The beer project

Cette page a pour seule et unique vocation de recenser toutes les bières qui auront le malheur de croiser notre route autour du monde et de tenter, sans autre expertise que de lointaines années d’études à Lille, de trouver le Graal, la bière parfaite qui vaudrait à elle seule le coup d’emménager à l’étranger (non, vivre en Belgique ne serait pas une bonne solution) !

De même que les pages « Trajet en … », celle-ci est destinée à évoluer avec le temps et les futures rencontres maltées. Les dernières nouveautés sont placées EN HAUT de page, mais toujours classées par pays.

Tanzanie

La Tanzanie peut fièrement se prévaloir d’un double héritage colonial. Ce sont en effet d’abord la grande teutonie puis la perfide Albion qui ont entrepris sur place la merveilleuse entreprise civilisatrice européenne, apportant le progrès technique et l’esclavage à des populations qui n’avaient rien demandé. Ceci dit, grâce à cette influence commune anglo-allemande, les tanzaniens possèdent aujourd’hui des brasseries dignes de ce nom. Ce qui permet à la moitié chrétienne du pays de pouvoir narguer l’autre moitié musulmane (surtout en période de ramadan, les petits taquins) avec des bières qui ne gagneraient pas un concours international mais qu’on pourrait qualifier d’honnête facture.

Safari :

Une des bières les plus courantes dans tout le pays (rien que son nom suffit à indiquer sa clientèle potentielle : le touriste). Et en fait pas la plus mauvaise. Ou plutôt non, je dirais « pas la moins originale ». Pour donner une idée de son goût, je dirais qu’il s’agirait d’une Heineken dans laquelle on aurait ajouté un soupçon de caramel. Ca ne sent pas forcément à la première gorgée mais c’est finalement l’impression sucrée qui dure en bouche à la fin. On peut apprécier ou détester. Personnellement, j’oscillais entre les deux, suivant mon état d’esprit et / ou le moment de la journée. A l’arrivée, je dirais quand même que l’originalité ne suffit pas à remplacer la qualité : ça sert juste à obtenir 0,5 point de plus que ses petites copines.

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Note : 3,5/10

Kilimanjaro :

La deuxième bière la plus répandue dans le pays après la Safari, et qui porte aussi, ô quelle hasard, le nom d’une icône touristique de la Tanzanie. Pas de surprise sur le nom, pas d’originalité dans le goût. On a le droit à la même lager à la saveur internationalisée qui semble devenir la référence mondiale de la bière, tout comme le critère « vieilli en fût de chêne » s’impose aujourd’hui à tous les vins. Bref, je ne cautionne pas. Ce n’est pas mauvais, ça rafraîchit bien, mais c’est oublié aussi vite que c’est avalé.

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Note : 3/10

Ndovu :

Au contraire des deux premières, je n’ai trouvé la Ndovu que dans un seul et unique endroit, sur Zanzibar (même si la bière est brassée sur le continent). Comme cela s’est avéré vrai un certain nombre de fois, sa rareté était gage de qualité. En gros quand on n’a pas de gros moyen publicitaires pour vendre sa camelote, on est obligé de faire des efforts sur son produit pour attirer le client (et c’est vrai pour tellement d’autres choses que la bière…). Belle couleur aux chauds reflets dorés, bulles légères et une texture agréablement plus épaisse que la lager lambda. Cette fois n’est pas de la flotte que l’on boit, c’est bien de la bière. Bon il ne faut pas que j’en fasse trop, ce n’était pas non plus la meilleure bière de l’année, juste la meilleure de Tanzanie.

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Note : 4/10

Pas de photos pour les deux dernières bières, désolé, mais il était à chaque fois tard le soir quand je les ai goûtées et il existe quelques (rares) endroits en Tanzanie où il vaut mieux éviter de sortir avec un gros appareil photo à la main, une fois la nuit tombée. Sans toutefois empêcher la dégustation, encore heureux !

Serengeti :

La Serengeti complète la Sainte Trinité tanzanienne des bières commerciales, avec la Safari et la Kili. Comme dans toute association de trois, il faut qu’il y ait un canard boiteux, celui qui tient la chandelle au couple principal. C’est vrai quoi, le Saint-Esprit par exemple est vachement moins connu que Dieu le Père ou le fiston Jésus ! Ben là c’est pareil. La Serengeti n’a pour elle ni l’originalité de la première, ni la popularité de la seconde. C’est plat, c’est fade, sans goût, bref ça ne fait pas rêver une seconde.

Note : 3/10

Tusker :

La seule bière au monde qui célèbre par son nom la mort de son créateur ! Original… En effet le brasseur à l’origine de la Tusker est mort, d’après l’étiquette, écrasé sous les pas d’un éléphant (« tusk » c’est la défense, j’imagine donc que « tusker » c’est le porteur de défense…). Un peu plus rare que le trio de tête, la Tusker est une autre bière blonde, pas mauvaise, un peu plus forte que les précédentes

Note : 3,5/10

Zimbabwe

Bon d’accord, on n’a passé qu’un jour au Zimbabwe, mais ce n’était pas une raison pour ne pas inclure ce pays actuellement hors des principaux circuits touristiques dans ce petit tour du monde des bières. Qui peut ici se vanter d’avoir déjà goûté à une Zambezi, hein ? D’autant qu’outre son exoticité, la belle a quelques arguments à faire valoir.

Zambezi :

Bon à vrai dire, je vais me contenter de reprendre ce que j’ai déjà dit sur la Mosi zambienne tant les deux bières sont proches. Même couleur, même mousse, même pouvoir rafraîchissant, même plaisir à la dégustation. Et donc même note. Logique…

Au bar du luxueux Kingdom, a Victoria Falls
Au bar du luxueux Kingdom, a Victoria Falls

Note : 5/10

Zambie

La Zambie ne possède qu’une seule bière brassée localement mais elle a été élevée au statut d’icône nationale. On la trouve absolument partout, et toujours bien fraîche. Et la vénération que lui portent les habitants est tout à fait méritée. Preuve une nouvelle fois que diversité n’est pas forcément synonyme de qualité.

Mosi :

Une bière blonde de caractère, relativement forte. D’aspect légèrement trouble dans le verre, on ne peut pas dire qu’elle possède un bouquet particulièrement développé. Cependant elle répond à tous les critères qu’on peut demander à une bière de cette catégorie : rafraîchissante à souhait sans être fade, forte sans être trop amère, produisant une belle mousse onctueuse, c’est un peu le parfait compromis ce qui lui vaut sa bonne note.

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Note : 5/10

Botswana

Le Botswana n’a pas eu la chance d’être colonisé comme la Namibie par de véritables brasseurs. Même les anglais n’ont pas pris le temps d’inculquer aux habitant la bonne façon de traiter le houblon pendant leur court protectorat. Mais à quoi ça sert la colonisation, nom de dieu ? Moralité, rien d’extraordinaire se mettre sous la dent : soit des bières d’importation, soit d’autres brassées localement mais présentant peu de différences avec leurs cousines.

Lion :

Tiens c’est amusant, j’avais déjà bu une bière du même nom en NZ. Disons qu’ici au moins, c’est en rapport avec la faune de la région. A part ça, cette bière n’a rien de plus mémorable que sa consœur. Pas de mousse, peu de bulles, plate. En un mot, parfaite pour des australiens !

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Note : 2,5/10

St Louis :

Pour une fois je ferais court : à peine mieux que de la flotte aromatisée ! Voire pire…

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Note : 1,5/10

Namibie

Petit cours d’histoire : la Namibie fut une colonie sud-africaine depuis la fin de la première guerre mondiale jusqu’à l’indépendance qui n’est intervenue qu’en 1990. Forcément, se foutre aussi longtemps sur la gueule entre voisins, ça crée des liens. C’est ainsi que la Hansa et la Windhoek sont aujourd’hui largement exportées chez le puissant voisin. A l’inverse, on voit bien que toute l’industrie de la brasserie a été initialement importée d’Afrique du Sud.

Urbock :

Je sais déjà ce que va dire l’ami V, que je ne suis pas capable d’apprécier une bière si elle n’est pas autre chose que blonde. Ce n’est pas tout à fait faux, mais je sais très bien où vont mes préférences en Belgique, et de nombreuses blondes en font partie. Malheureusement, il faut aussi reconnaître que quand on cherche une bière possédant de vraies qualités gustatives, il faut se tourner vers des bières plus fortes (7° pour celle-ci) qu’elles soient ambrées ou brunes. J’ai toujours pensé que l’ambrée était le mix parfait entre la légèreté des blondes et le caractère des brunes.

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Dès l’ouverture de la canette, celle-ci embaumait l’intérieur du van : des parfums de bois, de terre, de céréales. Et quelle belle couleur ! Un inimitable velours qui pourrait faire penser à un whisky ou un vieil armagnac. Tout était parfait jusqu’à la dégustation. La Urbock était malheureusement plus plate que ce qu’on pouvait espérer. Caractère pas assez affirmé, rien de plus sur la langue que ce que mon nez m’avait déjà offert. Bref, un très bon début, une fin un peu décevante, mais un résultat tout de même bien au-dessus de la moyenne.

Note : 5,5/10

Windhoek Lager & Windhoek Special Lager :

Bon après la version draught, on s’attaque aux petites sœurs ! Autant la version lager « simple » est une énième resucée de Kro qu’on trouve à chaque coin de rue et sur laquelle je ne m’étendrai pas (et puis il n’y a pas la place, c’est bien trop petit une canette !), autant la version « special » est plus intéressante. Par le simple fait déjà qu’il faut un peu se battre pour poser sa main dessus. Et surtout parce qu’elle possède presque les atouts d’une bonne bière : arôme délicat, couleur attirante, texture plus onctueuse que la lager, sans être trop dense, rafraîchissante, oui, c’est presque bien. Tout est dans le presque malheureusement…

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Note : 3,5/10 & 4,5/10 respectivement

Windhoek Draught :

Dans la petite boutique du camping d’Ai-Ais, j’avais le choix entre la version lager et la version draught de cette bière portant le nom de la capitale de la Namibie (hop, deux secondes culturelles). Sur les conseils d’une certaine personne se vantant régulièrement sur ce blog de ses origines du centre de la France, j’ai choisi plein d’espoir la version draught. Quelle ne fut ma déception quand je la versai dans mon verre : on ne peut pas dire que la couleur jaune fadasse donne vraiment envie d’y tremper les lèvres. Ceci dit, après dégustation, je dirais que la Windhoek vaut certainement mieux qu’une Kro. Cela ne tient pas à grand chose, certainement une amertume plus profonde, un goût de houblon plus marqué, qui font qu’elle évite les plus mauvaises notes.

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Note : 4,5/10

Tafel Lager :

Je n’attendais pas autre chose de la Tafel que de me rafraîchir le gosier après un peu de marche dans le Fish River Canyon, alors qu’on prenait un bain dans les excellente sources d’eau chaude d’Ai-Ais. Contrat largement rempli et même bien plus que ça. Si je reproche à d’autres bières leur manque de caractère, la personnalité légère de celle-ci est ce qui fait son charme. En fait, j’ai même été surpris de voir que ce quelle perdait en amertume, elle le gagnait en saveur. Bref elle a bien mérité sa moyenne.

Cherchez la binouze sur la photo
Cherchez la binouze sur la photo

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Note : 5/10

Afrique du Sud

Les Afrikans, on l’a dit ailleurs dans le blog sont les descendants des colons hollandais. Qui, avec le temps, on bien dû laisser la place aux envahissants anglais. Par conséquent, et même si le meilleur alcool produit dans le pays a pour origine la venue des huguenots français (il s’agit du pinard bien entendu), on est quand même en droit de s’attendre à quelque chose de pas trop vilain du côté de la bière locale.

Carling Black Label :

Cette bière détient sans aucun doute la palme de l’auto-congratulation. La canette liste toutes les récompenses qu’elle est censée avoir obtenues internationalement. Ce n’est pas immérité d’ailleurs (ça dépend juste des concurrents que l’on met en face) et je savais déjà qu’elle sortait du lot puisque je l’avais remarquée lors d’un test à l’aveugle. Ou pour dire vrai, dans un bar de Jo’burg où les tournées s’enchaînaient suffisamment vite pour que je ne sache pas vraiment ce qui me passait dans la chope. Bref cette Black Label, qui n’est pas absolument pas brune, possède ce petit goût épicé, presque piquant, qui me fait apprécier les blondes, tout en restant assez légère pour être consommée « en masse ».

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Autocongratulation !!!
Autocongratulation !!!

Note : 5/10

Castle Milk Stout :

Mais dis donc, ça ne ferait pas une éternité que je n’avais pas bu une bière digne de ce nom ? La dernière fois que j’ai fermé les yeux de plaisir en dégustant ma boisson doit remonter au moins à la NZ (ah l’Australie, ce grand pays de la bière-flotte). Bref, Castle a eu la riche idée d’étoffer sa gamme avec cette Milk Stout qui, je vous rassure, ne contient pas un gramme de lait (mais du maïs comme toutes les bières d’ici, ce qui est assez surprenant pour nous autres européens). Non j’imagine que le lait dont il est question se rapporte plus à la texture de la dite bière. Douce, veloutée, presque aussi épaisse qu’une Guiness mais plus légère, cette Stout a de nombreuses qualités. Peut-être même que si je l’avais goûtée à la pression plutôt qu’en canette, elle obtiendrait une encore meilleure note aujourd’hui (comme pour un vin, je lui reprochais juste de manquer un peu de « bouquet », d’être un peu trop plate au goût, pour vraiment totalement m’éblouir).

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Note : 6/10

Castle Lager :

Pour ce qu’on en a vu pour le moment, la Castle est ZE beer du pays. Les locaux l’achètent à la tonne et viennent en chercher des brouettes entières au supermarché. Si vous commencez à me connaître au travers de cette page, vous vous doutez quelque part que c’est le genre de détail qui me donne de mauvais préjugés. Car grosse consommation est rarement mère de qualité. Dans le cas présent, ce n’est presque pas faux (ou pas tout à fait vrai, c’est comme on veut). La Castle parvient en effet à sortir sa canette du lot des autres lagers. Comment ? Ca, je serais bien en peine de le dire ! Peut-être simplement parce que j’avais envie d’en ouvrir une deuxième après avoir vidé d’un trait la première…

Avec les petites pistaches indispensables...
Avec les petites pistaches indispensables...

Note : 4,5/10

Hansa :

Mes premières canettes de Hansa m’ont été offertes par un vrai ancien joueur des Natal Sharks (mais si vous connaissez, c’est l’ancien club de Michalak !) et même international du XV d’Afrique du Sud, ayant porté à plusieurs reprises le maillot des springboks. Et ça, ça n’a pas de prix comme on dit chez Mastercard. Autre détail, on m’a aussi dit que cette bière est une ancienne bière namibienne maintenant produite en SA (et c’est pourquoi je la classe ici). Bon sinon, à part tout ça, vraiment rien de fabuleux..

Yes, trois d'un coup ! Trop gentils les Afrikans !
Yes, trois d'un coup ! Trop gentils les Afrikans !

Note : 3,5/10

Lesotho

Ce minuscule pays qu’est le Lesotho illustre à merveille la théorie suivante : tout pays au monde produit sa propre binouze, quel que soit son état d’avancement technologique, ses goûts culinaires ou même sa religion. Concernant la religion, j’en veux aussi pour preuve une des meilleurs bières qu’il m’aie jamais été donné de goûter de toute ma vie, l’inénarrable Hakim Stout (rétrospectivement un bon 7/10), sirotée entre deux feuilles de khat à la terrasse d’un café de Harar, la plus grosse ville de la partie musulmane de l’Ethiopie ! Mais revenons au Lesotho et à ses montagnes, à ses habitants chrétiens ainsi qu’à sa Maluti.

Maluti :

Maluti, c’est le nom de la chaîne de montagnes qui occupe 90% du pays. Une sorte de fierté nationale. A laquelle cette bière est loin de faire honte. Bien sûr, ça manque de corps et c’est clairement fait pour se désaltérer avant tout. Mais j’ai été très surpris d’y trouver ce petit goût de céréales qui lui confère une âme, cette douce amertume qui sait éviter l’âcreté. En conséquence de quoi, elle obtient une note plutôt honorable.

Et une binouze biem fraiche, une !
Et une binouze bien fraiche, une !

Note : 4,5/10

Australie

La section australienne de cette page bière a connu une longue gestation. A cela plusieurs raisons toutes plus mauvaises les unes que les autres. D’abord le temps, qui était plutôt froid au début de notre trip antipodiste… antipodien… bref de l’autre côté du globe, et qui n’incitait point à la consommation. Avouons-le, il est un peu plus facile de s’en décapsuler une par une belle soirée d’été qu’au fin fond de l’hiver. Ensuite la flemme (ça arrive même aux meilleurs). Et enfin le simple fait que la binouze locale est loin de rejoindre mes critères perso en terme de qualité.

Il faut dire que de nombreuses marques sont des sous-produits de la compagnie Foster, ce qui me ramène toujours à l’excellentissime blague de mon non moins excellent collègue suédois Sven-Ove (la blague est en anglais car absolument non traduisible en français… et sans doute en suédois).

« Do you know what’s the difference between a Foster and making love in a canoe ? »

« No difference, mate, in both cases, it’s fucking close to water ! »

Coopers Brewery Sparkling Ale & Mild Ale :

Désespérant de trouver enfin autre chose que de la bibine pour très jeunes australiens en quête de leur première murge bon marché, j’ai soudain découvert un concept inédit en France (et que nous devrions nous dépêcher d’importer tant il me semble commercialement prometteur) : le drive-in à alcool ! Kezako ? Et bien il s’agit d’un supermarché à alcool où, comme au MacDo, on peut se ramener avec sa voiture pour passer commande de caisses entières de marchandises avant qu’un gentil serveur ne vienne fourrer vos 10 packs dans la glacière à l’arrière du pick-up. Et accessoirement, il y a bien plus de choix que dans n’importe quel autre magasin.

Histoire de prouver qu'on peut se cultiver en buvant un coup....
Histoire de prouver qu'on peut se cultiver en buvant un coup....

C’est donc là que j’ai pu enfin fouiller un peu les rayons et trouver deux bières qui me semblaient sortir de l’ordinaire. Au moins par l’étiquette. Et par le fait qu’elles viennent d’une petite brasserie. Et qu’elles existaient en plusieurs versions. Bon il serait présomptueux de dire que j’ai fait là une superbe découverte, mais ces bières au moins sortaient de l’anonymat général pour faire revivre mes papilles atrophiées.

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Au passage quelqu’un peut-il me dire ce que veut dire exactement en terme scientifique de brasserie une « sparkling ale » ? Parce que pour moi, « sparkling » voulait dire pétillant et qu’une bière qui n’aurait pas de bulles, c’est un peu comme une soupe sans moustaches, comme l’aurait dit mon idole le commissaire Bougret.

Note : 5,5/10 et 4,5/10 respectivement

XXXX Gold :

Non vraiment, y-a-t-il quelqu’un qui puisse prendre au sérieux une bière avec un nom pareil ? Les XX doivent sûrement servir au brasseur à cacher son nom devant l’infamie d’avoir produit un truc pareil, c’est pas possible autrement ! Le pire dans cette histoire, c’est qu’il s’agit d’une des bières les plus vendues dans le nord et le Queensland. Ce qui a au moins le mérite de produire des pubs assez marrantes (involontairement bien sûr) : « XXXX la meilleure bière » « Drink XXXX, the taste of gold ». OK les gars, je crois qu’on devrait parler marketing vous et moi…

A part ça ? Ben rien à dire, je n’ai même pas retrouvé de photos dans nos archives, c’est dire le peu de crédit que j’ai dû accorder à la chose.

Note : 3/10

Tooheys :

Dans la série j’essaye en vain tout ce qui me passe sous la main pour trouver quelque chose de correct, je suis tombée sur cette bière qui se vantait d’être faite de produits entièrement naturels (et 100% australiens pour flatter le patriotisme local). Bon les gars, trouver de l’eau australienne et 100% naturelle pour ensuite lui donner le nom de bière, ça n’a pas dû être trop dur hein ?

Allez, je suis un peu mauvaise langue, cette bière possédait en effet une assez belle robe aux reflets bruns qui promettait beaucoup. Dommage que la dégustation n’ait pas suivi. Encore une bière fadasse qui ne devrait pas encombrer les rayons des supermarchés ailleurs qu’en Australie…

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Note : 4/10

VB (Victoria Bitter) & M (Melbourne Bitter) :

Les fameuses sous-marques de Foster, reconnaissables jusque dans le packaging (la marque du démon !). Ca m’a bien fait marrer quand j’ai demandé à la barmaid de la roadhouse paumée au fin fond de l’outback où nous avions atterri, de me donner la meilleure bière qu’elle avait en stock, la plus forte en tout cas, afin d’essayer quelque chose de nouveau, et qu’elle m’a rapportée une VB. Je crois que pour être charitable je ne dirais pas un mot de plus. Je crois que même la couleur sur la photo parle d’elle-même.

Oooooh, le bel échantillon !
Oooooh, le bel échantillon !

Allez si, un dernier mot, la M était juste un poil meilleure que sa cousine, mais pas assez pour atteindre le 4/10. C’est moche pour elle…

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Note : 3/10 et 3,5/10 respectivement

Nouvelle-Zélande :

La NZ est le premier pays anglo-saxon traversé pendant ce tour du monde. Et là où il y a de « l’anglo », il y a forcément une « ale » qui traîne dans les environs. C’est sûr que vu le climat du pays permettant la culture locale du houblon (dans l’île sud) il y a plus de chance de trouver dans le coin une bière digne de ce nom qu’au milieu des plateaux andins. En plus le Lonely nous fournit une liste complète des micro-brasseries à visiter ! Ils me plaisent les auteurs de ce guide…

Founders Generation Ale :

Dans ce superbe restaurant de Wellington à la décoration plus communiste qu’un goulag stalinien (photos de Lénine et drapeau soviétique sur les murs), alors qu’Audrey dégustait un succulent Pinot Noir de Marlborough, je m’attaquais à cette bière artisanale, en provenance d’une petite brasserie de l’île sud. Pour tout dire, l’alcool a dû me monter à la tête, peut-être ai-je trop trempé mes lèvres dans l’alléchant verre d’Audrey, toujours est-il que je ne me souviens que d’une chose à propos de cette agréable bière ambrée : qu’elle était plus remarquable que celle de Mike !

Ah les petits cafés de Wellington...
Ah les petits cafés de Wellington...

Note : 6,5/10

Mike’s Premium Organic Lager & Mike’s Traditional Dark Mild Ale :

Ces deux bières là, nous avons fait du chemin pour les trouver ! En fait j’ai imposé un détour de 60 kilomètres à Audrey juste pour payer une visite à cette micro-brasserie située dans l’ombre majestueuse du Taranaki, dans l’île Nord. Petite brasserie (qu’on a visitée), petite production, mais de qualité ! Tous les produits sont bios et l’eau vient même du toit ! La dégustation fut pour moi une vraie (et agréable surprise). Bien que le marketing de la boîte semble centrée sur les qualités de « l’ale », celle-ci ne m’a pas plus ému que cela. Elle se situe certes dans une bonne moyenne mais j’ai peiné pour y sentir le moindre arôme original. Bref peut-être les kiwis ne sont-ils pas habitués à ce genre de binouzes et sont donc plus facilement impressionnés ?

La brasserie de Whitecliffs
La brasserie de Whitecliffs

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Bref la vraie bonne surprise est venue la Lager. Alors que j’allais acheter mon pack de bière ambrée (on ne se refait pas) Audrey m’a convaincu de tester la blonde locale. M’attendant à une énième répétition des mêmes gammes, j’ai été détrompé dès la première gorgée. Dieu du houblon, cette bière a quelque chose dans le malt ! Quelque chose que je suis aujourd’hui bien en peine de décrire. Déjà, elle a plus de goût qu’un verre d’eau et c’est déjà bien plus que la moyenne. Peut-être est-ce dû au houblon importé spécialement d’Allemagne mais elle a une amertume bien différente de celle de ses consœurs. Sans laisser un goût acre sur la langue, elle chatouille agréablement le fond du palais. D’une belle couleur un peu trouble, elle possède plus de saveurs que sa cousine ambrée. Autant de bonnes choses qui me font lui attribuer la meilleure note jamais mise pour une blonde jusqu’à présent ! Chapeau Mr Mike, vous devriez mettre ce produit plus en avant !

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Note : 6/10 pour la Ale et pas moins de 7/10 pour la Lager

Lion Red :

En attendant de visiter notre première brasserie artisanale, on se rabat sur ce qui nous tombe sous la main. Une bière qu’on ne peut tester qu’en canette, c’est toujours forcément suspect. Certes la Lion Red doit forcément exister quelque part en pression, mais pour ce qu’on en a vu, elle remplit plus souvent les étals des supermarchés que les comptoirs des bars. Du coup, impossible de savoir quelle est au juste sa couleur. Au goût, c’est une blonde aux (légers) arômes boisés, donc sortant tout de même de l’ordinaire. Il a tout de même fallu que je m’en verse un peu dans la main pour voir qu’effectivement, elle présentait quelques reflets rouges. Enfin bref, tout ça pour dire que ça se boit mais que ça ne casse pas trois pattes à un canard boiteux.

Mouais pas mal...
Mouais pas mal...

Note : 4/10

Speight’s :

Notre première bière NZ, la « fierté du sud » comme c’est écrit dessus ! D’ailleurs tout son marketing repose sur le fait que c’est une bière faite pour ces hommes rudes et fiers peuplant les vastes régions méridionales. Des allemands en partance nous avaient gentiment offert un pack de 6 (mais comment pouvait-il leur rester de la bière ? De la nourriture je peux comprendre, mais de la bière ?) qu’on s’est empressé de déguster. Se plaisant à réfuter tous mes préjugés sur les bières à forte production, celle-ci possède une identité remarquable (au sens propre du terme). Il s’agit d’une bière que je qualifierai très subjectivement de « blonde qui se teindrait légèrement les cheveux en roux », c’est-à-dire une bière rafraîchissante mais subtilement et suffisamment épicée (presque piquante) qui permet de la différencier de la flotte. On n’y retrouvera sans doute pas toute la complexité et le mélange de saveurs qui faisaient des « Austral » chiliennes des bières d’exception, mais suffisamment de caractère pour lui attribuer une note honorable.

Le traditionnel combo binouze / apero
Le traditionnel combo binouze / apéro

Note : 5/10

Polynésie française :

On a tous en tête des images attachées à ce petit bout de France situé à l’autre bout du monde : des plages de sable blanc, des cocotiers, des lagons bleu azur… Mais certainement pas celle d’une bonne chope de bière débordante de mousse ! Pourtant il existe des brasseries à Papeete qui aimeraient sûrement voir changer cet état d’esprit. M’est avis que ça ne va pas changer de si tôt…

Hinano :

Comme le disait mon estimé paternel dans un des commentaires ci-dessous, la Hinano est un des piliers de culture polynésienne. Il n’est même pas concevable de faire une soirée sans 5 packs de Hinano sous la main (5 c’est juste pour l’apéritif). Pour ce qu’on en a vu, les polynésiens ne boivent pas trop d’alcool fort genre whisky ou ricard (ou une quelconque liqueur locale à base de poisson perroquet aromatisée à la noix de coco) mais qu’est-ce qu’il se rattrape sur la binouze ! Et 99% du temps c’est une Hinano qui leur tombe sous la main. Comme il se doit, comme toutes les bières blondes destinées à une consommation abusive, celle-ci est d’une désolante banalité. Le même paternel cité plus haut l’a lui-même qualifié d’après ses souvenirs de, je cite, « pisse d’âne ». Je n’aurais pas dit mieux…

Sympa la vue depuis notre pension de Tahaa, non ?
Sympa la vue depuis notre pension de Tahaa, non ?

Note : 3/10

Tabu :

Désespérés (enfin bon, surtout Vincent, il faut bien le dire) par le monopole de la bière citée ci-dessus (dont on va arrêter de répéter le nom), nous avons cherché en vain dans tous les bars et supérettes des différentes îles traversées une alternative crédible. Et bien ce fut une quête extrêmement difficile et ce n’est que dans un seul supermarché, au fond du village principal de Bora Bora, que nous avons finalement trouvé la Tabu. Vous ne trouvez pas que son design général rappelle quelque peu notre Despé nationale ? Et les premières gorgées confirment ce jugement car on retrouve aussi ce léger parfum citronné qui permet tout juste à cette blonde légère de sortir du lot. Disons que pour se rafraîchir le gosier, il est plus classe de le faire à la Tabu qu’à la vous-savez-quoi…

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Note : 4/10

Bolivie :

Très court passage de trois jours en Bolivie, il serait donc malhonnête de dire qu’on a eu vraiment le temps d’expérimenter les qualités de brasseur des indiens quechuas ou aymaras. Surtout vue l’unique bière goûtée..

Lipeña :

Il s’agit d’une bière artisanale fabriquée à base de quinua (et non « aromatisée à » la quinua la différence est notable), la quinua étant une céréale que nous soupçonnons fortement être appelée sarrasin par chez nous mais sans certitude aucune. Et qu’à-t-elle de particulier cette bière, à part d’être fabriquée et consommée dans des bleds impossibles, à des altitudes improbables (en l’occurence à côté du salar d’Uyuni) ? Et bien rien en fait ! C’est de la flotte, ni plus ni moins, ce qui lui vaut l’insigne honneur de récolter la pire note donnée depuis le début de ce classement. Comme quoi l’homme est prêt à avaler n’importe quoi du moment qu’il peut poser l’étiquette « bière » dessus…

La bête, sur le comptoir d'une petite épicerie de l'altiplano
La bête, sur le comptoir d'une petite épicerie de l'altiplano

Note : 2/10

Chili :

Petit passage au Chili, bien plus court au final que le séjour qu’on a effectué en Argentine, de l’autre côté des Andes. Mais pas suffisamment court pour qu’on oublie de s’en jeter une derrière la cravate…

Mestra Amber Ale :

En voilà une vraie surprise dégustée sur les hauteurs de Valparaiso ! Guidés par la soif, nous sommes tombés par hasard sur un bar qui semblait n’être qu’un énième troquet proposant des bières anonymes quand il recelait en fait en son sein un véritable trésor de bières artisanales. Ne pouvant décemment les goûter toutes, j’en ai choisi une, au hasard total. Et la surprise fut au rendez-vous ! En premier lieu la Mestra présente une robe étonnante, particulièrement foncée et surtout très trouble : la transparence, connaît pas ! Deuxième surprise : son bouquet. A ce niveau, on peut vraiment parler de bouquet, comme pour un vin ! Même les nez les moins fins ne peuvent qu’être transportés par les parfums dégagés. Enfin c’est une bière sans amertume aucune, et donc facile à boire par tous malgré sa consistance « solide » en bouche. Certes on peut lui reprocher d’être moins suave en bouche que ce que son bouquet ne promettait (le ramage et le plumage, tout ça, tout ça) mais tout de même c’est une bière de très bon standing !

Difficile de rendre correctement en photo l'opacité de cette robe...
Difficile de rendre correctement en photo l'opacité de cette robe...

Note : 6,5/10

Austral Patagona :

La Patagona est la confirmation faite bière que décidément à Punta Arenas (la ville de Patagonie chilienne où se trouve la brasserie Austral) on respecte l’amateur de houblon. Avec Austral, on tient là une très bonne famille, meilleure même que la famille Quilmes dont j’avais dit pourtant beaucoup de bien (ah les histoires de familles c’est toujours compliqué !). La Patagona est une nouvelle « Pale Ale » et je me demande bien ce qu’ils foutent au service marketing de chez Austral car il me semble qu’elle marche un peu beaucoup sur les terres de la « Calafate » sans lui arriver disons, aux épaules. Il s’agit d’une belle bière ambrée qui ne possède peut-être pas assez de caractère. En fait comme ses cousines, elle est très peu amère. Dans le cas de la Calafate qui possède, elle, des arômes fruités plus puissants, il s’agissait indéniablement d’un avantage. Ici, c’est peut-être bien un inconvénient. Bon en vrai, j’arrête ici la sodomie de diptères, cette bière est quand même de très bon niveau !

Raaaah, comment que ça fait du bien au retour des déserts d'altitude boliviens !
Raaaah, comment que ça fait du bien au retour des déserts d'altitude boliviens !

Note : 6/10

Kuntzmann Torobayo :

Une ambrée légère ou une blonde forte, je n’ai pas réussi à choisir entre les deux propositions. Il ne s’agit clairement pas d’une blonde, rien que pour sa jolie couleur dorée, mais elle garde pourtant une saveur très légère et rafraîchissante.

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Le détail amusant est que je l’ai bue le lendemain de sa cousine aromatisée au miel et que je lui ai trouvé des similitudes certaines. Comme s’il restait du miel dans la cuve après le brassage de l’autre ! La comparaison est sans doute due à sa douceur mais s’arrête là : la Torobayo est une vraie bonne bière de connaisseurs, qui mérite sa note au-dessus de la moyenne.

Un intrus s'est glissé sur cette image, saurez-vous le dénicher ?
Un intrus s'est glissé sur cette image, saurez-vous le dénicher ?

Note : 6/10

Kuntzmann Honig Ale :

Seigneur pardonnez votre enfant car il a péché ! Non seulement j’ai goûté une bière aromatisée mais en plus j’ai… arf, non c’est trop dur… j’ai aimé ça ! En l’occurrence (et comme les germanophiles le savent déjà) une bière parfumée au miel. J’ai craqué devant l’attrait de la nouveauté : y en a-t-il entre vous qui connaissait déjà ce genre d’élixir ?

Rien qu’en m’en versant un verre, j’avais l’impression de me faire une tartine de miel. Incroyable l’arôme dégagé par cette cerveza ! Tout, de la couleur dorée au goût sucré confirment que les brasseurs chiliens n’ont pas dû mégoter sur la quantité de nectar. La surprise vient du fait que bière et miel se marient en fait parfaitement bien. C’est même étonnant qu’on ne trouve pas ça partout en Europe, je suis sûr qu’il y a un marché pour la chose. Voire une idée de reconversion pour le retour 😀 Plus sérieusement, je pense que plus d’une chope aurait fini par m’écœurer tant le breuvage est doux (un peu comme du chouchen, mais en bien meilleur, re-paf dans la tête des bretons) mais un verre de Honig Ale est un parfait accompagnement de type « vin » avec un plat de viande à mon avis.

Bon si on l'importe en Frence, faudra un peu relooker l'étiquette...
Bon si on l'importe en France, faudra un peu relooker l'étiquette...

Note : 6/10

Austral Dark Ale :

Une sœur de la précédente qui souffre malheureusement de la comparaison avec sa cadette ! Prise à part, elle m’eut sûrement bien plus enchantée car il s’agit d’une bière de très très honnête facture. Mais il faut reconnaître qu’elle est beaucoup moins originale que la Calafate, rentrant vite dans le rang, malgré ses qualités indéniables. Pourtant un bon point pour elle est d’éviter d’être trop « sucrée », comme la Cusqueña Negra par exemple. Dans les mauvais points, elle laisse une très étonnante sensation piquante sur le bout de la langue. Comme un mousseux en fait, ce qui me fait dire qu’elle mériterait en fait une deuxième dégustation pour confirmer mes sensations…

Note : 6/10

Austral Calafate Ale :

Tout simplement la meilleure bière jamais bue au cours de ce voyage ! Voilà, j’en étais arrivé à me dire que je n’arriverai jamais à mettre une note au-dessus de 6,5 et puis, paf, sans prévenir, je passe au supermarché d’Ushuaïa, me laisse tenter par une bière chilienne qui pourtant ne payait pas de mine et là, la surprise divine ! « Divine » est d’ailleurs un terme particulièrement adéquat dans ce cas puisque l’étiquette indiquait texto et sans sourciller que la Calafate était un don des dieux fait aux hommes de Patagonie (wahou moi aussi je veux bosser dans le marketing ici, la drogue a l’air d’être bonne !). Et pourtant…

Oui, Dieu existe !
Oui, Dieu existe !

Et pourtant cette bière évite tout simplement tous les écueils habituels en ajoutant en plus des traits de caractère originaux : douce sans être sucrée, aux arômes très fruités mais sans perdre l’amertume qui fait d’elle une vraie bière (et pas un pâle palliatif style Kriek, désolé pour tous les buveurs de Kriek), une très belle couleur ambre mais pas trop foncée, tirant même plus sur le jaune… Les mots finissent par manquer quand on a un tel coup de foudre. Je dirai donc juste en bref : un vrai régal pour les papilles.

Note : 7/10

Argentine :

Et si on touchait enfin à l’Eldorado ? Et si ce pays de mangeurs de steaks longs comme mon bras était également un pays civilisé sachant traiter le houblon avec le respect que mérite cette plante ? A peine arrivés à Buenos Aires qu’on découvre déjà autant de marques différentes que dans le Pérou entier. Et ce qui est nouveau, c’est que chacune de ces marques semble se décliner en 3 ou 4 versions allant de l’ambrée à la « stout ». Alleluia, mes frères !

Beagle Rubia & Rojo :

Mais pourquoi deux bières mélangées ainsi en un seul paragraphe, sans photo qui plus est ? Ah là là, en fait ça tient juste aux conditions de « dégustation » de celles-ci. Ayant laissé Audrey dormir à l’hôtel, je suis parti avec trois argentins et une argentine (la gérante de notre guesthouse en fait) faire la fête dans un pub d’Ushuaïa jusqu’à 4h du mat’. Forcément les bières Beagle ont bien tourné, alternativement blondes ou ambrées, et il était parfois difficile de faire la part des choses. Du même nom que le bras de mer qui borde la ville, ces bières sont brassées localement. Et sont toutes les deux bien au-dessus de la moyenne, comme toutes les bières de Patagonie d’ailleurs (voir l’Austral au Chili ci-dessus). Mais bref dans cette ambiance là, je n’ai pas pu faire le fin gourmet, j’ai juste réussi à savoir que je préférais la Rojo à la Rubia (ce n’est d’ailleurs pas leurs vrais noms, elles ont des patronymes plus sexy que j’ai oubliés) ! Le lendemain au réveil, super mal au crâne mais je crois bien que c’était plus dû au vin du dîner ou au Fernet coca (une sorte d’alcool aux herbes d’origine italienne).

Notes : respectivement 5 et 6/10

Antares Barley Wine :

Wahou, la première d’homme qui se retrouve entre mes mains impatientes depuis le début du voyage ! Bière d’homme vu son degré d’alcool : 10°, pas moins. D’où son nom pas usurpé de « vin ». Une robe étonnante, entre l’ambre et le marron. Une bière aux arômes de céréales très puissants, qui sait se sortir du lot. Le seul reproche que je lui ferais est d’être, à mon goût, très très amère, trop sûrement. C’est pourquoi ce n’est pas encore celle-ci qui décrochera le premier 7/10…

Avec les cahouettes, le pied !
Avec les cahouettes, le pied !

Note : 6/10

Quilmes Stout :

Et voilà, on complète la collection de la famille Quilmes en demandant la version « stout ». Ce n’est de loin pas la plus mauvaise, bien que je l’ai trouvée un peu légère pour une stout, plus fade que la « bock » pour tout dire (dont je me suis resservi une pinte dans la foulée)… Sur cette petite déception, je baisse un peu la note par rapport à ses soeurs, mais ça reste une valeur sûre. Décidément la famille peut être assez fière de sa progéniture.

Deux en même temps, devinez où ira mon choix...
Deux en même temps, devinez où ira mon choix...

Note : 5,5/10

Iguana :

Une nouvelle blonde sans relief ni panache (surtout comparée à la stout dégustée dans le même café) misant apparemment plus sur le marketing que sur la saveur pour faire grimper les ventes. C’est en effet la première canette que je vois se permettre le luxe de ne pas porter d’étiquette, ne se reconnaissant que, d’une part, à la forme stylée de sa bouteille (avec creux ergonomique pour la paume de la main, bon point pour le buveur patenté) et d’autre part au lézard moulé sur le verre. Pas d’autres curiosités à en tirer…

Sur la gauche, le creux pour les soiffards qui pourraient laisser glisser la bouteille
Sur la gauche, le creux pour les soiffards qui pourraient laisser glisser la bouteille

Note : 4/10

Salta Negra :

Une bière brassée localement dans la ville du nord du même nom. Et donc assez peu trouvable dans le reste du pays, ce qui explique que, contrairement à la Quilmes, je n’ai pas pu en tester toutes les déclinaisons. N’en ayant qu’une à choisir au supermarché, j’ai suivi mes penchants naturels et ai opté pour la version « negra ». Bien m’en a pris car le résultat était excellent (elle a même charmé le palais d’Audrey, c’est dire !). Son seul tort fut d’arriver après la Quilmes Bock, à laquelle elle ressemble étrangement. Du coup elle hérite de la même note.

Malheureusement, pris dans la bonne ambiance de la soirée (il y avait du vin très correct aussi, si je me rappelle bien) j’ai oublié de la prendre en photo…

Note : 6,5/10

Warsteiner :

Ah tiens, ici aussi finalement ils font de la bière quelconque ? Zut alors ! Moi qui croyais en avoir terminé ! Par contre petit détail à creuser par la suite sur le net, cette bière fabriquée en Argentine possède toutes les caractéristiques d’une bière allemande : la fadeur (bon OK je généralise), le nom, les inscriptions sur l’étiquette et jusqu’au certificat d’accord avec la législation teutonne en ce qui concerne les conditions de production. Bon alors elle vient d’où ? Mis à part ça, circulez, y a rien à voir…

Sur la terrasse de nôtre hôtel à BA...
Sur la terrasse de nôtre hôtel à BA...

Note : 3,5/10

Quilmes Cristal :

La plus répandue de la famille Quilmes : normal, il s’agit en fait de la version blonde légère dont on a testé toutes les déclinaisons péruvienne jusqu’à plus soif. Mais soit les argentins sont vraiment de meilleurs brasseurs que leurs confères outre-andins, soit je me laisse influencer par la très bonne tenue de ses deux grandes sœurs (chez Quilmes, il me manque encore la Stout pour finir la « collection »), toujours est-il que même après plusieurs essais, je tiens la Cristal en meilleure estime que pas mal de ses concurrentes.

En face du musée des Beaux Arts de BA, dans un parc super calme
En face du musée des Beaux Arts de BA, dans un parc super calme

Mais quand même pas au niveau de la Cusqueña Rubia…

Note : 4,5/10

Quilmes Red Lager :

La première bière ambrée bue en plus de deux mois de voyage ! Si c’est pas malheureux ! D’autant que c’est mon péché mignon, mon type de bière préféré, celui qui marrie le mieux le plaisir rafraîchissant d’une blonde et la saveur d’une brune. Bref quand j’ai vu la bouteille me faire de l’œil au supermarché, je n’ai pas résisté longtemps.

Mais c'est cool le repas est servi avec !
Mais c'est cool le repas est servi avec !

Elle m’a bien rendu cet amour spontané : elle avait tout pour elle ! Certes elle était de nature moins complexe que ses cousines belges, ses arômes moins affirmés qu’il ne l’aurait fallu, mais derrière cette timidité se cachait un vrai cœur d’or, des saveurs boisées et fruitées, bref un vrai bonheur !

Une nouvelle note au dessus de la moyenne pour l’Argentine !

Note : 6/10

Quilmes Bock :

Hum quel plaisir de trouver cette brune légère, aussi racée qu’une danseuse de tango, dans les rues de la Boca, l’ancien port et nouveau quartier « bohème » de la ville ! Même par plus de 30°C, elle sait rafraîchir autant que plaire au palais. Pour dire à quel point ça se boit bien, c’est qu’Audrey a fini la sienne avant moi! Et pourtant au palais, une multitude de saveurs qui vous font dire qu’on resterait bien à cette terrasse de café une heure de plus…

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Note : 6,5/10

Uruguay :

Mais ouais, on est allé passer un jour en Uruguay, dans la petite ville de Colonia, situé au bord du Rio de la Plata. La ville est vraiment jolie, calme, agréable et possède d’excellentes terrasses de café pour tester une nouvelle cerveza !

Patricia :

A part le fait d’être 1) une bière en provenance d’un pays un peu éloigné des routes touristiques et 2) de posséder un nom un peu ridicule (pour une bière s’entend, je ne voudrais me fâcher avec aucune Patricia !), cette blonde n’apporte strictement rien de particulier au monde de la bière. Même pour se rafraîchir le gosier, on a eu mieux. Comme tant d’autres avant elle, elle hérite de la note de référence « Pilsen »

Posés en face du Rio de la Plata, le soleil se couche, tout va bien...
Posés en face du Rio de la Plata, le soleil se couche, tout va bien...

Note : 3/10

Pérou :

D’après le guide Lonely, les bières sont ici nombreuses, variées et peuvent même sortir du standard « blonde rafraîchissante » ! Prometteur, même si ce sont de vils buveurs de Foster australiens qui en sont les auteurs …

Arequipeña :

Et bien ! On s’est battu pour la trouver celle-ci ! Incroyable qu’à Arequipa, la deuxième ville du pays, on trouve bien plus de Cusqueña, la bière de Cusco, ville concurrente, que de bière locale ! Mais alors quoi les gars vous avez aucune fierté pour votre belle cité ? Attendez laissez-moi goûter ça (au fin fond du canyon de Colca), voyons voir, oui, hum, attendez encore… Oui bon en fait resservez moi plutôt une Cusqueña, c’est sûrement pas celle-ci qui fera remonter la désastreuse moyenne péruvienne !

Oui la photo est moche mais la bière mérite-t-elle mieux ?
Oui la photo est moche mais la bière mérite-t-elle mieux ?

Note : 3/10

Apu Cerveza de Coca :

Voilà enfin une bière originale ! De la bière parfumée à la coca, ce n’est pas sûr que vous en boirez tous les jours ! Et ce pour la très bonne raison que la feuille de coca n’est légale que dans un certain nombre de pays, nombre inférieur au total de neurones d’une poule.

En tout cas, ça file pas la chance aux dés
En tout cas, ça file pas la chance aux dés

Pour mémoire la feuille de coca, c’est ce que mâche tous les quechuas ici à longueur de journées. Ca occupe autant les maxillaires et c’est toujours mieux que de fumer une clope. D’autant que, d’après l’étiquette de la bière en question, les propriétés de la coca sont les suivantes : améliore la concentration (avec de la bière ?), améliore la résistance (oui mais à quoi ?), est antistress, fortifie la mémoire, combat l’ostéoporose (vous avez entendu les femmes ? Faut vous mettre à la bière !) et le cholestérol et, le meilleur pour la fin, est à la fois un hypo et un hypertenseur (qu’on m’explique comment on peut être les deux à la fois !).

Mais c'est quoi ces jets de brun ?
Mais c'est quoi ces jets de brun ?

Et le goût dans tout ça ? Et bien la coca possède un goût amer très prononcé. Donc a priori, elle pourrait bien se marier avec le houblon. Le problème est que ce goût est sans doute trop prononcé, masquant presque tout le reste. Ah c’est sûr c’est pas de la Kriek, de la bière de fille ! Mais est-ce de la bière tout court ? Personnellement j’ai bien aimé, Audrey a juste détesté…

Note : quelque part entre 0 et 10/10

Pilsen Callao :

Y aura-t-il une échappatoire ? Passerons-nous à autre chose que la blonde légère (à défaut d’être pulpeuse) ? Rien n’est moins sûr ! C’en est tellement navrant que je me demande si je ne vais pas réévaluer mon classement vers le haut pour éviter d’avoir une moyenne autour de 3/10…

Décidant de rester optimiste, je nourris encore de grands espoirs sur la ville d’Arequipa que nous allons visiter par la suite et qui, me suis-je laissé dire, brassait une bière de qualité (du même genre que la Cusqueña en tout cas).

Encore une belle composition pour une bière qui ne le mérite pas !
Encore une belle composition pour une bière qui ne le mérite pas !

Et la Pilsen dans tout ça, me direz-vous? Rien que son nom devrait vous mettre sur la voie quant à sa qualité ! Elle hérite fort logiquement de la même note que sa consœur équatorienne.

Note : 3/10

Cristal :

On continue l’exploration de la binouze blonde légère par cette bière largement distribuée à travers tout le pays. Le slogan indique en toute modestie : la bière préférée des péruviens. C’est tellement présomptueux que j’avais déjà envie de jeter la bouteille à la tête du premier touriste teuton croisé (oui, ils le méritent) avant de l’avoir goûtée.

Mais mais mais, faut m'en laisser, hein ?
Mais mais mais, faut m'en laisser, hein ?

Et pourtant… Pourtant je me suis laissé avoir par la chose (Dieu de l’abbaye de Rochefort, priez pour moi, pauvre pécheur) qui était bien moins désagréable que prévue. A défaut d’originalité, cette bière possède son caractère qui, il faut le préciser, se repère bien mieux au bout de la cinquième canette de 65cl avalée. Rien que pour la bonne soirée passée, elle mérite d’être notée au dessus de la Pilsener (qui va finir par devenir mon maître étalon de la bière blonde fade).

Note : 4/10

Trujillo :

Voilà bien le type de bière qui ne sert à rien ! Rien qu’à voir l’étiquette, on sent le manque d’originalité criant. Mais même les plus grands critiques se doivent de temps à autres de goûter aux plus infâmes bouillons et c’est donc d’un pas résolu et d’une bouche nerveuse mais néanmoins impartiale que je me suis avancé vers la bête.

Quand faut y aller, faut y aller !
Quand faut y aller, faut y aller !

Malheureusement le ramage ressemblait au fort au plumage, à savoir un jaune très pâle qui n’était pas sans rappeler certain fluide corporel… Une blonde tellement insipide qu’elle m’a même fait regretter la Pilsener (voir plus bas), c’est dire !

Aaaaaaaaah c'est même écrit partout !!!
Aaaaaaaaah c'est même écrit partout !!!

Note : 2,5/10

Cuzqueña negra :

Comme son nom l’indique bien cette fois-ci, une bière brune ! C’est peu de dire que ça ne court pas les rues par ces latitudes et on doit saluer l’effort des producteurs de ne pas céder à la facilité Kronembourgesque !

D’autant que je dois dire que c’est la première « vraie » bière bue depuis Le départ de notre tour du monde. Une très belle couleur foncée, mais pas trop sombre, tirant un peu sur le rouge, avec une mousse assez légère pour une brune. Un goût très doux, quasi sucré, voir (j’ose) un petit goût de caramel. Le tout d’une suavité exquise.

Regardez-moi cette couleur !
Regardez-moi cette couleur !

Un petit bémol cependant, cette impression de légèreté est vite retombée vu que j’ai passé l’aprèm à la digérer. Attribuons néanmoins cela au fait que boire une bière au petit-déj, c’était peut être un peu moyen (bon il était 9h30 !).

Manquant encore de référentiel dans mes notes, je vais éviter la surnotation de celle-ci, quitte à y revenir par la suite.

Note : 6/10

Cuzqueña rubia :

Comme son nom ne l’indique pas (et à ma grande déception) il ne s’agit pas d’une bière ambrée. Par contre, il s’agit bien d’une bière en provenance de Cuzco, qui fait la fierté de cette ville. Pour une fois c’est mérité car on note un réel effort de faire une boisson de caractère (« le même caractère de droiture qu’avaient les incas », annonce l’étiquette sans rigoler !). Toujours une blonde certes mais bien plus éloignée de l’eau que ses consœurs équatoriennes. On y voit des reflets d’ambre et des saveurs boisées viennent agréablement chatouiller le palais, la mettant au standard d’une Leffe tout en ayant plus d’originalité.

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Note : 5/10

Brésil :

Mais pourquoi un paragraphe Brésil alors que vous y allez même pas ? Hein ? Dîtes ? Oh ?

Alors d’abord « parce que », mais aussi car la prochaine cerveza, bien que bue le soir du réveillon de Noël à Cusco, est d’origine brésilienne (et même portugais si on recherche un peu plus loin)

Brahma :

Bien que n’ayant jamais approché mes lèvres de cette bière, il se trouve qu’elle m’était déjà familière pour ses pubs plutôt marrantes qui m’avaient distrait au moins une bonne minute de mon dur labeur.

Comment ? Vous n’avez jamais vu ces petits spots, transmis de mails en mails par des milliers de glandeu…d’internautes soucieux de faire sourire leurs petits camarades ? Allez, celui avec la tortue qui dribble puis jongle façon Zidane avec sa canette de bière ! Non ? Toujours pas ?

dsc_1147-b4Bon en fait, vous n’avez pas perdu grand-chose, car la bière est totalement quelconque. Je lui aurais néanmoins collé un demi point au-dessus de la Pilsener mais mes compagnons de boisson m’en vigoureusement dissuadé.

Note : 3/10

Équateur :

Certes la bière est ici omniprésente mais ne serait-ce pas plus au niveau quantitatif que qualitatif ? C’est ce que nous allons voir…

Club :

Un peu plus chère que la précédente et, pour ce qu’on en a vu, seulement servie dans des endroits plus selects, la Club premium se veut une bière de qualité.

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Pari à moitié réussi, car si elle surpasse la Pilsener, elle n’en reste pas moins loin des standards belges.

Tout est dans le mouvement de poignet... ou pas !
Tout est dans le mouvement de poignet... ou pas !

Bière blonde dont le goût malté et l’amertume sont assez remarquables, elle mérite (un peu) mieux que de servir de simple rafraîchissement.

Note : 4/10

Pilsener :

La bière la plus répandue dans le pays, trouvable même au fin fond de l’Amazonie. Tellement omniprésente qu’on a longtemps cru à un monopole. Blonde au goût fade, peu amère, n’ayant pour seul mérite (non négligeable cependant dans les rues chaudes de Guayaquil) que de rafraîchir, elle serait à classer quelque part entre la Kro et la Heineken.

C'est pas digne d'une photo de pub, ça, madame ?
C'est pas digne d'une photo de pub, ça, madame ?

Note : 3/10

Zimbabwe

22 réflexions sur “The beer project

  1. Julien dit :

    Aaaaah enfin une page intéressante, je désespérais !! (humour inside)

    Bon j’ai toutefois quelques commentaires à faire :

    – Une bière qui se situe entre une Kro et une Heineken mérite approximativement 10/10 petit homme ! Non bon bien sûr je dis n’importe quoi, mais ne néglige pas cette bonne vieille Kro, tu aurais l’air malin par 40°C avec une Kaastel brune dans les mains !

    – lección una : « Mi vecina es una alumnia rubia » (« Ma voisine est une élève blonde »)
    lección dos : « Bebo une Cuzqueña rubia » (« Je bois une Cuzqueña blonde »)
    J’ai toujours dit que ça pouvait servir à quelque chose d’avoir au moins écouté la premier cours d’espagnol, en l’occurrence tu n’aurais pas été surpris là ! ^^

    Bon sinon très belle initiative que cette page, je cautionne à 132% (allez avoue, t’as gardé la capsule à chaque fois ou alors tu t’es mis de côté l’étiquette !)

    Bonne route à vous,
    Julien.

  2. Audrey et Vincent dit :

    Sinon Julien j’aimerais bien que tu nous expliques comment tu fais pour poster des commentaires sur la biere a minuit passé… depuis l’adresse mail du boulot !!???

  3. Julien dit :

    C’est parce l’heure du blog est décalé d’une heure, il est une heure plus tôt en fait … et comme je suis parti à 23h40 du boulot ! Le tour est joué ^^

    Non ? Pas crédible ?

  4. charlot dit :

    Bonne idée cette page Vince !!!

    Et si tu nous fais en plus une rubrique sur les frites et les baraques à frites dans l’hémisphère Sud , là tu auras gagné le respect de nous tous !!!

  5. kortex1 dit :

    Alors là du coup…. ni une ni deux je me crée un compte wordpress et un avatar adéquat!

    Petit 1: je cautionne tout à fait cette page, on aura droit à de vrais messages à caractère informatif!

    Petit 2: habitant la Belgique, je l’affirme haut et fort, les meilleurs bières du monde sont ici! D’ailleurs y’a pas que moi qui le dit: http://www.ratebeer.com/Ratings/Ratings-Top50.asp

    Petit 3: hein dit le? Envoyant mon avatar… t’en veux une? Hein? Une bonne Chimay bleue…! Hein? Ahahahahah et bah c’est pas pour tout de suite… ou alors ca va te couter un oeil!!!

    Allez bon séjour en Péruvie et gaffe à Serge… heuuuu aux lamas!…. je sors…

  6. Bon pour le moment les photos des paysages et des animaux etc… faisaient plus rêver que les binouzes !!!
    Mais bon y a encore de bonens suprises à venir !! De belles blondes, des brunes plantureuses…

    En tout cas très bonne idée pour tous les fans de bières !!

  7. heleneuneu dit :

    Bravo!

    En tant qu’amatrice inconditionnelle de binouze sous toutes ses formes je ne peux que cautionner cette magnifique initiative !!! Faites vous plaisir, et buvez pour moi tant que je suis en jeûne forcé!!!

  8. Patoche dit :

    Je ne suis pas sûr de bien voir le « jeune » très pâle (sic) de la Trujillo ; il est où sur l’arc-en-ciel ?

  9. Patoche dit :

    Pourvu que madame (la mienne, hein !) ne tombe jamais sur la critique de la seule bière uruguayenne de votre panel, j’ai peur que le « [pré]nom un peu ridicule » lui reste en travers du gosier !

  10. L'Ami Viêtnamien dit :

    Moi, ce que je retiens, c’est que ton barème est biaisé.
    Il existe 2 échelles, en fait:
    – de 0 à 5, pour les blondes (en poussant jusqu’à 6 pour les blondes aux airs de brunes)
    – de 4 à 10 pour les brunes

    Comment va donc pouvoir faire l’amateur de blonde pour ne pas se dire que les bières sud américaines sont un peu merdiques (même si c’est peut être ta conviction, et même si tu me rétorquerais, que les blondes, ce ne sont pas vraiment des bières, ou alors, des bières de « filles »)

  11. Audrey et Vincent dit :

    Mon cher Hao, je suis tout à fait d’accord avec toi ! Je me suis moi-même rendu compte en faisant cette page que j’étais plus favorable à mettre une bonne note à une brune qu’à une blonde.
    Alors on peut dire plusieurs choses sur le sujet :
    1) Ce classement est purement subjectif et n’engage que moi !
    2) Les blondes au Pérou et en Equateur sont vraiment proches de la flotte, en dessous du niveau par exemple d’une simple Grimbergen.
    3) Il faut reconnaître que les bières ambrées ont quand même bien plus de goût et donc qu’on peut plus facilement en apprécier les différents finesses.

    Je dirais donc que, pour interpréter le classement correctement, il faut considérer qu’une blonde avec une note de 5/10 est tout à fait correcte. Si c’est au-dessus, c’est qu’elle est vraiment bonne !
    Pour le moment ma blonde préférée reste la Cusqueña rubia. Au classement global, je me tate encore 😀

  12. lancien dit :

    Commentaires sur les commentaires: lyrique sans être pédant, descriptif sans être ennuyeux, précis tout en restant poétique, ce critique de bière peut faire pâlir bien des prétentieux qui prétendent trouver dans les vins des « notes fruitées de baies sauvages » ou des « arômes épicés de fleur de lys et de magnolia ».
    Sans me faire renier ma religion œnophile, tes textes et tes expériences me donnent l’envie d’en expérimenter une autre.

  13. calais dit :

    Audrey,

    Je te confie un défi des plus difficiles à relever:
    créer une page sur les pisses grand-mère (tisanes de toutes sortes) et réussir à avoir autant de visiteurs que Vincent sur cette page.
    Ok, c’est mission impossible 😉

  14. lancien dit :

    Manuia et Hinano étaient (et sont sans doute encore) les deux pilers de la culture maltée en Polynésie Française. J’attends avec impatience mais sans illusions leur appréciation par l’expert autoproclamé. La note à mon sens sera sans indulgence.

  15. rominoudargnot dit :

    Eh les bloggers fous, pour votre info, la Quinoa, en France, on appelle ca … de la Quinoa.

    Et sinon, une bière qui a gout d’eau et qui est notée 2/10, ca veut dire que l’eau est mauvaise?… ca donnerait quoi dans le classement des eaux minérales?

    Et pourquoi 2/10 et non 0/10 ou 1/10? C’est pour vous garder une marge au cas ou il y a pire?

    bécots les petits loups, je retourne au taff

  16. Audrey et Vincent dit :

    Je me demande si je dois vraiment repondre a ceci, vil frangin… Bon sinon 2/10, c’est effectivement pour me laisser de la marge dans le pire du pire, comme je me laisse egalement de la marge dans le meilleur (et aussi parce que la perfection n’est pas de ce monde). En plus, j’ai un coeur d’or et je ne me voyais pas tirer a boulets rouges sur ce magnifique produit artisanal fait par de mignons petits boliviens a bonnet en poil de lama…

    Bon j’arrete de dire des conneries et je vais reflechir sur le meilleure facon de demonter un peu la Hinano tahitienne dont parlait « lancien » dans un precedent commentaire…

  17. L'Ami Viêtnamien dit :

    A mon avis, Mr Mike, il nous a sorti une fausse blonde, parce qu’un 7/10 pour la Lager, c’est qu’elle doit être un peu brune sur les bords!!!

    Imposteur Mr Mike!!

  18. Jon dit :

    Vous avez fait l’impasse sur les binouzes de sudafriquie ou vous êtes encore sérieusement à la bourre ?

    En attendant, je pense à vous en dégustant tranquillement une 3 Monts (une valeur sure ça) dans mon F2 Lillois.
    Tiens et demain je me ferais peut être une Rochefort 😉

    Bises à vous deux

  19. Pierre dit :

    (bientôt) fini de baruler !
    Mandrin, Chardon et consorts vous attendent tous les deux de pieds fermes …

  20. Mat dit :

    Article de qualité, bravo !
    Mais y’aurait beaucoup à redire quand même … 3/10 pour la Kilimanjaro, dur ! Dans mes souvenirs ca mérite 5/10 pour la première et 0.5 de plus par bière supplémentaire !
    PS : et congrats pour l’ensemble du blog, vraiment chouette !

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