Atacama, Uyuni et Altiplano bolivien

On ne peut imaginer deux lieux plus différents que Chiloé et l’Atacama, tout au nord du Chili, à la frontière de la Bolivie et de l’Argentine. On a beau être dans le même pays, les distances inimaginables pour nous autres européens font qu’on peut trouver dans ce pays à la fois les paysages les plus riants et les déserts les plus secs (4mm de précipitations annuelles, c’est tout dire).

L'église de San pedro, aux poutres en bois de cactus
L'église de San pedro, aux poutres en bois de cactus
Le volcan au cône parfait qui domine San Pedro
Le volcan au cône parfait qui domine San Pedro
Non, on n'a pas retouché les couleurs
Non, on n'a pas retouché les couleurs

Nous venons de passer une semaine à San Pedro de Atacama et surtout dans ses environs à savoir… l’altiplano bolivien ! La ville de San Pedro, oasis perdue au milieu du désert, est devenue une destination touristique phare, entre autres grâce à ses lacs salés où l’on flotte sans bouger le petit doigt et son très intéressant ensemble de geysers situé à 4200m de haut (ce qui permet aux chiliens de se prévaloir d’un nouveau record bidon : le plus haut champ de geyser au monde ! Super !).

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Le lac de Cejar, 33% de sel dans l'eau, forcément, ça flotte...
Le lac de Cejar, 33% de sel dans l'eau, forcément, ça flotte...

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Le champ de geysers d'El Tatio au petit matin
Le champ de geysers d'El Tatio au petit matin

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Un des tours les plus fréquemment proposés par les opérateurs de San Pedro (et qui justifiait à lui seul notre venue jusqu’ici) est une excursion de 4 jours vers la ville bolivienne d’Uyuni, célèbre pour son immense salar. Pour ceux qui ont déjà oublié l’article sur le nord-ouest argentin (c’est mal ! Fouettez-vous avec des orties fraîches !) rappelons qu’un salar est une immense étendue plate de sel, située en altitude et donc entourée de montagnes dans notre cas.

Nos compagnons de route et nouveaux potes sur cette photo trop bien cadrée : James, Hayley, Sophie et Maxime
Nos compagnons de route et nouveaux potes sur cette photo trop bien cadrée : James, Hayley, Sophie et Maxime

Entre San Pedro et Uyuni, il faut subir un peu plus de deux jours de piste en 4×4 à travers les étendues inhospitalières de l’altiplano. Heureusement les pistes sont d’assez bonne qualité, c’est sûr que ce n’est pas la pluie qui risque d’abîmer les routes. On évolue à des altitudes comprises entre 4200 et 4800m, une paille quoi pour les voyageurs super acclimatés que nous sommes devenus (ou pas). A première vue, le voyageur qui s’aventure sur ces hauts plateaux n’apercevra que cailloux et montagnes, mais rapidement il découvrira que la vie existe aussi ici. Des lacs aux couleurs irréelles abritent de nombreux flamands roses tandis qu’il n’est pas rare de croiser quelques vigognes errant en quête d’une herbe plus que rare.

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A l'aller, les montagnes étaient encore couverte de neige.
A l'aller, les montagnes étaient encore couverte de neige.Ouais, la vie pour les plantes du coin n'est pas une sinécure

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Ouais, la vie pour les plantes du coin n'est pas une sinécure
Ouais, la vie pour les plantes du coin n'est pas une sinécure

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Une vigogne au bord de la Laguna Colorada
Une vigogne au bord de la Laguna Colorada

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Des flamants pas encore roses : ce sont des jeunes
Des flamants pas encore roses : ce sont des jeunes
Les parents qui montrent l'exemple aux jeunes
Les parents qui montrent l'exemple aux jeunes

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Aaaaah les lacs boliviens, à eux seuls ils pourraient justifier l’expédition. Essayez d’imaginer des petits joyaux aux couleurs vives, bleus, verts ou même rouges, insérés dans un décor de montagnes pelées, présentant elles-mêmes des rayures rouges et blanches dues aux minéraux qui les composent. Et sur ces lacs de minuscules points roses se déplaçant gracieusement sur des pattes élancées : les flamants qu’on trouve ici par centaines… Ou alors regardez les photos, c’est plus simple… Mais vous aurez encore une pâle idée de l’expérience qu’on a vécue. Ces paysages ne semblent pas terrestres.

La Laguna Verde, qui porte plus que bien son nom
La Laguna Verde, qui porte plus que bien son nom
La Laguna Bianca
La Laguna Blanca
Toujours la Laguna Blanca
Toujours la Laguna Blanca

Pour ajouter à l’intérêt de la chose, il faut préciser aussi que toute la zone est volcanique. Outre les hauts volcans fumant à l’horizon, on a retrouvé des geysers, qui étaient plus ici des marmites de boue bouillonnante, et des sources d’eau chaude à 38°C, idéales pour se baigner quand l’air extérieur incite plutôt à sortir les doudounes (il faisait si froid les matins que la buée gelait à l’intérieur des vitres de la voiture) ! Et puis entre deux lacs, l’altiplano n’est jamais monotone. Les routes caillouteuses sont en fait bordées de rochers aux formes plus étranges les unes que les autres, résultat du travail du vent.

La baignade à 4200m d'altitude... mais dans une eau à 38°C !
La baignade à 4200m d'altitude... mais dans une eau à 38°C !
Les marmites de boue boliviennes
Les marmites de boue boliviennes
C'est pas magique ça ?
C'est pas magique ça ?
L'arbre de pierre
L'arbre de pierre
Ouais, on a bien crevé ! Heureusement Edgar, notre chauffeur, était un sacré bricoleur.
Ouais, on a bien crevé ! Heureusement Edgar, notre chauffeur, était un sacré bricoleur.
Le cactus cardone, l'ami d'Audrey
Le cactus cardone, l'ami d'Audrey
Petit calcul : à raison d'une pousse de 1 cm par an, quel est l'âge de ce vénérable cactus ?
Petit calcul : à raison d'une pousse de 1 cm par an, quel est l'âge de ce vénérable cactus ?
Au cimetière de locomotives d'Uyuni
Au cimetière de locomotives d'Uyuni

Enfin il nous faut parler du salar lui-même : la taille de celui d’Uyuni n’est en rien comparable avec les salines qu’on a pu voir côté argentin, si proche à vol d’oiseau et pourtant si loin. C’est si grand qu’on aperçoit à peine les montagnes qui l’entourent se détacher sur l’horizon. Il vaut mieux les voir cependant car elles sont les seuls guides des chauffeurs à travers ce plateau au blanc éblouissant. Une précision : si l’Atacama et l’altiplano sont des régions archi-sèches (comme les chaussettes de l’archiduchesse), ce n’est pas le cas du salar. En fait on était en pleine saison des pluies et on a failli ne rien voir du paysage (vilain crachin dans la matinée). Heureusement pour nous, cet inconvénient s’est transformé en chance incroyable : la fine pellicule d’eau qui recouvrait le sel est devenue un miroir étincelant avec l’apparition du soleil, donnant encore plus de magie au lieu. Une sensation d’infini face à ces paysages inoubliables…

Le retour des super photos truquées sur le salar
Le retour des super photos truquées sur le salar

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Le retour à San Pedro fut long et fatiguant (lever à 4h du mat’ et nombreuses heures de route pour arriver en temps et en heure à la frontière boliviano-chilienne) mais cette petite fatigue fut plus que compensée par tout ce qu’on vécu dans ces hauteurs andines. Retour qui fut d’ailleurs suivi sans pause aucune par un non moins long mais bien moins fatiguant (vive la classe premium où l’on peut incliner son siège à 180°) voyage de 24h jusqu’à Santiago, la capitale chilienne. Dans désormais très peu de temps, nous quitterons ce continent américain parcouru pendant 4 mois, d’abord pour l’île de Pâques puis pour la Polynésie française. Et nous abandonnerons avec tristesse les rudiments d’espagnol qu’on commençait juste à maîtriser. Mais bon, ce n’est pas la plus moche partie du voyage qui semble se dessiner devant nous 😀

Le poste frontière, un poil perdu au milieu de nulle part
Le poste frontière, un poil perdu au milieu de nulle part
La route du retour
La route du retour
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