Rugby : Australie vs France

Allez, une fois n’est pas coutume, je prends la plume (Audrey) pour vous dire de ne pas louper le match de rugby Australie vs France si vous n’avez rien d’autre a faire samedi (27 juin) de 12h a 14h et si vous avez Canal+.

Vous aurez peut-être la chance de nous apercevoir…  Nous, on aura juste la chance d’y être en vrai !

Promis, on va essayer de mettre quelques photos des plus grands supporters de la France !

PS :  En attendant, on a enfin créé une page reprenant tous nos trajets en Océanie, dont ceux en Australie.

Mise a jour depuis l’Afrique du Sud : Et ouais, on est toujours en vie et on profite d’un court passage sur Internet pour poster ces quelques photos d’avant et apres match. Tchuss…

Avant le match : on y croit encore...
Avant le match : on y croit encore...
Dans les tribunes
Dans les tribunes
Une des rares incursions francaises en terre australienne
Une des rares incursions francaises en terre australienne
La defaite est dure a avaler...
La defaite est dure a avaler...

PPS : nouvelle mise a jour, cette fois de la page toi aussi pars autour du monde avec les donnees sur l’Australie. Et en plus, pour ceux qui sont sur facebook, un lien vers un groupe qui nous fait bien marrer

Du tout au tout…

Voilà c’est fait ! Fallait vraiment pas nous provoquer avec votre saison hivernale de malade mental et les annonces de chutes de neige plus délirantes les unes que les autres. On le sait bien que vous autres, en France, avez vécu un vrai hiver bien froid. Et qu’on n’était pas là pour en profiter. Du coup, on a un peu craqué, fait péter le compte en banque, chauffé la carte bleue, sorti les liasses de billets, dit merci à la boîte de Vincent pour le généreux intéressement reçu récemment et on est parti faire un truc que peu de touristes ont même jamais envisagé de faire en Australie : du ski !

Et ouais, on y est !
Et ouais, on y est !

C’est une de ces choses extraordinaires qu’on ne peut accomplir que dans quelques pays au monde (dont l’Australie en l’occurrence) : changer totalement de climat du tout au tout, en un petit vol d’à peine deux heures (couplé, il est vrai, à encore quelques heures supplémentaires de bus). Nous avons ainsi fait le grand saut entre la moiteur tropicale de Brisbane et la neige de Canberra (ou plus précisément des Snowy Mountains). En moins d’une semaine, nous sommes ainsi passés de notre plage Koh Lantha dans les Whitsundays, avec ses fonds coralliens tout droits sortis du Monde de Némo, aux pistes de Thredbo, une des plus grandes stations de ski en Australie (ce qui, on vous l’accorde, n’est pas vraiment un titre de gloire dans le petit monde de la poudreuse).

Remarque, ça a pas l'air si mal, hein ?
Remarque, ça a pas l'air si mal, hein ?

Avant de s’étendre plus longuement sur les pentes enneigées du sud de l’Australie (façon de parler) faisons juste un petit flash-back de quelques jours en arrière pour vous parler de notre dernière visite dans le Queensland : l’île de Fraser. Une visite extraordinaire elle aussi par la simple nature de ce lieu. Fraser est en effet la plus grande île de sable au monde. C’est-à-dire que cette île de 100km de long n’est qu’une immense dune géante posée au milieu de la mer de Tasmanie. Et pourtant, une dune entièrement recouverte de forêts, de lacs aux eaux cristallines et d’endroits plus beaux les uns que les autres. Bref, un endroit à découvrir.

Le petit lac Wabby
Le petit lac Wabby
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Les pinacles

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Mais pour partir à sa découverte justement, c’est là que le bât blesse, il faut être motorisé. Ou alors avoir devant soi pas mal de temps pour parcourir à pied les très longues distances. Comme ce n’était pas notre cas, nous avons opté pour la location d’un véhicule (comme on avait toujours notre van, on s’est donc retrouvé à louer deux bagnoles en même temps, yeah !). Et enfin comme il n’existe pas une seule route sur cette île entièrement sillonnée de pistes plus crevassées les unes que les autres, il faut obligatoirement conduire un 4×4.

Remarquez la bâche tendue a l'arrière pour tenter de se protéger de la pluie
Remarquez la bâche tendue a l'arrière pour tenter de se protéger de la pluie
Ouais, quand même, ils auraient pu nous en trouver un moins gros à l'agence...
Ouais, quand même, ils auraient pu nous en trouver un moins gros à l'agence...

On s’est donc retrouvé à conduire un de ces monstres qu’on exècre pourtant dans cette autre jungle qu’est la banlieue parisienne. Mais il faut le dire, le 4×4, une fois qu’il a retrouvé sa fonction première (à savoir passer là où aucun autre véhicule n’oserait poser ses roues) est un instrument merveilleux. Et, osera-t-on le dire ? le conduire dans les chemins défoncés de Fraser a grandement contribué au plaisir qu’on a eu à visiter l’île.

La plage de l'est
La plage de l'est

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L'épave du Maheno
L'épave du Maheno

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Évidemment, aucun de nous deux n’avait jamais dirigé un tel engin mais la prise en main s’est révélée plus facile que prévue. Au bout de quelques heures, Vincent commençait déjà à avoir des velléités de dépasser le 20km/h sur les pistes, au grand désespoir de sa passagère dont le menu postérieur a souffert. On a donc finalement parcouru une bonne part de l’île. D’abord la côte est, où la seule « route » disponible est encore une fois la plage (exactement comme à la 90 Mile Beach en NZ). Plage au bord de laquelle on a campé le soir, absolument seuls au monde une fois de plus. Puis la partie sud de l’île et ses forêts denses, comptant des magnifiques eucalyptus de plus de 60m de haut aux troncs enserrées dans les lianes.

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Mais surtout, les stars de l’île, ce sont ses lacs. Grâce à tout un tas de phénomènes physiques passionnants dont vous vous ferez un plaisir d’aller voir le détail sur Wikipédia si jamais ça vous intéresse, il se trouve qu’il est possible d’avoir des lacs permanents posés au milieu des dunes. Les lacs en question (et les quelques ruisseaux de l’île) ne sont alimentés que par l’eau de pluie et possèdent du coup des eaux incroyablement transparentes. Sans mentir, s’il n’y avait pas de courant dans certains ruisseaux, on pourrait croire qu’ils sont à sec tellement le fond en est visible ! Les lacs sont, eux, bordées de plages de sable fin et présentent sur leurs rives les plus beaux dégradés de bleu possible. Il manquait juste parfois un peu de soleil quand on y était pour compléter la carte postale.

Eli Creek
Eli Creek

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Oooooh, il fait des petits pâtés, le Vincent !
Oooooh, il fait des petits pâtés, le Vincent !

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Les bords du lac MacKenzie
Les bords du lac MacKenzie

Mais revenons maintenant à notre premier sujet : le ski à Thredbo. La station est située sur les flancs du Kosciuszko, le plus haut sommet d’Australie qui culmine à l’exceptionnelle altitude de … 2228m ! C’est sûr que ça n’a pas la classe de nos Alpes, ni même, pour aller chercher une comparaison plus proche, des Alpes NZ et du Mont Cook. Ici, pas de pics acérés, de glaciers ni de vallées profondes. Le paysage ressemblerait plutôt aux Vosges qu’on aurait bizarrement décidé de reboiser avec des eucalyptus (Hein, c’est vrai ça ? Qui parmi vous peut se targuer d’avoir déjà skié au milieu des eucalyptus ?). Et à la place des chocards, on aurait mis des perroquets multicolores (effet assez saisissant avec la blancheur de la neige). Ne manquent que les koalas pour halluciner complètement…

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Ici, vous l’aurez compris, ce n’est pas les Trois Vallées. Quoique… Si on se penche sur le prix du forfait journalier, on découvre qu’on n’en est pas si éloigné (60 euros la journée, et pire, 37 euros les deux heures de ski en fin de journée !). Il faut le dire, le ski en Australie, c’est grave l’arnaque, et on comprend mieux pourquoi un aussie nous avait dit qu’il leur revenait moins cher de faire l’aller-retour vers la NZ plutôt que d’aller dans leur propre pays. Néanmoins Thredbo possède quelques atouts, en particulier quelques pistes qui nous ont agréablement surpris : 400 à 500m de dénivelé, c’est plutôt pas si mal. Et puis il y a un peu de pente (plus qu’aux Saisies en tout cas 😀 )… Quant à la neige, bon, il n’y en avait assez que pour ouvrir quelques pistes, pas bien épaisse, plutôt dure le matin et molle le soir mais on nous a dit en ville qu’on était super chanceux d’en avoir autant à cette période de l’année, alors bon, on s’en contente tout à fait.

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Donc vous allez nous dire : cher, pas bien grand, pas de poudreuse, c’était tout pourri alors ? Et bien non, pas du tout ! On s’est vraiment éclaté sur les pistes. On a vite retrouvé nos bonnes sensations et, dieu de dieu, ça nous a vraiment fait du bien, ces deux journées de ski ! Franchement, cette petite parenthèse à la neige restera un super souvenir. Le dernier stop en Australie, c’est désormais Sydney où on passe 4 jours avant d’attaquer la dernière partie de notre voyage : 4 mois en Afrique australe en commençant par l’Afrique du Sud.

PS : et en plus, on a rajouté des shava-shava en tenue de ski

Merci, merci…

Aujourd’hui, nous procédons à une mise à jour qui, pour être modeste, n’en est pas moins absolument nécessaire. Nous voulions en effet partager avec vous deux superbes cadeaux qu’Audrey a reçu pour son trentième anniversaire.

Tout d’abord une splendide imitation d’une certaine chorégraphie dans les rues de Bruxelles. Notons qu’il y quand même encore un peu de travail à fournir (surtout pour le grand, là, à droite) et que les danseurs avaient visiblement honte de leurs actes vus qu’ils avancent masqués devant le Manneken Piss. Vraiment ça nous a bien fait marrer.

Ensuite un nouvelle photo de la part de nos deux photo-monteurs préférés. Regardez-moi ce souci du détail avec le petit gâteau et la carte de remerciement du mariage ! Du grand art…

Vraiment merci à vous deux...
Vraiment merci à vous deux...

Merci à vous, vraiment !

PS : et comme un bonheur n’arrive jamais seul (hem) Vincent en profite pour enfin faire la mise à jour de sa page bière en y ajoutant la section australienne.

Et ouais, 30 ans la vieille !

Et oui Audrey vient finalement de passer ce triste cap, celui qui conduit de l’insouciante jeunesse vers l’âge adulte, à savoir l’âge des responsabilités et des soucis sans fins comme par exemple amener ses gosses à la nounou ou donner à manger aux chats en temps et en heure pour éviter qu’il ne fassent leurs griffes sur le canapé (des soucis de fou dont nous n’étions guère encore conscients il y a quelques semaines à peine), bref ce cap bien connu des 30 ans ! Et Vincent peut encore pour sa part se gausser grassement de sa douce pendant un bon mois (bouh la vieille !)

Wahou, mais en plus elle a acquis des compétences de mime !
Wahou, mais en plus elle a acquis des compétences de mime !

Au passage, le comité des « heureux trentenaires dont la bave des jeunots ne peut blanchir le plumage immaculé » tient à dire qu’il ne cautionne absolument pas cette introduction des plus douteuses !

Allez, on souffle son chauffe-plat d'anniversaire posé sur sa compote d'anniversaire (du grand standing !)
Allez, on souffle son chauffe-plat d'anniversaire posé sur sa compote d'anniversaire (du grand standing !)

Plaisanterie à part, cela nous fait bizarre d’avoir finalement atteint cette date qu’on pensait si éloignée, presque inatteignable. Quand, en Amérique du Sud, on nous demandait où on allait fêter nos anniversaires respectifs, on répondait sans trop savoir : « sans doute quelque part en Australie pour Audrey et ailleurs e Afrique du Sud pour Vincent ». Mais ça nous paraissait ne devoir jamais arriver. A l’approche du 14 juin (pour ceux qui auraient oublié, honte sur eux) nous avons commencé à nous demander dans quel endroit sympa on pourrait fêter l’événement.

Ah ouais, ca me paraît être un endroit pas trop vilain...
Ah ouais, ca me paraît être un endroit pas trop vilain...

Et on pense qu’on a fait un super bon choix. Nous sommes en effet allés passer trois jours et deux nuits de camping sur une île déserte des Whitsundays, un archipel de la côte est australienne. Pour être plus précis nous sommes allés sur une petite crique de Hook Island, loin de toute civilisation, emportant avec nous toute notre eau et nos provisions. C’était un petit plus original que le trip en voilier proposé de base et puis ça évitait le délicat problème du mal de mer.

Notre campement parfait, en bord de mer, à l'ombre des arbres...
Notre campement parfait, en bord de mer, à l'ombre des arbres...

Le coin était absolument idyllique et nous n’avons presque pas croisé âme qui vive pendant tout ce temps. On pouvait très bien s’imaginer tels Tom Hanks dans « Seul au monde ». On occupait nos journées entre plage, lecture et bien sûr snorkeling. Pour tout dire, nous étions allés faire de la plongée sur la Grande Barrière de corail au large de Cairns et nous avions été un peu déçus. Sans doute surexploité par le tourisme, le coin était bien moins poissonneux que ce qu’on avait vu en Polynésie.

En tout cas, vus de dessus, les fonds marins ont belle allure !
En tout cas, vus de dessus, les fonds marins ont belle allure !

Mais autour de la plage déserte et protégée de Maureen’s Cove, les poissons s’en donnaient à cœur joie et nous avons croisé de nouveau d’énormes mérous et des napoléons, ainsi qu’une superbe tortue marine. Et les coraux étaient absolument magnifiques, sûrement les plus beaux qu’on ait jamais vus, d’une variété incroyable, possédant absolument toutes les couleurs de l’arc-en-ciel (dont le « rose sage-femme » sûrement une dédicace !). Comme le temps, qui peut facilement devenir très vilain dans la région, a été plus que clément (c’est un euphémisme) avec nous, on a vraiment passé un super séjour dans le coin. Et forcément mémorable…

Notre tente est cachée derrière les arbres
Notre tente est cachée derrière les arbres

Désormais route au sud direction une autre île très spéciale : Fraser Island.

Jolie fin pour une belle journée à ne rien faire
Jolie fin pour une belle journée à ne rien faire

Australia’s Top End

Ouf ça y est, on a finalement atteint la ville de Darwin et repris contact avec la civilisation après 4.000 kilomètres dans l’outback australien, parcourus en un peu moins de deux semaines. On est désormais sur la côte nord, juste en face de l’Indonésie, quasiment au niveau de l’équateur. Avant de parler un peu de ce qu’on a vu dans le nord (et il y a de quoi dire) on voudrait juste dire deux mots sur le voyage en lui-même.

Mr Croco vous souhaite la bienvenue sur cette page !
Mr Croco vous souhaite la bienvenue sur cette page !

D’Alice Springs à Darwin, il faut compter trois bonnes journées de route. Un temps incroyablement long pour nous autres petits européens, surtout si on considère qu’on ne traverse ainsi que la moitié du continent ! Dire que les paysages sont variés et la route non monotone serait un mensonge. Il faut le dire : on ne traverse que des plaines désertiques, en suivant un ruban d’asphalte parfaitement rectiligne, rendant la conduite en elle-même à peu près aussi intéressante que le résultat des dernières élections européennes (dont on appris par hasard la récente tenue avec un immense intérêt). Un parpaing sur l’accélérateur, une ficelle pour caler le volant et hop, ça pourrait se conduire tout seul ! Mais justement, dans quel autre endroit au monde (excepté aux US ou au Canada) peut-on rouler ainsi sans croiser âme qui vive de toute une journée ? Et savourer l’expérience du « rien de rien à l’horizon » ? Se dire que si on tombe en panne, on sera bien dans la m…, sans aucun moyen de contacter le prochain garage qui, de toutes façons, se situe 300 bornes plus loin ? Ouaip c’est ça aussi l’aventure…

Ouaip, y a encore du chemin
Ouaip, y a encore du chemin

Le principal mérite de cette route vers le nord, c’est de nous avoir enfin apporté le beau temps. Bien que tout le monde hallucinait quand on disait qu’on avait eu de la pluie à Alice Springs (certains ont même osé nous dire sans rire « quelle chance ! ») il a fallu qu’on atteigne les environs de Tennant Creek (quelques hommes et beaucoup de vaches) pour réapercevoir le soleil. Qui ne nous a plus quitté depuis. Désormais, on vit dans une chaleur tropicale, en osant à peine sortir la tête entre 11h et 16h, cherchant avidemment l’ombre et surtout l’eau. Du coup, il faut bien avouer que les derniers jours ont compté un pourcentage nettement plus élevé que la moyenne de baignades en tout genres, dans des bassins, des rivières et autres cascades enchanteresses qui sont une invitation permanente à se foutre à l’eau (si on excepte le « petit » problème des crocodiles mangeurs d’homme).

Mr Faucon essaye de voir au loin la fin de cet article
Mr Faucon essaye de voir au loin la fin de cet article

Il faut dire que le Top End (c’est le nom de la région) regorge de parcs nationaux où la végétation profite des pluies tropicales pour pousser en abondance, en un contraste saisissant avec le désert plus au sud. Ca regorge de ruisseaux, de marais, de cours d’eau jamais à sec où la faune vient s’installer en nombre. On a en particulier passé du temps dans les parcs nationaux de Kakadu et de Litchfield, les plus fameux autour de Darwin.

Le premier est même si extraordinaire qu’il a été classé patrimoine mondial de l’humanité. Il faut dire que la dernière fois qu’on avait vu autant d’oiseaux différents réunis en un si petit espace date des Galapagos. On y trouve aussi plusieurs espèces de kangourous et de reptiles. Sans compter les stars du coin, les « saltwater crocodiles » qui peuvent atteindre 5m de long et boulotter un bonhomme au petit déj. D’ailleurs histoire de les voir de plus près, on s’est payé un petit tour très fun et assez justement nommé le « jumping crocodile cruise », où un petit bout de viande pendu au bout d’une ficelle suffit à transformer un saurien géant en un analogue de Flipper le dauphin (le côté mignon tout plein en moins).

Un aigle pêcheur à l'affut
Un aigle pêcheur à l'affut
Pour vous donner l'échelle, celui-là fait entre 3,5 et 4m de long
Pour vous donner l'échelle, celui-là fait entre 3,5 et 4m de long
On a oublié le nom de ce piaf mais retenu son surnom : le "Jesus Bird" ! Pas étonnant qu'il puisse marcher sur l'eau avec des orteils aussi longs !
On a oublié le nom de ce piaf mais retenu son surnom : le "Jesus Bird" ! Pas étonnant qu'il puisse marcher sur l'eau avec des orteils aussi longs !
Et lui c'est le petit bébé
Et lui c'est le petit bébé
Non vraiment, c'est pas un bon spot baignade par ici...
Non vraiment, c'est pas un bon spot baignade par ici...
Un cormoran, peinard dans la lumière du soir
Un cormoran, peinard dans la lumière du soir
Un black wallaroo (la contraction australienne du wallabie et du kagourou ?)
Un black wallaroo (la contraction australienne du wallabie et du kagourou ?)
Celui là fait vraiment penser au croco dans Peter Pan avec son œil sournois !
Celui là fait vraiment penser au croco dans Peter Pan avec son œil sournois !
Un petit wallabie
Un petit wallabie
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Le modèle miniature

Trouve le mini croco sur cette image !
Trouve le mini croco sur cette image !
Fais le beau... Bien !
Fais le beau... Bien !
Il va vous manquer le grand "clap" des mâchoires
Il va vous manquer le grand "clap" des mâchoires

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Et puis le paysage dans le coin est tout simplement magnifique, la forêt inondée s’étendant de la mer jusqu’aux escarpements rocheux d’Arnhem.

Bon, au moins, on ne pourra pas dire qu'on ne nous aura pas prévenus...
Bon, au moins, on ne pourra pas dire qu'on ne nous aura pas prévenus...
72 km de piste infernale pour rejoindre le site de Gumlon. Ben ça valait le coût...
72 km de piste infernale pour rejoindre le site de Gumlon. Ben ça valait le coût...
Toujours à Gumlon
Toujours à Gumlon
La South Alligator River, au soleil couchant
La South Alligator River, au soleil couchant

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Des bosquets de pandanus
Des bosquets de pandanus

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Les falaises d'Ubirr, dominant la jungle
Les falaises d'Ubirr, dominant la jungle

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D’ailleurs c’est dans ces rochers perdus dans la jungle qu’on trouve les traces les plus connues de la civilisation aborigène. Un peu comme à Lascaux, les hommes du coin ont pris l’habitude depuis 20.000 ans de peindre sur les parois diverses figures réelles ou imaginaires, animaux ou dieux, dans un style carrément psychédélique.

Bon lui, on sait plus ce qu'il a fait mais à l'arrivée, il s'est tapé sa soeur (bouh)
Bon lui, on sait plus ce qu'il a fait mais à l'arrivée, il s'est tapé sa soeur (bouh)
Et lui, c'est le dieu du tonerre
Et lui, c'est le dieu du tonerre
Et elle, ben elle a quatre bras mais on sait pas ce qu'elle en fait...
Et elle, ben elle a quatre bras mais on sait pas ce qu'elle en fait...

A Litchfield, il y a bien moins de faune et de flore (exceptées les plus monstrueuses termitières qu’on ait jamais vues) mais là ne réside pas l’attraction principale. Le plateau de calcaire qui constitue le socle du parc agit comme une éponge géante et fournit l’eau nécessaire pour alimenter toute l’année une grande variété de cascades, où il est à chaque fois possible de piquer une tête. Et on n’a d’ailleurs pas fait autre chose pendant 2 jours, ne quittant un coin idyllique que pour rejoindre le suivant. Parfois il fallait marcher un peu dans la savane, sous un cagnard abrutissant, mais on était alors récompensé par le fait que nous étions les seules personnes sur place, avec notre jacuzzi naturel personnel. Que demander de plus ?

Balaise la termitière
Balaise la termitière
Les termitières dites magnétiques, qui s'orientent en fonction du vent et du soleil.
Les termitières dites magnétiques, qui s'orientent en fonction du vent et du soleil.
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Wangi Falls

Ici, il n'y avait vraiment que nous...
Ici, il n'y avait vraiment que nous...
Et un petit visiteur...
Et un petit visiteur...

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Florence Falls
Florence Falls

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Jacuzzi perso...
Jacuzzi perso...
Buley Rockholes
Buley Rockholes (et sur cette photo, Vincent manque de très peu de se fracasser la crâne !)

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Tout ça est aujourd’hui derrière nous et on entame un nouveau trajet, tout aussi long que le précédent mais en sens inverse. On part cette fois de Cairns (la grande barrière de corail, tout ça) pour descendre vers Brisbane avec des stops prévus dans des endroits aussi enchanteurs (du moins sur le papier) que les Whitsundays ou Fraser Island. See ya, mate !

Trop dur le retour à la civilisation. Pour changer, ben on s'est baigné !
Trop dur le retour à la civilisation. Pour changer, ben on s'est baigné !

Le centre rouge

Prenez un mur (ça doit bien pouvoir se trouver) placez-y une carte de l’Australie devant vous et lancez une fléchette au hasard : il y a de grandes chances qu’elle finisse quelque part au milieu du désert australien. Et c’est assez normal vu qu’il n’y a pas grand chose d’autre sur cette île-continent, exceptions faites des côtes. En fait si vous visez juste et que vous atteignez le centre de la cible (au passage, bravo !) vous allez tomber en plein sur Alice Springs, un bled de 30.000 âmes paumé au fin fond de l’outback australien. Et qui se trouvait être la destination suivante sur notre liste juste après Melbourne. Alice Springs où on a eu notre premier contact avec le bush, sa végétation rare, sa terre ocre et ses gentils petits habitants, dragons, lézards et autres serpents qui, au passage, sont à peu près tous mortels.

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Il est sympa notre nouveau pote, non ?
Il est sympa notre nouveau pote, non ?
Moins choubidou que le koala mais super mignon aussi...
Moins choubidou que le koala mais super mignon aussi...

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Un Thorny Devil, d'aspect peu commode mais totalement inoffensif
Un Thorny Devil, d'aspect peu commode mais totalement inoffensif

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Mais, comme nous l’a dit un « Melbournois » qui nous regardait avec des yeux ronds comme des billes, pourquoi allez-vous vous fourrer dans un endroit pareil ? Et bien mon brave, parce que c’est dans cette région désertique que se trouve une des plus incroyables merveilles naturelles au monde, à savoir l’Ayer’s Rock, ou Uluru de son petit nom aborigène. Allez, vous avez sûrement déjà vu au moins une photo de cet incroyable rocher rouge vif, sortant de la platitude du bush telle la coque d’un vaisseau retourné. Un monstrueux monolithe de plusieurs kilomètres de long et de plusieurs centaines de mètres de haut. En fait, pour dire les choses simplement, le plus gros caillou du monde. Un lieu sacré enfin, d’une grande importance spirituelle pour les autochtones. Mais surtout un paysage grandiose au soleil couchant, quand la pierre prend successivement toutes les teintes de l’orange au rouge vif, tellement brillant qu’on croirait que des spots sont installés dans le bush pour éclairer le rocher !

Non, les couleurs ne sont pas retouchées...
Non, les couleurs ne sont pas retouchées...

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Pas encore d'eau qui coule...
Pas encore d'eau qui coule...

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Le chemin qui grimpe au sommet, fermé pour cause de pluie
Le chemin qui grimpe au sommet, fermé pour cause de pluie

Nous avions choisi de venir à cette période de l’année dans le Northern Territory car c’est en ce moment, en plein hiver, que la visite est la plus agréable. Certes il peut faire frisquet la nuit mais on évite les 40°C de la journée. De même, les milliards de mouches qui hantent le coin se font-elles très discrètes. Et puis surtout, on est sûr d’éviter les trombes d’eau qui peuvent déferler une fois par an et transformer les rivières à sec en torrent déchaînés. Les chiffres sont formels : il ne pleut pas en mai sur Alice Springs ! Précipitations officiellement relevées pour tout le mois de mai 2008 : 2mm. Mai 2007 : 0mm. Mai 2006 : 12mm (ouh là, un centimètre de flotte en un mois, la folie !). Bref, le pays de la soif…

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Ouais ben les déserts ne sont plus ce qu’ils étaient, ma pauv’ Lucette ! Ca fait juste 5 jours qu’on joue au chat et à la souris avec les averses, qu’on guette fébrilement un coin de ciel bleu, qu’on sort avec nos capes de pluie et nos pantalons imperméables dans le sac, juste au cas où ! On ne le croirait pas mais nous sommes un peu revenus en Patagonie ! Les prévisions à 4 jours de la météo n’annoncent que de la pluie et encore de la pluie (voire des fois de la pluie, cf. poème du Milford Track). Les gens d’ici n’en reviennent pas. Pour être honnêtes, avouons qu’il arrive parfois qu’un beau rayon de soleil troue la triste couche de nuages gris (et c’est à peu près à ce moment-là qu’on prend toutes nos photos).

On se console très bien en se disant que nous avons vu un spectacle sans doute pas si fréquent : les cascades de l’Ayer’s Rock. En fait le flanc du rocher est percé de gorges et de ravines creusées par les eaux de pluies occasionnelles. La plupart du temps, les bassins de pierre sont à sec. Or, il n’a fallu qu’une petite heure de pluie pour voir les vasques déborder, les ruisseaux grossir et de superbes cascades dévaler les pentes. Pour mieux disparaître une à deux heures plus tard…

Les fameuses cascades
Les fameuses cascades

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Mais l’Australie Centrale ne se limite pas à Uluru, loin de là. Dans le même parc national se trouve le massif des Olgas, ou Kata Tjuta. Un ensemble de dômes de pierre possédant visiblement de nombreux points communs avec leur illustre voisin. Même couleur rouge, mêmes façades abruptes dans lesquelles l’eau a bien eu de mal à tailler son chemin. Par contre, le coin est un peu plus vert et quelques arbres ont même réussi à coloniser les sommets. Les Olgas se dressent en un groupe très dense, encore plus élevé que l’Ayer’s Rock, un labyrinthe au milieu duquel on se sent comme un lutin dans une ville de géants. Un endroit à part, (un peu) plus éloigné des masses touristiques que son voisin.

Les Olgas qui se découpent à l'horizon
Les Olgas qui se découpent à l'horizon

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Encore un petit mot pour parler de notre nouveau moyen de transport. En fait,  nous nous sommes aperçus que vouloir louer un van dans une petite ville de province seulement deux jours à l’avance est une MAUVAISE idée. Il y a évidemment moins de compagnies qu’ailleurs, ce qui fait qu’on a failli se retrouver le bec dans l’eau, sans moyen de locomotion. On a donc pris ce qui restait… à savoir un van grand luxe ! Rien à voir avec la rootsitude du précédent, place cette fois au confort, à l’évier, aux plaques de gaz et même au four à micro-ondes. Et on peut tenir debout dedans ! Et le tout pour pas (tellement) plus cher que le précédent. En tout cas, vu le temps qu’on a passé dedans à se protéger de la pluie, on se félicite chaque jour un peu plus d’être aussi bien tombé.

Wahou, mais c'est énorme !
Wahou, mais c'est énorme !

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Et puis, pendant qu’on attendait un jour à Alice Springs que notre véhicule se libère (un jour de perdu, c’était un moindre mal) on a pu partir avec un tour organisé (et leur gros 4×4) pour visiter la Palm Valley, une vallée étroite au sud de la ville où résistent encore en bord de désert les derniers vestiges de la forêt tropicale qui recouvrait autrefois les lieux. Bref, ça c’est super bien goupillé.

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A partir de maintenant, c’est cap au nord direction Darwin, la grosse ville australienne la plus proche de l’Indonésie. Devant nous, la bagatelle de 1500 kilomètres de route parfaitement droite, du bush à l’infini et trois jours de route non-stop. La météo là bas semble bonne pour le moment, pourvu qu’on n’emporte pas les nuages avec nous…