Fin de la NZ dans la joie et la bonne humeur !

Hello !

Bien que nous soyons désormais établis dans la très agréable ville de Melbourne, de l’autre côté de la mer de Tasmanie, nous n’en avons pas tout à fait fini avec la NZ. Il fallait qu’on publie un dernier article pour vous parler de deux endroits qui nous ont vraiment émerveillés.

En fait, s’agissant du premier, il faut d’abord vous parlez de la genèse de cette découverte. Tout commença au pied du Mt Cook où nous attendait une fois de plus un temps bien cracra. Le moral de Vincent en particulier était tombé plus bas que les chances de Lyon de finir une nouvelle fois champion de France (de foot, pour les anti-sport). Pour consoler son déprimé de mari, Audrey avait eu la bonne idée de lui acheter un petit bouquin afin de satisfaire son côté geek fan de Seigneur des Anneaux. Un bouquin qui décrivaient précisément où trouver les endroits où fut tourné LE film qui a donné envie à des millions de touristes du monde entier de poser les pieds en terre NZ. Et donc en feuilletant le savant ouvrage, voilà-t-y pas qu’on tombe sur une page décrivant un des plus beaux paysages du film (on ne vous dit pas lequel, voyez plutôt le commentaire d’une des photos ci-dessous). Et on avise que ce n’est pas si loin que ça. Seulement il faudrait qu’il fasse plus beau pour que ça vaille le coût de se taper la centaine de kilomètres nécessaires… Coup de bol, le lendemain, le plus beau soleil qu’on ait eu depuis une bonne dizaine de jours. On sort donc de la superbe SH72 (une route nationale bordée de paysages de montagnes) et on commence à se faire plusieurs dizaine de kilomètres sur une route non asphaltée. Une piste en fait, disons ce qui est, qui est à peine marquée sur la carte du pays. On comprend vite pourquoi d’ailleurs : il n’y a pas âme qui vive dans les environs. Pas un touriste, pas un village, à peine quelques bicoques de bergers (si vous cherchez sur Google Earth, le hameau le plus proche se nomme Erewhon station).

Là, on commece à se dire qu'on a peut-être bien fait de sortir des sentiers battus
Là, on commece à se dire qu'on a peut-être bien fait de sortir des sentiers battus

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Après le passage d’une dernière bosse, nous découvrons la plus belle (et le mot n’est pas trop fort) de toutes les vallées. A cet endroit, la rivière Rangitata (ou plutôt son ancêtre glaciaire) a taillé dans « le vif » des montagnes. La faille est incroyablement large mais pourtant parfaitement plate au fond. Une longue chaîne ininterrompue de pics enneigés et couverts de glaciers vient compléter ce paysage sauvage et, comme on l’a dit plus haut, complètement désert. C’est d’ailleurs à peine croyable qu’autant de cars de japonais se pressent au Mt Cook à peine 100 bornes plus loin à vol d’oiseau et qu’absolument personne ou presque ne vienne jusqu’ici ! On a le souffle coupé, articulant avec peine des « gaaah » et des « oh my god » après chaque virage. C’est encore plus beau (et c’est heureux) que dans le film : pas besoin d’effets spéciaux pour que le paysage en mette plein les yeux ! On a tourné dans le coin pendant des heures, explorant chaque intersection de la piste, passant là une des plus belles journées de notre trip kiwi. Des fois, ça a du bon de ne pas suivre le guide (pas un mot dans le Lonely, bouuuh).

Vallée imense, paysage saisissant...
Vallée imense, paysage saisissant...

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Cette image reprend très exactement un plan du seigneur des anneaux, les décors en moins. tout notre admiration au premier qui nous dira de quel coin des Terres du Milieu il s'agit !
Cette photo reprend très exactement un plan du Seigneur des Anneaux, les décors en moins. Toute notre admiration au premier qui nous dira de quel coin des Terres du Milieu il s'agit !
bon sang, on croyait bien qu'on n'arriverait plus à les sortir ces chaises de camping !
Bon sang, on croyait bien qu'on n'arriverait plus à les sortir ces chaises de camping !
Ca c'est pour prouver qu'on est bien toujours en NZ !
Ca c'est pour prouver qu'on est bien toujours en NZ !
Le lac Heron, paumé au milieu de nulle part
Le lac Heron, paumé au milieu de nulle part

Parlons maintenant de Kaikoura, le deuxième lieu enchanteur qui a achevé de nous donner envie de revenir en NZ (si c’était vraiment nécessaire). Kaikoura, c’est cette petite péninsule tout au nord-est de l’île sud, bordée de profondes failles océaniques qui lui valent d’abriter une faune marine exceptionnelle. Il faut l’avouer, on y allait avant tout pour nager avec les dauphins, le coin étant particulièrement fameux pour cette expérience exceptionnelle. Et sur ce point, on peut vous dire qu’on est loin d’avoir été déçus ! On s’est retrouvé dans l’eau au milieu d’une « horde » (comment le dire autrement ?) d’environ 500 dauphins qui sautaient comme des fous dans tous les sens. Une fois les touristes à la flotte, les dauphins curieux s’approchent pour voir ce qui se passe. Ils venaient parfois nous frôler à quelques centimètres à peine ! But du jeu : établir le contact avec l’un d’entre eux au milieu de la masse et voir s’il veut jouer avec nous (ce qui arrive à peu près 100% du temps). On plonge, on fait du bruit, bref on se fait remarquer jusqu’à ce qu’un spécimen s’approche et vous regarde de son œil moqueur. Là, le plus souvent, le dauphin se met à tourner autour du pauvre nageur qui est censé le suivre dans son manège, virevoltant de plus en plus vite jusqu’à ce qu’un des deux s’épuise. Et ce n’est évidemment pas le cétacé… Vraiment une très très chouette expérience car les Dusky Dolphins sont vraiment très joueurs, profitant de leur surprenante agilité pour faire le spectacle grâce à des sauts improbables et même des saltos arrière (véridique !) à quelques mètres au-dessus de l’eau.

Notre premier Dusky Dolphin
Notre premier Dusky Dolphin
On manque d'outils de retouche d'images mais si vous faîtes l'effort de zoomer sur le dauphin à droite, vous verrez qu'il tape un joli salto arrière :D
On manque d'outils de retouche d'images mais si vous faîtes l'effort de zoomer sur le dauphin à droite, vous verrez qu'il tape un joli salto arrière 😀
Festival de sauts
Festival de sauts
Encore une où le zoom n'est pas inutile
Encore une où le zoom n'est pas inutile

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Ah, là on les voit de plus près !
Ah, là on les voit de plus près !

Mais Kaikoura nous a aussi agréablement surpris par la beauté de son paysage. En quelques kilomètres carrés sont concentrées la mer, la montagne et la campagne. En fait, il n’existe qu’une faible bande de champs bien verts occupés par des moutons (quoi de plus normal en NZ ?) et de landes romantiques, coincés entre des montagnes plongeant à pic et le vaste océan. Partout depuis les plages de la péninsule, on peut admirer la neige sur les hauteurs. Le ski et la mer réunis en un seul endroit, le rêve.

La côte au petit matin
La côte au petit matin
La baie au sud de la péninsule, les montagnes au fond
La baie au sud de la péninsule, les montagnes au fond

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Rêverie en bord de mer
Rêverie en bord de mer

Enfin dernière cause de la célébrité de cet endroit : les cachalots. Il faut dire qu’après les dauphins, c’est tout de suite moins spectaculaire. Certes la bête est bien plus grande mais il est difficile d’en voir plus qu’une bande noire dépassant des vagues. On la repère d’abord à son jet d’eau mais surtout au moment où elle plonge dans les profondeurs. C’est dans ce court instant de poésie qu’on apprécie vraiment le spectacle, quand l’immense queue du cétacé vient doucement se dresser à la verticale avant de s’enfoncer dans les flots.

Un albatros royal, envergure à peu près 3m
Un albatros royal, envergure à peu près 3m
Le souffle du cachalot
Le souffle du cachalot

Bon, et pour finir cet article sur une note euh… et bien pour finir cet article tout court, voici juste trois petites photos d’un show marrant où nous sommes allés, show qui consistait en la tonte en direct d’un mouton. De façon surprenante, l’ovin se laisse faire de relativement bon gré dans pousser le moindre bêlement. Peut-être avait-il trop chaud sous ses 10 cm de laine ? Bref, on ne pouvait décemment quitter la Nouvelle-Zélande sans voir ça !

Hop une petite coupe pour l'hiver
Hop une petite coupe pour l'hiver

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et voilà, à poil le bestiau !
et voilà, à poil le bestiau !

Enfin une toute dernière photo, la preuve en image qu’on peut nous envoyer du courrier. Pas de l’électronique, du vrai de vrai avec du papier et des timbres ! Bravo aux Da Silva qui ont inauguré le principe de la poste restante. Un joli faire-part de naissance rose pétant nous attendait en effet à Christchurch. Si l’envie vous prend de faire des essais, il faudrait maintenant viser les postes restantes de Sydney ou Johannesbourg, dont les adresses sont sûrement très facilement disponibles sur internet. A bon entendeur…

Bienvenue à la petite Daphné !
Bienvenue à la petite Daphné !

Du nouveau !

En fait, il s’agit surtout de la mise à jour de quelques pages (comme d’hab en fait) en attendant un petit article sur motre superbe fin de séjour en NZ (superbe parce qu’on a enfin rechoppé le soleil).

Pour commencer l’habituelle mise a jour de la page bières (avec la « blonde » number one !)

Mais surtout tout plein de nouvelles vidéos dans la page « craquages » (et du shava-shava en veux-tu en voilà)

Enfin pour ne pas vous laisser en plan avec du texte brut sans même une petite photo à vous mettre sous la dent, voici un nouveau grand moment de fun kiwi (et encore un « plus » machin truc) : le saut à l’élastique de Vincent depuis le Nevis Highwire, le plus haut saut de NZ, à 134m de haut.

D’abord les photos :

yahaaaaa !
yahaaaaa !
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Mais c'est quoi le petit point au centre ?

C'est un avion ? C'est une fusée ? Non, c'est le flying rouquemoutte !
C'est un avion ? C'est une fusée ? Non, c'est le flying rouquemoutte !

Et enfin le film « maison » qui ne sert à rien, fait avec le petit appareil photo en mode vidéo dans la main droite 😀

Southland, Fjorland et Moutonland

On dirait bien que le temps en NZ conspire contre nous afin que nous mettions ce blog à jour plus souvent. Depuis maintenant plusieurs jours, nous jouons au chat et à la souris avec la pluie et les nuages. Et on perd relativement souvent… En fait, on ne peut pas dire que la météo soit franchement moche, enfin pas tout le temps, c’est juste qu’on ne sait plus ce que c’est qu’une journée sans nuages. D’ailleurs la plupart des photos que nous avons mises dans cet article ont été prises le 2 mai denier, la dernière fois que nous avons sorti crème solaire et lunettes de soleil. Il faut dire aussi qu’on entre progressivement dans la saison hivernale (ça se ressent bien d’ailleurs du côté du thermomètre) et qu’il ne faudrait pas trop de plaindre non plus. Enfin tout ça pour dire que plus de pluie = plus de cybercafé = plus d’articles (mais ce n’est absolument pas une raison pour zapper l’article précédent ainsi que les vidéos de notre saut en parachute datant de plus d’un mois mais mises en ligne ce matin par Arnaud).

 

Mais revenons à cette région du sud dans laquelle nous vadrouillons depuis environ une semaine. Laissant derrière nous les glaciers sur la côte ouest, nous avons traversé les Alpes du Sud (c’est bien leur nom, les Kiwis ne sont que de vilains copieurs) au niveau du col de Haast et entrepris de redescendre dans la région du Fjordland. Bien que ce ne fut au départ qu’une journée de transit d’un site à l’autre, le tronçon de route entre Haast et Wanaka s’est révélé être une attraction à part entière de notre voyage en NZ. La région est complètement déserte, on y croise un hameau de trois maisons tous les 50 kilomètres. On comprend mieux pourquoi il y a plus d’habitants à Auckland que dans toute l’île sud. Et plus de moutons que d’humains également…

La NZ, la vraie, la profonde
La NZ, la vraie, la profonde

La route coupe à travers de superbes montagnes, suivant des vallées d’abord étroites, occupées par des ruisseaux aux eaux transparentes, avant qu’elles ne s’élargissent et rejoignent d’immenses lacs d’un bleu profond. Des lacs vraiment immenses d’ailleurs. Et photogéniques au possible avec les montagnes enneigées s’y reflétant. On devait parcourir le trajet en trois heures au plus, mais compte-tenu du fait qu’à chaque virage on s’arrêtait en faisant de grands « ooooh » et « aaaah », on y a passé toute la journée. On a bien fait d’ailleurs puisque ça nous a permis de faire nos adieux au soleil.

La vallee de la Haast, juste immense...
La vallee de la Haast, juste immense...
Premier apercu sur le lac de Wanaka
Premier aperçu sur le lac de Wanaka

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Nous avions décidé d’aller dans le Fjordland (qui, comme son nom l’indique, est une région composée d’anciennes vallées glaciaires plongeant directement dans la mer) pour visiter le plus célèbre d’entre tous les fjords : le Milford Sound. Et pour y accéder, quelle meilleure façon (enfin selon le point de vue de Vincent uniquement) que de se faire le non moins fameux Milford Track ? Il s’agit d’un trek de 3 à 4 jours partant de la ville de Te Anau et finissant à Milford, 53 kilomètres plus loin, réputé pour ses vues sur les vallées glaciaires et leurs parois ornées d’innombrables cascades. Les Kiwis, qui sont particulièrement friands de superlatifs à la con (« le monument le plus photographié de l’hémisphère sud », « la plus grosse colonie de phoques du nord-est de l’île sud » et on en passe et des meilleurs) les Kiwis donc, lui ajoutent le flatteur épithète que voici : « The finest walk of the world ». En toute modestie…

En route vers Milford
En route vers Milford
Ils sont joueurs ces Kiwis
Ils sont joueurs ces Kiwis
Le kea, le seul perroquet alpin du monde
Le kea, le seul perroquet alpin du monde, hyper intelligent et visiblement pas farouche
Le Milford Sound, au soleil couchant
Le Milford Sound, au soleil couchant

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Histoire de prouver qu'on y est bien allé
Histoire de prouver qu'on y est bien allé

Mais comme dans le fond ce sont d’honnêtes gens et qu’ils ne peuvent décemment mentir sur la pluviométrie dans la région (car il pleut en moyenne un jour sur 2, et ce toute l’année, même en été) il est bien écrit en gros, gras et souligné sur toutes les brochures du DOC : attendez vous à au moins un jour de pluie durant votre trajet. Donc là, on ne pouvait pas prétendre ne pas avoir été prévenus, on l’avait bien cherché. A ce sujet d’ailleurs, les plus anglophones d’entre vous pourront trouver en fin d’article un excellent petit poème, trouvé sur les murs du premier refuge où nous avons dormi et recopié par nos soins. De la pluie donc, disait-on. Sauf qu’en fait, nous n’avons pas eu un seul jour de pluie ! Et oui, absolument incroyable ! Non à la place, on a eu… de la neige ! Et pas qu’un peu en fait. Nous avons passé le col à 1100m en marchant dans 25 bons centimètres de poudreuse fraîche ! Bon alors les gars, vous voulez pas les ouvrir vos stations de ski ? C’était plutôt marrant mais dans ces conditions, pas de paysages.

On dirait bien que l'hiver est arrive en NZ
On dirait bien que l'hiver est arrive en NZ

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Le refuge au niveau du col Mackinnon
Le refuge au niveau du col Mackinnon

 

Il faut dire que nous avons été de toutes façons un peu déçus par le Milford Track. Non, tout n’est pas rose bonbon dans ce tour du monde et il n’y a pas de petits angelots qui ouvrent la route en voletant devant nous, soufflant dans de menues trompettes dorées la mélodie du bonheur. Non, parfois, on redescend de « l’exceptionnel » au « juste bien ». Et c’était ici le cas. Peut-être était-ce à cause du temps, peut-être aussi était-ce parce qu’on fait 90% de marche en forêt, ce qui limite conséquemment la vue sur les montagnes. Peut-être enfin en arrive-t-on à être blasé (arf, horreur !). Toujours est-il que la « finest walk » ne nous a pas laissé nos meilleurs souvenirs de NZ.

Les chutes Sutherland, encore un "plus" machin : en l'occurence les plus hautes du pays et les 5emes au monde de par leur hauteur (580m tout de meme). forcement, il vous manque l'echelle
Les chutes Sutherland, encore un "plus" machin : en l'occurence les plus hautes du pays et les 5emes au monde de par leur hauteur (580m tout de meme). forcement, il vous manque l'echelle
La plus belle vue du Milford Track, c'est en fait celle qu'on decouvre a la toute fin !
La plus belle vue du Milford Track, c'est en fait celle qu'on découvre a la toute fin !
Le retour en bateau depuis le Track
Le retour en bateau depuis le Track

Du coup, après un petit tour à Dunedin pour dire bonjour aux phoques, albatros et autres pingouins, on a décidé de revenir à Wanaka, parce que c’était quand même cet endroit qui nous avait le plus marqué dans notre périple méridional. En espérant que le soleil remontre enfin le bout de son nez.

 

D’un randonneur anonyme :

It rained and it rained and rained and rained / The average fall was well maintained / And were the tracks were simply hogs / It started raining cats and dogs

After a drought of half an hour / We had a more refreshing shower / And then the most curious thing of all / A gentle rain began to fall

Next day was also fairly dry / Save from the deluge from the sky / Which wetted the party to the skin / And after that the rain set in

 

15,000 feet

Aujourd’hui pas de prose à rallonge à la Vincent (NdVinz : mais je t’emm… le beauf ! 😀 ). Juste des images pour vous en mettre plein les yeux.

It will be Legen…

..wait for it…

…dary

De votre envoyé spécial resté en France,
Arnaud

Ahurissant !

Ouh mais ça fait un moment qu’on n’a plus touché à ce blog ! Encore Abel Tasman en page principale ? Mais on a vécu plein de trucs depuis lors ! C’est peut-être même pour ça d’ailleurs, remarquez bien, qu’on n’a pas fait de mises à jour (ben oui, y a pas de cybercafés au milieu du Milford Track). En fait de « truc vécus » il y en a bien un qui sort de l’ordinaire. Et qui mérite à lui seul qu’on écrive le présent article.

Vous vous souvenez peut-être (ou alors vous n’avez qu’à faire glisser votre souris vers le bas, jusqu’à l’article précédent) que nous étions stationnés dans la ville de Franz Joseph, attendant que la pluie cesse de tomber pour qu’on puisse découvrir les montagnes qu’on nous disait superbes. Optimistes que nous sommes, nous avions réservé un vol en hélicoptère pour le surlendemain de notre arrivée dans la région. Là on nous dit bien que si la couche nuageuse est un peu trop épaisse, nous ne quitterons pas le plancher des vaches. Puis nous sommes allés poser un cierge dans l’église locale…

Même les panneaux de signalisation font peur...
Même les panneaux de signalisation font peur...

Le jour dit, nous soulevons le cœur battant le rideau du van et là qu’est-ce qu’on voit ? Et bien rien justement ! Ou plus exactement pas la trace du moindre petit nuage ! Oh là, mais il semblerait que non seulement le vol en hélico va être possible mais qu’en plus, il risque d’être tout simplement exceptionnel ! Comme à chaque fois qu’on se lâche sur les sous, on n’avait pas fait les choses à moitié et on avait décidé de se payer le grand tour au-dessus des glaciers Franz Joseph et Fox plus le tour des Monts Cook et Tasman, avec petit atterrissage de 10 minutes sur les glaciers. Mon dieu que nous avons été bien inspirés…

Et voilà, pas mal la vue le matin depuis notre camping sauvage... Du coup, on y croit à mort !
Et voilà, pas mal la vue le matin depuis notre camping sauvage... Du coup, on y croit à mort !
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On y croit de plus en plus...

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A peine avait-on décollé qu’on avait les yeux qui sortaient de leurs orbites : le spectacle était vraiment à couper le souffle. Les deux glaciers Fox et FJ ont cette particularité de descendre quasi au niveau de la mer, au milieu d’une forêt humide aux allures de jungle. Imaginez, dès qu’on décolle, la vue qu’on peut avoir avec d’un côté la mer de Tasmanie et ses plages de sable blanc et noir et de l’autre, le massif du Cook qui pourrait en imposer à notre Mont Blanc ! Entre les deux, les deux langues glaciaires qui exposent leurs énormes séracs au soleil du matin. Rien que ça, ça aurait suffi à notre bonheur. Sans mentir, si dans le tas vous trouvez qu’une de nos photos n’est plutôt pas vilaine, dîtes-vous bien qu’elles ne rendent pas justice à la réalité et payez-vous sans tarder un vol direct pour la NZ.

Notre petit "ecureuil" (francais) juste avant le depart
Notre petit "écureuil" (francais) juste avant le départ

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Au milieu, le Mt Cook. A peine plus de 3700m et pourtant, quelle allure...
Au milieu, le Mt Cook. A peine plus de 3700m et pourtant, quelle allure...
Pour vous donner une echelle de la chose...
Pour vous donner une échelle de la chose...
Dans quelques minutes, on se posera tout au fond (et sinon oui, on sait, le truc en haut, c'est bien une pale de l'helico)
Dans quelques minutes, on se posera tout au fond (et sinon oui, on sait, le truc en haut, c'est bien une pale de l'hélico)

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Toujours le Cook mais vu de l'autre cote
Toujours le Cook mais vu de l'autre côté

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La mer de nuages au-dessus de la plaine, vers le Pacifique au loin
La mer de nuages au-dessus de la plaine, vers le Pacifique au loin

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Il a l'air content le Vincent...
Il a l'air content le Vincent...

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En fait, le vol en hélico lui-même rajoutait encore au plaisir de la vue. En effet le pilote connaissait bien son affaire (en même temps c’est son job hein?). Profitant des conditions météo extrêmement favorables (pas de vent non plus donc pas de turbulences) l’hélicoptère volait avec une aisance incroyable entre les vallées, fonçant vers les parois rocheuses pour mieux les dépasser au dernier moment et plonger de façon vertigineuse dans la vallée située derrière. Oui, on avait vraiment l’impression de voler…

Oui, on est bien en plein virage...
Oui, on est bien en plein virage...
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Ca ne vous fait pas penser à une certaine scene du Seigneur de anneaux (les feus du Rohan pour etre précis) ?
Hop, on est revenus du cote de la mer de Tasmanie, vraiment pas loin...
Hop, on est revenus du côté de la mer de Tasmanie, vraiment pas loin...

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Un des meilleurs moments : le descente à fond les ballons au-dessus du Franz Joseph
Des seracs monstrueux !
Des séracs monstrueux !

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Le plus haut refuge de NZ
Le plus haut refuge de NZ : une bien belle location
yeeehaaaa !
yeeehaaaa !
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Yeeehaaa aussi !

En fait, on s’est longtemps demandé quels adjectifs pourraient le mieux décrire cette expérience, tous nous semblant trop faibles. C’est finalement Audrey qui a trouvé celui qui correspondait le mieux. Ahurissant. Au sens littéral du terme. On en est resté comme deux flancs, vidés de toute émotion. Quand a posé le pied sur le glacier, nous affichions de grands sourires béats, incapables d’articuler autre chose que des sons du genre « waouh » ou « ooooooooh ». Et tout ce qu’on a vu le reste de la journée, bien que loin d’être vilain, nous semblait bien fade en comparaison… Bref un moment (bien trop court) à placer très haut dans le top de nos plus belles expériences.

Le glacier Franz Joseph vu d'en bas, en mode pieton
Le glacier Franz Joseph vu d'en bas, en mode piéton
Les cascades au pied du Franz Joseph
Les cascades au pied du Franz Joseph
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Bon allez, c'est pas si nul que ça la marche à pied !

Abel Tasman

On dirait qu’on va aborder une nouvelle tradition, celle des articles courts, c’est-à-dire du type de ceux qu’on peut lire en moins d’une heure. Certains diront soulagés « c’est pas plus mal » et ils recevront un blâme pour leur peine. Il se trouve que nous sommes actuellement coincés pour la journée à Franz Joseph. Les esprits chagrins (sans doute les mêmes que ceux qui ont réagi trois lignes au-dessus) auront corrigé : « on dit avec Franz Joseph, crème d’andouille ! ».

Et bien non ! Franz Joseph n’est pas notre nouvel ami autrichien rencontré au hasard de nos pérégrinations mais bien une ville située sur la côte ouest de l’île sud, célèbre avant tout pour son énorme glacier qui descend quasi au niveau de la mer et ses superbes vues sur la chaîne des Alpes du Sud (raaaah, seigneur des anneauuuuuuuux !). En fait de montagnes, on n’en a encore rien vu, le temps étant particulièrement pourri depuis deux jours. En fait pourri est un peu en-dessous de la vérité : disons juste qu’il a plu sans discontinuer. Ce qui explique notre présence dans un cybercafé plutôt qu’à gambader comme de jeunes fous dans la nature, entourés de kiwis et de kakapos.

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Pourtant, on a pu se gausser grassement de la météo pas plus tard qu’il y a trois jours. Arrivés de fraîche date dans l’île sud, nous nous sommes directement dirigés vers le parc côtier d’Abel Tasman, réputé mondialement (enfin c’est eux qui le disent) pour ses sublimes plages. Météo NZ annonçait quatre jours de pluie non-stop : disons qu’ils se sont juste trompés d’une journée dans leurs prévisions. On a au moins bénéficié contre toute attente d’une magnifique journée pour faire du kayak le long de la côte. Nous sommes donc partis tous seuls comme des grands à la découverte de criques désertes dont nous étions les premiers à fouler le sable, entourées de rochers, de falaises et de grottes. Pour agrémenter l’excursion, on pouvait compter sur l’abondance d’oiseaux marins en tout genre mais surtout sur la présence de phoques à fourrure. Alors on sait que sur les photos, ça ressemble vachement à un sea lion mais ça n’a catégoriquement rien à voir. Par contre les petits sont au moins autant craquants que leurs cousins des Galapagos.

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Petit jeu : où est le phoque ?
Petit jeu : où est le phoque ?
Il est pas choubidou lui ?
Il est pas choubidou lui ?

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Donc ça c'est un phoque à fourrure, rien à voir avec un sea lion !
Donc ça c'est un phoque à fourrure, rien à voir avec un sea lion !

En fin de journée, on a laissé notre kayak sur une plage pour passer une nuit bien sympa dans une hutte du DOC (le département des parcs nationaux). On devait enchaîner le lendemain par une rando pour explorer le parc plus au nord mais on a fini par se faire rattraper par le mauvais temps. Résultat : complément trempés, ne voyant aucun espoir d’amélioration, on a décidé de jeter l’éponge (elle était d’ailleurs également imbibée d’eau, ah ah ah) et de rentrer en bateau taxi jusqu’à notre van. De là, on a tracé vers le sud jusqu’à aujourd’hui. La météo annonce néanmoins une belle amélioration pour les jours à venir, espérons que cette fois, ils ne se seront pas trompés d’un jour. Car sur les photos, les paysages aujourd’hui cachés par la brume ont l’air d’être plutôt du genre mémorable…

Donc la météo prévoyait du moche... Il y a eu un grand plan de licenciement à Météo NZ depuis lors.
Pas mal comme lieu de pique-nique non ?
Pas mal comme lieu de pique-nique non ?

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Anchorage Bay, notre bivouac pour la nuit
Anchorage Bay, notre bivouac pour la nuit

Taranaki

Bonjour à tous !

On profite de notre passage à Wellington, la capitale du pays, agréablement située sur les rives du détroit de Cook séparant les deux îles principales, pour écrire ce dernier petit mot avant de passer dans l’île sud. Au départ, on devait juste faire une mise à jour de quelques pages du site mais notre dernière visite nous a tellement ébloui qu’on n’a pas pu s’empêcher de poster quelques photos avant de passer à totalement autre chose.

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En fait nous étions en train de prendre un agréable bain à 42°C dans les sources chaudes de Rotorua, heureux de nous laver ainsi des deux journées de pluie battante qu’on venait d’essuyer, quand on s’est dit qu’il nous manquait un dernier petit quelque chose entre cette ville et Wellington pour vraiment achever la visite de l’île nord. On a donc cherché tout de suite (enfin façon de parler, on est d’abord sortis de l’eau quand même) ce qu’on pouvait voir entre les deux villes et seul le Taranaki a retenu notre attention. Léger problème, c’était exactement à l’opposé de là où on se trouvait. On a donc misé sur le temps : « si demain à 7 heures, on a un peu de soleil, on tente le coup ! ». Résultat : un temps magnifique, banco !

On découvre le Taramaki au loin, au détour d'un virage sur la Highway 3
On découvre le Taramaki au loin, au détour d'un virage sur la Highway 3

Mais le Taranaki qu’est-ce donc ? Il s’agit une nouvelle fois d’un volcan, qu’on pourrait qualifier « d’école » pour sa forme conique, parmi les plus parfaites qui soient (il a même servi de doublure au Mont Fuji pour le film « The last samurai »). Dominant de ses 2500m d’un côté de superbes plages de sable noir et de l’autre une plaine verte de bocages, il faut dire qu’il a sacrément de l’allure; Massive mais élancée, haute et fine, la montagne attire l’œil où qu’on soit dans la région. De toutes façons elle est à cet endroit le seul relief sur l’horizon. On avait d’autant plus de la chance de pouvoir l’admirer en entier que la région est bien connue pour son climat humide : le sommet est donc souvent dans les nuages.

Avec la plage de sable noir devant, là c'était franchement féerique..
Avec la plage de sable noir devant, là c'était franchement féerique..
Au petit matin, avant la grimpette
Au petit matin, avant la grimpette
Devant nous la première étape : le refuge
Devant nous la première étape : le refuge

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Au loin, le massif facilement reconnaissable du Tongariro
Au loin, le massif facilement reconnaissable du Tongariro

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Puisque les conditions de neige nous le permettaient encore (il y avait bien de la neige tout en haut mais pas suffisamment pour empêcher le passage) on s’est attaqué à la bonne grimpette permettant de rejoindre le sommet. 1600m de dénivelé, c’est déjà pas mal, mais avec une pente aussi abrupte et surtout un  terrain aussi instable (on marche sur les scories du volcan, qui ne demandent qu’à dévaler… et nous avec !) on avoue qu’on en a eu plein les pattes à la fin de la journée. Nous avons été en revanche récompensés de tous nos efforts par un panorama incroyable sur tout l’ouest de la NZ. C’est bien simple, on voyait suffisamment loin pour reconnaître sans difficulté les montagnes du Tongariro (visitées il y a déjà deux semaines de cela) situées à environ 100km de nous. La façon dont on dominait la plaine nous donnait presque les mêmes sensations qu’avant le saut en parachute. Bref un pari gagnant et une belle conclusion avant de prendre le ferry vers de nouvelles aventures.

Et ouais au sommet c'est déjà l'hiver !
Et ouais au sommet c'est déjà l'hiver !

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Vous voyez la limite bien circulaire de la forêt ? C'est bien simple, c'est également celle du parc national !
On domine le monde...
On domine le monde...

PS : ah oui, concernant les pages et leurs mises à jour, ça se passe évidemment une fois de plus au niveau bière avec les premières dégustations NZ et au niveau TDM mode d’emploi (ajout d’un paragraphe « photo » et complément du paragraphe « sécurité » dont vous vous tamponnez sûrement furieusement mais une personne dans ce couple est un maniaque obsessionnel qui aime que les choses soient le plus carrées possible). Créations également de la page Trajet en NZ où on peut voir qu’on a vraiment fait n’importe quoi dans l’île du nord (en particulier le dernier détour à l’ouest qui recoupe la boucle précédente) et d’une page bien inutile avec les mots croisés persos d’Audrey et Vincent !

Northland

Le Northland, comme son nom l’indique de façon plus qu’appropriée, c’est cet étroit bout de terre tout au nord d’Auckland, à la jonction entre la mer de Tasmanie et l’océan Pacifique. Puisqu’on est ici dans l’hémisphère sud, le nord n’est pas associé comme chez nous à froid, pluie, corons et / ou Dany Boon (voire à « chômeur, pédophile et consanguin » comme le diraient certains poètes parisiens). Non par ici, le nord c’est le sud de chez nous et inversement. Et donc qui dit Northland, dit plages magnifiques de sable blanc, baies aux eaux cristallines et plongée dans des eaux sub-tropicales.

La station balneaire de Mangawhai
La station balnéaire de Mangawhai

On a commencé notre virée au nord par une journée de plongée aux Poor Knights Islands, deux îlots rocheux perdus sur la côte est NZ qui bénéficient d’un micro-climat bien particulier. L’East Australian Current (plus connu sous le nom d’EAC, mais si vous connaissez, souvenez-vous de Nemo et des tortues de mer !) vient finir sa course dans le coin et rajouter quelques degrés à la température normale de l’eau. Bon ce n’est tout de même pas la Polynésie et on plonge dans de l’eau à 20°C avec sa combinaison de 7mm d’épaisseur qui fait bien plaisir. Mais ça permet tout de même à une faune exceptionnelle de s’épanouir dans le coin : des raies, des balistes, des murènes et tout pleins de poiscailles dont on n’a retenu que le nom anglais mais qui avaient bien bon air sous l’eau. Et même si les eaux n’avaient pas la richesse polynésienne, elles compensaient cet inconvénient par plusieurs atouts : d’abord on pouvait plonger en autonome, soit nous deux et personne d’autre, pas d’encadrant, rien, que dalle, et ça, ça vaut bien son pesant de mérou. En plus les fonds marins découpés en pics et vallées entre lesquels jouait la lumière du soleil étaient particulièrement beaux. Et surtout originaux car recouverts d’une vraie forêt d’algues, haute d’un bon mètre et dans laquelle on jouait à cache-cache avec les poissons. Bref si on excepte le mal de mer pour s’y rendre (Audrey a apprécié) ce furent de très bonnes plongées.

Matai Bay
Matai Bay

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Un arbre etrange...
Un arbre bien noueux en bord de mer...

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Le lendemain, on se rendait plus au nord, dans la Bay of Islands, qui est elle aussi assez incroyablement bien nommée (ils sont vraiment trop forts ces Kiwis !). Car dans la Bay of Islands, on trouve une foultitude de petites îles au relief verdoyant, toutes plus paradisiaques les unes que les autres car frangées de plages de sable blanc. Et l’eau n’est pas en reste car elle possède à cet endroit, ultime présent des courants tropicaux précédemment décrits, une couleur incomparable (regardez les photos pour vous en convaincre). On ne s’attendait pas à rencontrer ce genre de spectacle en NZ, qu’on imaginait plutôt visiter avec polaire et cagoule sur le nez (surtout en cette saison). Là au contraire, on a enfilé les maillots et pris des coups de soleil en faisant le tour de la baie sur un immense catamaran. Car on s’est payé le luxe de faire de la voile sur un monstre de vitesse qui nous a emmené pour la journée dans les recoins les plus déserts de la baie, là où la fesse dodue d’aucun touriste teuton en short n’a jamais mis le pied.

Audrey sur le pont du catamaran geant avec lequel on a parcouru la baie
Audrey sur le pont du catamaran géant avec lequel on a parcouru la baie
Mais qui c'est donc qui tient la barre du monstre ?
Mais qui c'est donc qui tient la barre du monstre ?
Debarquement sur une ile deserte
Débarquement sur une ile deserte
Mouais, pas vilain comme stop pour le dejeuner....
Mouais, pas vilain comme stop pour le déjeuner....
Mais qu'est-ce qu'on voit de la haut ? Ce serait pas une bouee tiree par un zodiac ?
Mais qu'est-ce qu'on voit de la haut ? Ce serait pas une bouée tirée par un zodiac ?
Ah mais ouais ! C'est bien un mec sur une bouee !
Ah mais ouais ! C'est bien un mec sur une bouée !
Non vraiment, on s'en lasse pas...
Non vraiment, on s'en lasse pas...

Comme si ça ne suffisait pas, la Bay of Islands possède même un atout supplémentaire dans sa manche avec la présence de très nombreux dauphins, assez facilement approchables, avec lesquels on n’a pas pu malheureusement nager cette fois-ci, à cause de la présence de jeunes individus dans le groupe.

Les dauphins "bottleneck nose" dans la Bay of Islands
Les dauphins "bottleneck nose" dans la Bay of Islands: ici une mère et son petit
4m de long, belle bete...
4m de long, belle bete...

Quittant ce petit paradis pour continuer toujours plus loin au nord, nous avons posé les pieds, ou plutôt les roues, sur la très fameuse « Ninety Mile Beach ». Vous n’allez pas le croire mais elle est cette fois moins bien nommée qu’elle en a l’air car elle fait plutôt 90km que 90 miles de long (arf, les gars c’est vraiment ballot cette étourderie, vous aviez tout bon jusqu’à présent !). Toujours est-il qu’il s’agit d’une bande de sable absolument rectiligne menant en droite ligne vers le cap Reinga, la quasi-pointe nord de la NZ. Et ce qui est extraordinaire, c’est qu’on a le droit de conduire dessus ! Enfin ce « on » n’aurait pas dû nous comprendre, car il est formellement interdit d’y aller avec une bagnole de location. On risque déjà de s’ensabler, de flanquer la bagnole dans la flotte dans un des nombreux cours d’eau qui coupent la plage ou plus simplement de se faire surprendre par la marée dont on ne connaît pas les horaires. Bien évidemment on a fait fi de tous ces raisonnements sécuritaires de pleutres et on y est allés franco (en serrant quand même un peu les fesses sur certains passages, vu qu’on était la seule voiture non 4×4 aux environs). Et yaaaahaaaaaa, à fond sur la plage ! Cette plage est d’ailleurs sûrement la seule au monde à posséder à son entrée un panneau de limitation de vitesse à 100 ! Vitesse qu’on est loin d’avoir atteinte d’ailleurs…

On l'a fait ! On est sur la 99 beach !
On l'a fait ! On est sur la 90 Mile Beach !
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La seule plage au monde limitée a 100 km/h

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On dirait une scène de film...

A ce propos, nouveau petit passage culturel : après les robinets non mitigeurs, la limitation de vitesse sur les routes en NZ ! La notion « à vol d’oiseau » ne veut rien dire dans ce pays, la ligne droite y est inconnue. Il n’existe pas d’autoroutes et leurs « highways » ressemblent, au mieux, aux nationales de chez nous. Il est assez rare d’y parcourir plus de 100m sans tomber sur une épingle à cheveux. Dans ces conditions, on imaginerait en France une limitation à 50 voir 70 au plus. Que nenni, les kiwis ne se sont pas embêtés : dès qu’on sort des villes, c’est 100, un point c’est tout. Ca a beau tourner dans tous les sens à vous faire vomir les 5 précédents repas, c’est toujours 100. On défit quiconque d’essayer d’atteindre la vitesse en question sans s’appeler Sebastien Loeb ! Par contre il y a un concept rigolo ici, c’est la vitesse conseillée dans le virage : presque chaque virage possède un panneau indiquant s’il vaut mieux le passer à 25, 55, voir 95. On imagine les brainstormings de fous à la DDE locale pour décider si oui ou non, tel virage serait plus un 55 qu’un 65…

Fin de l’intermède et reprise du cours de notre voyage. Après la plage / route nationale, nous sommes arrivés au terminus que constituent les dunes de Te Paki. Là tout le sable de la côte ouest s’est accumulé et a formé d’incroyables paysages sahariens. Bon comme on est en NZ, on a la possibilité de louer une planche pour glisser à toute blinde dessus : mais pourquoi est-ce qu’on ne retrouve pas ça à la dune du Pilat, hein ?

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Les dunes de Te Paki, tout au nord du pays
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Il y en a qui font toujours les andouilles , ou qu'ils passent...

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Enfin l’arrivée au cap Reinga, le bout de notre voyage méridional, le point ultime où se rencontrent une mer et un océan dans un grand déchaînement de vagues. Le lieu où selon les croyances maoris, l’âme des hommes commençait son voyage vers le monde des morts. Ce qui est sûr c’est que ce genre de lieux battus par les vagues et le vent permet certainement à l’esprit de s’envoler. Avec la sensation d’être parvenus au bout du monde…

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Le cap Maria Van Niemen, juste à coté du cap Reinga

Dernier stop sur la très (trop) longue retour de retour à Auckland : la forêt de Waipoua. Celle-ci est connue pour abriter certains des derniers spécimens de kauris, ces arbres millénaires qui couvraient autrefois tout le pays, et qui ont depuis été décimés autant par les changements de climat que par l’arrivée des premiers colons européens. Les plus vieux d’entre eux ont vu naître le Christ et font quasiment 6 mètres de diamètre pour 50 de haut. Bon sang, ça en ferait de l’allumette ça, si ce n’était pas bêtement protégé ! Petite balade dans la forêt humide et les fougères arborescentes pour découvrir ces arbres hors du commun, puis retour à la civilisation après deux jours de camping sauvage.

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Vincent devant un kauri, ces géants millenaires... Et encore celui-ci n'est pas le plus gros !
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Et il les aime...

Désormais, on se dirige vraiment plein sud (et donc vers le froid si vous avez bien suivi) et il est par conséquent peu probable qu’on remette les pieds dans l’eau avant un moment. Mais qui sait ? On est toujours surpris par ce pays…

PS : On sait bien (et on l’espère d’ailleurs) que dans quelques années, cela nous paraîtra ridicule d’avoir pu compter ainsi les mois mais tout de même, ca fait désormais six mois qu’on est mariés ! Et par consequent bientot 6 mois qu’on est partis. Et ça, c’est tout de suite moins cool…

Deja 6 mois de mariage !
Déjà 6 mois de mariage !

NZ beginning

Et voilà, finies les îles paradisiaques de la Polynésie. Avec la Nouvelle-Zélande, que nous devons parcourir en tout sens, enfin on l’espère, pendant les 6 (ah non maintenant plus que 5) prochaines semaines, on aborde en même temps un nouveau pays, un nouveau continent, une nouvelle culture et… un nouveau climat ! Et on a plein de choses à raconter. En France vous devez aborder le printemps et commencer à profiter du soleil donc dîtes-vous bien que nous, à l’exact opposé du globe, on glisse doucement vers l’hiver. Bon concernant la météo, on peut dire qu’on a été pour le moment plus que vernis. On s’attendait à trouver de la pluie, des averses et des orages (la Nouvelle-Zélande est un pays très vert, ça doit bien trouver son origine quelque part, non ?) et on a eu pour le moment 95% de très beau temps. On a même réussi à chopper quelques coups de soleil ! Bon, par contre il fait froid (voire très froid en fait) et on se félicite chaque soir d’avoir emporté un radiateur dans notre van pour les nuits gelées d’avril.

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Et oui vous avez bien lu « van », parlons donc un peu de ce merveilleux instrument que nous avons loué pour toute la durée de notre séjour ici. Il est extrêmement fréquent de voyager en NZ (oui, bon à partir de maintenant on va dire une bonne fois pour toutes que NZ = le pays ou bien ses habitants, trop la flemme de réécrire tout à chaque fois) avec des vans réaménagés en petits camping-cars. C’est une solution à la fois pratique et économique. En l’occurence, le nôtre n’est d’ailleurs pas vraiment un van mais plutôt un véhicule de type Scénic, aménagé de façon à pouvoir y dormir confortablement, ranger son bordel (et on en a 40 kilos) et y faire sommairement la cuisine. Avec notre « spaceships » nommé « K-pax » (oui désolé, c’est la marque et le nom de notre véhicule) on acquiert une liberté qu’on n’avait pas eue jusque là.

Et voilà la bête !
Et voilà la bête !
la jeune fille est fournie en option...
la jeune fille est fournie en option...

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Et qu’est-ce qu’on en fait de cette liberté justement ? Ou dit autrement et moins poliment « et si vous arrêtiez un peu cette intro interminable pour rentrer dans le vif du sujet » ? Et bien puisque c’est là qu’on a atterri, on a commencé par passer 3 jours à Auckland, la pas-du-tout-capitale du pays. Bien qu’un bon tiers de la population totale de la NZ (hop, on se souvient de ce qu’on a dit plus haut) s’y presse, c’est Wellington, plus au sud, qui dirige la contrée. Quand on dit « s’y presse », c’est une vue de l’esprit. Ce qu’ils appellent là bas embouteillages, c’est à peu près la circulation sur le périph’ parisien vers 1h du matin. Et l’immense majorité des habitations sont encore des pavillons. Forcément, ça rend la vie là-bas moins stressante. En fait Auckland est sûrement une des villes au monde les plus agréables à vivre. Située à la fois sur l’océan Pacifique et sur la mer de Tasmanie, c’est clairement la capitale de la voile : sa magnifique baie est constellée de petits voiliers zigzaguant entre les îles.

Vue sur la baie et le port de Waitemata
Vue sur la baie et le port de Waitemata

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Et puis c’est aussi une ville très verte. En fait, Auckland est littéralement posée sur un champ volcanique. Et un volcan, quand ça ne pète pas (la dernière éruption remonte à seulement 600 ans tout de même) ça fait des terrains fertiles et de très jolies collines. Bien vertes.

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La vue sur le centre d'affaires d'Auckland depuis le bateau qui nous emmenait sur l'île de Rangitoto
La vue sur le centre d'affaires d'Auckland depuis le bateau qui nous emmenait sur l'île de Rangitoto
Un petit cône volcanique dans la baie d'Auckland
Un petit cône volcanique dans la baie d'Auckland

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Enfin et surtout, ce qui fait le charme de cette ville plus encore que son port, ses rues commerçantes et ses espaces verts, c’est l’accueil que font les kiwis (surnom que les NZ utilisent pour parler d’eux-mêmes) à tous les étrangers. Bon sang, on n’a jamais vu ça nulle part : ce n’est pas que de la politesse, quand quelqu’un te demande des nouvelles de ta vie, il s’y intéresse vraiment. Ou du moins, est suffisamment convainquant pour que tu le croies. Et on rencontre ça partout, depuis le douanier jusqu’à la caissière de supermarché, de la postière à l’employé de banque. Quand on compare à l’équivalent français, on se dit que notre pays a beaucoup à apprendre de ces gens-là (et on imagine ce que doivent ressentir les malheureux touristes qui viennent chez nous).

En fait la NZ, c’est un peu le pays des bisounours : les villes sont belles, propres et non polluées, les gens sont gentils tout plein et fun. Ah oui, on n’a pas encore parlé de la « funitude » de ce pays. Ici on ne conçoit pas d’activité qui ne soit pas « the best ultimate experience of the top of your existence (and more) » ou « the most thrilling moment you’ve ever lived, dude ». Pas une rivière sans rafting, pas une vallée sans canyoning et pas une seule proéminence sans qu’un gars lambda pense à se jeter de là-haut les pieds attachés à un bout de latex. Pour donner un exemple simple : quand les kiwis d’Auckland décident de construire une tour de 300 mètres et quelques dans leur centre-ville, ils imaginent dès le départ le bungee jump de malade qu’il vont pouvoir y implanter (et qui en l’occurence est plutôt balaise). De gentils fous, on vous dit…

La femeuse Sky Tower
La femeuse Sky Tower
Oui, le sol est en verre...
Oui, le sol est en verre...

Au passage, et c’est le genre de détail totalement stupide qu’il est absolument capital de préciser, notons que dans ce pays parfait, il reste un progrès que la civilisation n’a pas encore apporté : le mitigeur. Les kiwis ne sont pas arriérés : ils connaissent l’eau froide, et encore mieux, sa consœur l’eau chaude. Quand tu arrives au lavabo, tu as donc à ta disposition un robinet de chaque… mais surtout aucun moyen de les mélanger pour faire de l’eau tiède ! Imaginons la situation : tu cherches à te laver les mains. Il fait froid donc tu ouvres le robinet d’eau chaude avec laquelle tu te brûles instantanément au deuxième degré, après quoi tu te dépêches de mettre tes mains sous le jet d’eau glaciale. Puis tu n’a plus qu’à naviguer alternativement entre les deux, sans jamais atteindre le juste milieu. Vous pouvez ensuite imaginer tout seuls la très amusante variante du brossage de dents…

Avec toutes ces activités trépidantes, nous forcément, on ne sait plus où donner de la tête, on veut tout essayer. Et on déjà craqué pour notre tout premier saut en parachute, effectué au-dessus du lac de Taupo, en plein milieu de l’île du nord. Comme on ne rigole pas avec ce genre de truc, on s’est carrément payé le saut le plus haut possible, à 15.000 pieds (allez, on sort sa calculette pour voir que ça fait très haut, une fois converti en mètres) avec toute la chute filmée en DVD. Et comme les mecs sont là pour se marrer, tu as le droit à ta petite interview filmée avant, pendant, après avec le mono qui prend des vieilles poses de kung-fu à côté de toi (à ce sujet, dommage qu’on ne sache pas extraire une vidéo basse résolution d’un DVD, d’ailleurs si quelqu’un a une solution facile au passage, on est preneurs).

Fun !
Fun !
Cool !
Cool !
Awesome !
Awesome !

Et le saut dans tout ça ? Ben c’est juste une expérience extraordinaire. La seule chose qu’on en retienne, c’est qu’on n’a qu’une envie : recommencer. Même une minute entière de chute libre, ça semble incroyablement court. En fait, on n’a absolument pas peur, on ne ressent qu’une énorme poussée d’adrénaline et de pleins d’autres hormones qui ne se réveillent toutes simultanément que pendant une seule autre activité, qu’on pratique généralement plutôt à deux que seul…

Fucking cool !
Fucking cool !
Fucking fun !
Fucking fun !
Fucking awesome !
Fucking awesome !
Unbelievable !
Unbelievable !
Crazzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzy
Crazzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzy
Fucking crazy
Fucking crazy

Là dessus, on a décidé de se calmer un peu (autant sur les hormones que sur le budget d’ailleurs) et de partir randonner trois jours dans le massif du Tongariro. Ca peut paraître moins grisant mais c’est une des plus belles randos qu’on ait faite depuis le début de ce voyage. Il s’agissait de faire le tour de plusieurs volcans toujours en activité. Ces géants ont poussé de façon abrupte au milieu de la plaine NZ. Et bien qu’il dépassent à peine les 2000m de haut, ils sont vraiment très impressionnants. D’autant que l’hiver approchant, ils sont déjà recouverts de neige, ce qui rajoute au charme des paysages. D’ailleurs le premier jour de randonnée, on a carrément marché dans 10 cm de neige toute fraîche. Raaaahlala qu’est-ce qu’on aimerait être au ski quand on voit ça !

Oui là, on se croirait en hiver mais attendez un peu...
Oui là, on se croirait en hiver mais attendez un peu...
Arrivés au point le plus haut, un petit 1800m
Arrivés au point le plus haut, un petit 1800m
Le Ngauruhoe sous les nuages
Le Ngauruhoe sous les nuages
Les lacs d'emeraude, le premier jour, sous la neige
Les lacs d'emeraude, le premier jour, sous la neige

Bon on s’est contenté de rêver les yeux grand ouverts devant le panorama sur le lac de Taupo, les cratères emplis de fumerolles, les lacs d’altitude bleus ou verts irréels et surtout le cône parfait du volcan Ngauruhoe (nom bien compliqué pour désigner la fameuse « Montagne du Destin » où Frodon et Sam vont se faire un joli barbecue d’anneau de Sauron au-dessus de la lave). On a bénéficié d’un temps vraiment superbe tout du long et il valait mieux car ça caillait sévère durant la nuit. D’ailleurs pour rajouter un peu de piquant à la marche, il n’y a pas de places attribuées dans les refuges et c’est la règle du « premier arrivé, premier servi » qui s’applique au niveau des lits. Et ceux qui arrivent trop tard ? Ben ils dorment par terre… ou dehors quand c’est vraiment plein à craquer (véridique mais on a vérifié au petit matin, ils ne sont pas morts). Ca motive pour se bouger les fesses pendant la journée !

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Le refuge de Katetahi, à côté des sources du meme nom (qui puent le souffre, ça fait plaisir la nuit !)
Le refuge de Katetahi, à côté des sources du meme nom (qui puent le souffre, ça fait plaisir la nuit !)

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Le lac bleu, apparemment bien nomme...
Le lac bleu, apparemment bien nomme...
Le cratere rouge, toujours avec le cone parfait du Ngauruhoe en toile de fond
Le cratere rouge, toujours avec le cone parfait du Ngauruhoe en toile de fond

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Les lacs d'émeraude sous le soleil cette fois
Les lacs d'émeraude sous le soleil cette fois

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This is MORDOR !
This is MORDOR !

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East coast style, baby !
East coast style, baby !
Regardez le reflet dans la vitre : on dirait un poster !
Regardez le reflet dans la vitre : on dirait un poster !
Le lac Tama, notre pique-nique du 3ème jour (pas mal non ?)
Le lac Tama, notre pique-nique du 3ème jour (pas mal non ?)

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Au soleil couchant
Au soleil couchant

Bon enfin une toute dernière chose pour parachever ce très long billet (merci de votre attention si vous êtes arrivés jusqu’ici). Un détail qui explique pourquoi nous sommes partis faire des tours en montagnes quand les plages du nord et la plongée nous tendaient les bras. On voulait juste vous parler de notre dernière journée à Papeete, en Polynésie. En fait, contrairement à ce que nous avions dit à nos parents, nous n’avons pas passé cette ultime journée à nous reposer (bon certes, c’était pas crédible nous connaissant) mais plutôt à nous faire … tatouer ! Et bien oui, tant qu’à le faire, autant que ce soit effectué par des maîtres de l’art, non ? Dans le cas de Vincent, c’était une vieille envie et qui n’a pu se réaliser que grâce à la très providentielle défection d’un client. Audrey a donc fait son tatouage sur le pied et autour de la maléole dans la matinée et Vincent le sien sur l’épaule et dans le dos dans l’après-midi. Les mecs travaillent à main levée, sans modèle, après qu’on leur ait vaguement dit ce qu’on veut. D’abord une phase de dessin directement sur la peau, pendant une bonne heure au moins, puis on regarde, on apporte éventuellement quelques corrections et zou, on y va ! Un heure de tatouage pour Audrey… et cinq pour Vincent !

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Tatouage fini !
Tatouage fini !

Et il y a des zones où ça fait VRAIMENT mal. En fait le pire, c’est quand après avoir tracé les contours, le mec s’attaque au remplissage : là on serre les dents. Mais bon, Audrey dit que ce qu’elle ressenti n’est rien en comparaison de ce qu’elle voit sur le visage de ses patientes pendant les contractions… A l’arrivée, on est vraiment super heureux de l’avoir fait, on trouve le résultat magnifique et là pour le coup, ça fera un vrai souvenir de voyage. Le seul inconvénient : interdiction de se mettre dans l’eau pendant au moins dix jours. Et pire que tout pour Vincent qui n’en croyait pas ses oreilles : interdiction de boire de la bière pendant la même période ! Paraît-il que ça augmente le risque infectieux ! Non mais sans blague ! Encore un vil mensonge de buveurs de Hinano ça…

Johane à l'oeuvre
Johane à l'oeuvre
Ce n'est pas du sang mais du feutre rouge
Ce n'est pas du sang mais du feutre rouge
Et maintenant c'est comme à la maternelle, il ne reste plus qu'à colorier !
Et maintenant c'est comme à la maternelle, il ne reste plus qu'à colorier !

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Sur ce, on vous dit « à bientôt ! »

Amazing !
Amazing !