le canyon de la Fish River n’a pas grand chose à envier à quelque autre formation géologique. L’autre rive semble perdue loin à l’horizon. Entre les deux, c’est un chaos de pitons, de falaises et de formations rocheuses aux formes étranges. Qui plus est, l’éloignement limite le nombre de touristes : aucun bus de chinois bruyants pour vous empêcher de profiter du coucher de soleil en toute sérénité.

DSC_2385

DSC_2399

Au bord du vide...
Au bord du vide...

DSC_2428

DSC_2435

On n’a pas fait non plus que l’admirer d’en haut : on est allé voir par nous-mêmes à quoi ressemblait le fond. Bon, Vincent a su (difficilement) résister à l’appel du trek de 5 jours de long qui parcourt le canyon sur toute sa longueur. C’est qu’on a d’autres choses à voir en Namibie et que, même sur un an de voyage, le temps est limité. On s’est contenté de remonter la vallée au cours d’une petite marche qui nous a permis de découvrir des paysages superbement désolés. Bien qu’il y ait ici un peu d’eau, la vie est rare et on se sent très rapidement perdus en plein désert. Trop chaud par ici, on n’a qu’une envie, se mettre à l’eau ! Oui mais voilà, où ? Et bien justement, dans une oasis juste à côté, un centre thermal a été aménagé, dont la présence est aussi incongrue dans cet univers minéral qu’une chanson de Brassens dans la bouche de Beyonce. Néanmoins, profiter du luxe des installations thermales et des bains bouillants (et bouillonnants), ça n’a pas de prix ! Ou plutôt si, juste celui du camping adjacent…

DSC_2335

DSC_2339

DSC_2361
L'oasis d'Ai-Ais au milieu du désert
DSC_2363
Des fois la vie, c'est vraiment trop dur...

Ceci fait, on a une nouvelle fois couvert beaucoup de distance pour rejoindre la petite « vile » de Sesriem. Sesriem n’a rien pour elle si ce n’est d’être le point de passage obligé pour aller visiter les fameuses dunes de sable du désert du Namib. Il y a des gens qui ne viennent en Namibie que pour admirer ces dunes ! Ce doit être les mêmes qui achètent des « tours de l’Europe en une semaine »…

DSC_2518

Ouais, ca valait le coup de se lever a 4h du mat'
Ouais, ça valait le coup de se lever a 4h du mat'
Audrey porte encore son coupe-vent mais dans moins d'une heure, on n'aura plus qu'une envie : tout enlever !
Audrey porte encore son coupe-vent mais dans moins d'une heure, on n'aura plus qu'une envie : tout enlever !

On ne peut pas leur donner totalement tort non plus car le spectacle des rangées de dunes parallèles au soleil levant vaut son pesant d’or (en fait, on verra plus loin que ce n’est malheureusement pas qu’une façon de parler). Le sable passe par toute une incroyable série de couleurs, du rose pâle à l’orange vif, pour finir par un jaune doré de carte postale. Et ce qui est agréable, c’est que tous les touristes vont moutonner en groupe dans le même coin, laissant le calme du désert à ceux qui font l’effort de marcher un peu plus loin dans les dunes.

DSC_2525

DSC_2494

Ben la aussi, pas de mots...
Ben là aussi, pas de mots...

DSC_2499

Au delà du célèbre Sossusvlei, il y a des endroits cachés à quelques kilomètres, accessible à pied uniquement, où on peut expérimenter l’impression d’être seul au monde. On arrive sur des plaines dont la terre a littéralement cuit au soleil, entourées de dunes de 300m de haut. Bon, soit disant qu’il s’agit des plus hautes du monde mais on se souvient que les péruviens disaient la même chose du Cerro Blanco, alors on se contentera de dire que c’est trop haut pour y grimper sans y laisser un poumon. D’accord, la marche sous le cagnard brûlant est une des plus dures qu’on ait jamais faites si on la ramène à sa durée. On a chacun perdu trois litres d’eau partie en sueur. Mais profiter seuls d’un terrain de jeu de pareil, ça vous laisse des souvenirs inoubliables.

Plus marrant a descendre qu'a monter !
Plus marrant à descendre qu'à monter !

DSC_2537

Les arbres en bas donnent bien l'echelle
Les arbres en bas donnent bien l'échelle
La dune 45, la plus visitee et pas la plus vilaine, il faut le dire...
La dune 45, la plus visitée et pas la plus vilaine, il faut le dire...

DSC_2572

DSC_2579

Le hidden vlei, un endroit qui porte bien son nom, loin des foules
Le hidden vlei, un endroit qui porte bien son nom, loin des foules

Pour revenir rapidement sur le fait que les namibiens ont bien compris que touriste rime avec pompe à fric, il faut parler du camping de Sesriem. En fait, si on veut pouvoir franchir les barrières du parc avant le lever de soleil et profiter de celui-ci depuis les dunes, on est OBLIGE de dormir dans le dit camping, ou dans une des lodges adjacentes. L’endroit est donc toujours surbooké mais fidèles à notre habitude, on est arrivé sans réserver. On a tchatché un veilleur de nuit dubitatif quant à notre réservation perdue, mangée par un lion borgne, et notre pneu crevé, grignoté par des rock dassies, qui nous aurait mis en retard, jusqu’à ce que celui-ci nous ouvre la grille avec une certaine désapprobation. Le lendemain, en honnêtes petits français que nous sommes, on est quand même passé à la réception régler la note pour la nuit. Ben on aurait mieux fait de filer à l’anglaise : 600 dollars namibiens la nuit en camping ! Soit 55 euros pour un coin de sable à côté des douches. En fait on a compris le pourquoi de la chose : pour être sûrs d’avoir un « plus quelque chose », les gens de Sesriem ont multiplié leurs tarifs par 5 pour devenir le camping le plus cher du monde, élémentaire mon cher Watson !

DSC_2598

DSC_2627

DSC_2638
Le tout petit point au centre, c'est bien Audrey !
Le death vlei, un endroit bien nomme lui aussi
Le death vlei, un endroit bien nommé lui aussi

DSC_2686

DSC_2705

D’autant plus vilain si on le compare avec le plus (encore un « plus ») extraordinaire camping dans lequel on ait jamais dormi, juste au pied des montagnes de Naukluft. Cet endroit proposait un concept unique, ou du moins tout nouveau pour nous. Chaque emplacement possédait en effet son propre bloc sanitaire. C’était déjà surprenant mais ça n’aurait été qu’anecdotique sans le fait que chaque emplacement était situé à au moins 100m de l’emplacement voisin ! C’est ça de posséder des propriétés de plusieurs centaines (voire milliers) d’hectares, on peut se permettre ce genre de luxe ! D’ailleurs, la réception proposait gratuitement plusieurs treks à faire dans l’enceinte de la propriété : l’un d’eux faisait pas moins de 21km de long, imaginez la taille du truc ! Évidemment dans ces conditions, on a vraiment l’impression de camper en plein milieu de la nature, loin de toute civilisation (ce qui n’est d’ailleurs pas vraiment faux).

Oui, tout ca, c'est notre emplacement...
Oui, tout ça, c'est notre emplacement...

DSC_2745

Le lendemain, gros trek de 7h de long dans les montagnes toutes proches. On a découvert qu’il pouvait y avoir de l’eau en Namibie puisqu’on a remonté et descendu deux petits canyons au milieu desquels coulaient de jolis ruisseaux formant cascades et bassins, où on pouvait même se baigner. Un paysage idyllique d’autant pus surprenant que, dès qu’on quittait les vallées, on arrivait sur des plateaux secs où, sans vent, on aurait suffoqué sous la chaleur. Une marche très dure mais qui nous a permis de voir nos premiers klipspringers, des petites antilopes encore plus agiles que nos chamois. Évidement, il n’y a que des français pour s’infliger des trucs pareils et on était encore bien loin des foules, ce qu’on apprécie toujours plus.

DSC_2787

DSC_2805

La vallee de la Naukluft
La vallée de la Naukluft

DSC_2838

DSC_2859

Un petit klipspringer
Un petit klipspringer
Les rock dassies dont on parlait plus haut, des petites marmottes en plus joufflu
Les rock dassies dont on parlait plus haut, des petites marmottes en plus joufflu
Il parait que cet animal est le plus proche cousin de l'elephant. Certains scientifiques devraient arreter la drogue...
Il paraît que cet animal est le plus proche cousin de l'elephant. Certains scientifiques devraient arrêter la drogue...

La suite du programme n’est pas très claire mais il est certain qu’elle inclura le parc national d’Etosha, où il nous reste plein d’animaux à voir. On n’est pas encore blasés et il nous manque encore les rhinos noirs à rajouter à notre liste, qui commence pourtant à être longue. Bonne canicule à vous, nous on peut vous dire que même si on est en plein hiver, on est bien content d’avoir la clim’ dans la voiture pendant la journée !

…et 10 de der !

Yeeebo !

Ce petit mot rapide depuis le fin fond du désert namibien pour vous dire qu’on n’oublie pas le blog mais qu’Internet est ici suffisamment rare pour que le prochain article complet sur la Namibie attende encore un peu.

On voulait juste signaler par ce petit article (et ce titre) qu’on a fêté le 18 août dernier notre journée des 10 : 10 ans que nous sommes ensemble tous les deux et également 10 mois de mariage. Yeah ! On a passé la frontière namibienne ce jour-là pour souffler nos bougies au fin fond du désert (à Karasburg précisément), sous la pluie qui plus est ! Si ce n’était pas une journée exceptionnelle !

Histoire de ne pas vous laisser sans rien, on vous rajoute quelques photos prises dans le parc du Kgalagadi, le dernier qu’on a visité en Afrique du Sud. Beaucoup (beaucoup !) de route pour s’y rendre, des journées fatigantes à suer toute l’eau de son corps par une chaleur intenable mais a l’arrivée un spectacle animalier formidable. Une de nos plus belles expériences dans ce pays avec le Kruger ! Et pourtant, on en a fait quelques uns, des parcs…

DSC_1931

Ouais, on etait vraiment pas loin cette fois ! (double verification que les vitres etaient bien fermees)
Ouais, on n'était vraiment pas loin cette fois ! (double vérification que les vitres etaient bien fermées)

DSC_1988b

Et ouais, la lionne n'etait pas seule ! Il est pas trop chou lui ?
Et ouais, la lionne n'était pas seule ! Il est pas trop chou lui ?
Bon d'accord ils sont un peu plus loin que la lionne mais ce sont les tout premiers guepards que l'on observe (une mere et deux jeunes)
Bon d'accord ils sont un peu plus loin que la lionne mais ce sont les tout premiers guépards que l'on observe (une mère et deux jeunes)
Et un oryx pour finir, parce que c'est quand meme la plus belle de toutes les antilopes
Et un oryx pour finir, parce que c'est quand même la plus belle de toutes les antilopes
Allez, encore un avec un copain cete fois
Allez, encore un avec un copain cette fois