Toi aussi, pars autour du monde !

Alors que, il y a déjà si longtemps de cela, entre deux engueulades sur la conception des cartons d’invitation pour le mariage, on préparait (un tout petit peu) notre périple autour du monde, nous avons été amenés à nous poser pas mal de questions d’ordre pratique.

Mine de rien, il y a deux ou trois trucs à gérer avant de partir et il n’est pas forcément évident de trouver toutes les réponses à ses questions.

Du coup, comme on est sûrs que vous avez tous désormais une folle envie de partir explorer le monde, on a décidé de lister ici quelques petites choses pouvant s’avérer utiles (ou pas, à vous de juger) pour votre futur périple. Ces conseils sont tirés de notre propre expérience du voyage et n’engagent, bien sûr, que nous.

Où partir ?

C’est quand même le point le plus important, non ? Où c’est donc qu’on va aller traîner nos guêtres ? Bien sûr il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises destinations, tous les pays sont également intéressants (bon peut-être que des pays comme le Paraguay ou la Moldavie le sont un peu moins, et encore !). Mais il est plus facile et / ou moins onéreux de voyager dans certains que dans d’autres. Par exemple, les pays d’Asie du sud-est (Thaïlande, Vietnam…) sont réellement bon marché et possèdent une infrastructure hôtelière et de transport moderne. L’Inde est également une des meilleures destinations quand il s’agit de sauver ses sous durement gagnés. L’Afrique australe est une destination idéale pour les safaris et le voyage sac au dos, mais il faut savoir qu’à part en Afrique du sud, vous allez faire pleurer votre portefeuille !

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L’Amérique du Sud n’est plus aussi bon marché qu’elle ne l’était ces dernières années mais reste bien en dessous de l’Australie. Et entre Australie et Nouvelle-Zélande, privilégiez la seconde si vous ne regardez que le budget (et plein d’autres choses aussi tout compte fait).

Pas sûr que vous alliez en revanche faire un tour au Japon ou en Islande… Encore qu’on se soit laissé dire qu’avec la crise économique actuelle, la deuxième destination est devenue d’un coup bien plus abordable…

Enfin ça paraît évident, mais on choisit un pays avant tout en fonction de ses propres centres d’intérêt : on ne va pas en Australie pour ses sites archéologiques ni au Népal pour ses plages ! Bon, on nous l’a demandé tellement souvent qu’on est maintenant rôdé sur la réponse : les pays que nous avons préférés pendant ce tour du monde sont la NZ et l’Argentine, pour tout plein de bonnes et de mauvaises raisons, toutes aussi valables les unes que les autres…

Pour vous aider à faire votre choix, n’hésitez pas à faire un tour sur le site tripteaser.fr, objectivement très bien foutu et complet, fait par (et pour) de vrais voyageurs, et dont on ne dit absolument pas du bien parce qu’on en connaît les créateurs !

Et quand partir ?

La question du « quand » se pose peut-être moins souvent que celle du « où » mais est finalement encore plus cruciale. La Patagonie est par exemple un endroit superbe mais y aller en plein hiver austral (de juin à août) lui fera perdre beaucoup de ses charmes.

Dans beaucoup de pays, on se retrouve avec deux principales saisons : la bonne et la mauvaise. Le choix est alors simple : ne pas aller au Népal en période de mousson, ne pas visiter le nord de l’Australie sous des trombes d’eau, éviter les safaris sous la pluie, etc… Le choix est un peu plus compliqué pour les pays au climat tempéré (comme la France) où les saisons intermédiaires (printemps et automne) proposent des alternatives intéressantes.

En effet, s’il fait moins chaud au printemps, il y aura aussi beaucoup moins de monde et les prix seront plus abordables. Et on sait tous qu’on peut avoir des journées magnifiques, même en octobre, en France. On a pour notre part finalement visité la NZ en automne. Le gros moins, c’est le froid. La pluie était présente bien sûr, mais en NZ, il peut pleuvoir en toute saison. Par contre aucun besoin de réserver quoi que ce soit, même dans les endroits surbookés en été. La décision finale dépend ici des priorités qu’on veut donner à son voyage…

Enfin, petite remarque qui ne fait pas de mal, n’oubliez pas que les saisons sont inversées dans l’hémisphère sud ! D’ailleurs si vous faites comme nous un tour du monde dans un seul hémisphère (le sud en l’occurrence), vous vous retrouverez forcément au mauvais endroit au mauvais moment. C’est là que traverser l’équateur pour se retrouver du bon côté du beau temps peut être une idée intéressante…

Billets d’avion :

A priori le plus gros morceau mais finalement un des plus simple à gérer, et la première chose qu’on a faite. Il existe en effet des forfaits tout prêts dits « tour du monde » proposés par chacune des trois grandes alliances aériennes mondiales (pour mémoire Star Alliance, Skyteam et Oneworld).

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Valables sur une période d’un an maxi, ces billets permettent d’effectuer un certain nombre de vols sur chacune des compagnies faisant partie de l’alliance qui vous a vendue le forfait. C’est pourquoi le choix de tel ou tel groupe, outre les prix proposés, n’est pas anodin. Par exemple, Skyteam, l’alliance fondée par Air France, ne comprend aucune compagnie en Amérique du Sud et en Australie. Du coup pour faire le trajet Santiago du Chili / Sidney, il fallait faire escale à Los Angeles et Séoul, super logique !

D’ailleurs, dès qu’on veut voyager dans l’hémisphère sud, il est quasi obligatoire de partir avec Oneworld qui possède dans ses rangs Quantas, la compagnie australienne, et LAN, la compagnie chilienne, omniprésente en Amérique du Sud.

Après, les compagnies imposent des conditions sur les trajets du genre : « on ne traverse qu’une fois chaque océan » « on ne revient pas sur ses pas »…

Encore une fois, le système Oneworld est le plus clair. En gros, au lieu de comptabiliser les miles parcourus (très lourd à calculer d’avance) il divise le monde en un certain nombre de zones et le prix final dépend uniquement du nombre de zones traversées, quelle que soit la distance parcourue à l’intérieur de chaque zone.

Mais où acheter les billets tour du monde ?

Le plus simple et le plus logique serait de s’adresser directement aux alliances citées plus haut. D’ailleurs, elles font toutes la promotion de ce type de billets sur leurs sites internet.

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Dans la pratique, les alliances en question n’ont pas de bureaux et renvoient vers ceux des compagnies aériennes qui leurs sont affiliées. Et pour Oneworld par exemple, nous avons été dirigés vers les bureaux de British Airways… en Allemagne (ne demandez pas pourquoi) ! Et tout faire par fax et téléphone à notre époque, c’est juste un tout petit peu lourd.

L’autre solution, c’est de passer par une agence. A priori, ça ne peut être qu’une moins bonne solution puisque l’agence est bien obligée de faire sa marge sur les billets qu’elle va te fournir. Mais, mystère du capitalisme, l’agence que nous sommes allés voir, spécialisée dans les billets « tour du monde », nous a vendu des billets Oneworld à un prix moins élevé que celui proposé par Oneworld elle-même ! Va comprendre Charles…

On est donc obligés de leur faire de la bonne pub d’autant que Michel, le proprio, connaît son affaire et nous a apporté un support sans faille quand il a fallu changer en cours de route (et sans frais svp) la date de certains de nos billets. Allez jeter un oeil à leur site.

Guides de voyage :

Il arrive que certaines personnes voyagent sans guide mais avouons-le, c’est quand même bien plus pratique avec. Le but de ce paragraphe n’est pas tant de juger des qualités de tel ou tel bouquin que de décrire ce qu’on devrait attendre d’un bon guide. Mais bon, quand même, essayez de lâcher votre Guide du Routard 😀

En plus de devoir supporter un humour bien franchouillard et les cartes les plus mal faites au monde, le principal inconvénient est que vous allez systématiquement vous retrouvez dans des hôtels remplis de hordes de français (qui ont en main le même guide que vous, bien sûr !).

Évidemment, on a le même problème avec les (ultra) populaires guides Lonely Planet : tout le monde lit la même chose et se retrouve au même endroit. Mais personnellement, nous préférons quand même leur maquette plus claire, les cartes détaillées de chaque ville et le professionnalisme qui semble émaner de l’ensemble (encore que sur les dernières éditions, on trouve que la qualité de l’information et des mises à jour a baissé d’un bon cran).

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Un des avantages du Lonely Planet est qu’il publie des guides « d’ensemble » : Amérique du Sud, Afrique australe… Et ne trimballer qu’un seul guide au lieu de 5, c’est très appréciable. La contrepartie, c’est qu’il vous faudra parler anglais, ces guides-ci n’étant pas traduits…

Il existe une autre collection de guides qu’on a découverte durant le voyage et qui nous a plus que charmé. Il est même certain que la prochaine fois qu’on partira, ce sera avec un de leurs volumes sous le bras ! Il s’agit des guides de voyage Bradt. Ils ont pris le meilleur du Lonely (à savoir la maquette) en ajoutant des tonnes d’infos en plus. Les descriptions sont hyper précises et surtout, facteur le plus important pour un bon guide, les infos sont vraiment à jour. En fait, on a vraiment l’impression que eux ont vraiment visité les hôtels dont ils parlent ! Seul inconvénient pour les francophones only, tout est en anglais, of course. On nous a dit aussi extrêmement de bien de Footprint ou du Rough Guide mais là aussi, il faudra sans doute passer par Amazon pour les commander.

On nous a aussi demandé si on partait avec tous nos guides. Bien sûr que non ! On part avec deux guides maxi dans son sac tellement c’est lourd, ces bidules ! Par contre il est relativement facile d’en racheter en cours de route. Une autre très bonne solution est de profiter des book exchange qu’on trouve dans énormément d’hôtels et de cafés. Principe très simple : en échange de ton vieux guide / bouquin, tu peux prendre n’importe quel autre se trouvant dans les étagères. Et il y a souvent des guides laissés par d’anciens voyageurs avant de repartir chez eux…

Les thunes :

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C’est le nerf de la guerre : il ne s’agit pas seulement d’avoir de l’argent sur son compte, encore faut-il pouvoir le retirer quand on en a besoin !

Évidemment il y a la solution de tout trimballer en liquide sur soi mais franchement, c’est courir un énorme risque de tout se faire piquer d’un coup.

Reste alors principalement deux solutions : la carte bleue ou le traveller’s chèque.

Les traveller’s :

A priori la solution idéale. On en achète une certaine quantité avant de partir puis on les change dans la monnaie locale au fur et à mesure de ses besoins dans n’importe quelle banque. Les taux de changes sont également souvent plus avantageux. Et si on se les fait voler, on appelle American Express qui s’engage à en envoyer de nouveaux très rapidement.

Mais dans la pratique, c’est bien différent. De nombreuses banques mettent plus d’une heure à changer un malheureux chèque, quand elles ne refusent pas tout bonnement de le faire. Et on nous a raconté des histoires de touristes ayant sué sang et eau pour se faire rembourser leurs chèques volés.

De manière générale, le traveller’s n’est pas vraiment le bienvenu en Amérique du Sud (c’est une litote). Le traveller’s est par contre bien plus reconnu en Asie du Sud-Est, en Inde et dans des pays comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande où le change ne nous prenait pas plus de 5 minutes, dans quelque endroit qu’on soit. En Afrique du Sud et en Namibie aussi, très facile à changer. Par contre en Zambie, Botswana ou Tanzanie, le taux de change est tellement minable que ça ne vaut pas le coup.

Et sinon dans quelle devise les prendre ? La aussi, ça dépend des pays visités. Partant du principe que chaque conversion coûte de l’argent (en commissions diverses et taux de change plus ou moins avantageux), l’avantage de prendre des traveller’s libellés en euros plutôt qu’en dollars US est de ne faire qu’une seule fois la conversion, de l’euro vers la monnaie locale. De plus vous n’êtes censé payer aucune commission pour récupérer votre argent si vous souhaitez échanger vos traveller’s en euros inutilisés, une fois de retour en France. Avec un traveller en dollars US, il faut payer d’abord pour passer de l’euro au dollar, puis du dollar à la monnaie locale. Seulement voilà, ce raisonnement ne tient pas si on visite un pays dont la monnaie locale est effectivement le dollar. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas que les USA qui sont concernés ! Outre les pays inattendus dont le dollar la monnaie officielle (comme l’Équateur) il y a ceux dont c’est la monnaie officieuse. Comme par exemple toute l’Amérique du Sud, la Zambie, la Tanzanie et tant d’autres états africains. Et dans ce cas-là, avoir des traveller’s libellés en dollars est non seulement utile mais indispensable (il est même possible de payer ses grosses dépenses avec : billets d’avion, tours organisés…). Donc le meilleur conseil à vous donner est de bien vous renseigner sur la situation du pays que vous allez visiter avant de partir.

La carte bleue :

De plus en plus de pays sont largement équipés de distributeurs automatiques. En fait tous ceux qu’on a visités. Il est donc très facile et très pratique de retirer son argent un peu partout. Et sans temps d’attente.

Par contre attendez-vous, selon les banques, à payer de méchantes commissions à chaque retrait dès que vous sortez de la zone euro (et c’est bien le but non ?). Ces frais sont en général plus faibles quand vous payez avec votre carte que quand vous retirez du liquide au distributeur (et dans ce cas, le traveller’s est une bonne solution pour se procurer du liquide).

De plus, toutes les cartes possèdent des plafonds de retrait. Et il arrive malheureusement qu’on crève ces plafonds (genre en réservant au dernier moment une semaine de croisière aux Galápagos) et qu’on se retrouve sans aucune solution. Mieux vaut donc se munir avant de partir d’une carte d’un niveau « plus élevé » avec les plafonds les plus hauts possibles (exemple : Visa Premier). L’avantage dans ce cas, c’est qu’une assurance de voyage est même incluse dans la cotisation de votre carte de crédit. Entre Visa et Mastercard, disons que ça dépend des pays : dans certains, il est impossible d’utiliser sa Visa dans les distributeurs (exemple : l’île de Pâques jusqu’à une date encore très récente), dans d’autres la Mastercard ne sert absolument à rien. Idéalement, en partant à deux, il faudrait que chacun ait un type de carte différent. Si on part seul, et suivant notre expérience perso, il vaut quand même mieux avoir une Visa. Et éviter la Maestro.

Enfin il faut savoir que remplacer une carte bleue perdue / volée à l’étranger est un poil galère. Faire opposition, OK c’est facile mais non, votre banque ne vous enverra pas la nouvelle carte en poste restante à l’étranger. Elle vous attendra bien sagement à votre domicile, là où elle ne vous servira plus à rien (tant que vous êtes en voyage s’entend).

Moralité :

Il n’existe pas de solution parfaite ! Le mieux à faire est finalement de trouver un compromis carte bleue / traveller’s / liquide. Partir avec les trois et les garder dans des endroits différents (au fond du sac, pochette ventrale, chaussettes…) pour avoir toujours une solution de repli en cas de coup dur. Également noter les numéros de ses traveller’s dans un endroit à part. Et partir avec au moins deux cartes bleues de type Visa premier (et / ou son équivalent Mastercard) pour contourner les problèmes de plafond.

Visas :

Pas la carte cette fois, ceux sur vos passeports ! De manière générale, avant de partir, assurez-vous que votre passeport sera encore valable au moins 6 mois après la date de votre retour, certains pays sont très chiants avec ça. De plus, veillez à avoir de la page libre parce qu’il va falloir coller des tampons partout.

passeport

En tant qu’européens, on a du bol car pas mal de pays ne nous demandent aucun visa pour rentrer, contrairement aux touristes ricains qui doivent s’acquitter de lourdes sommes. C’est le cas par exemple de quasiment tous les pays d’Amérique du Sud.

De tous les pays qu’on a traversés, absolument aucun ne nécessitait de prendre un visa en avance dans une ambassade quelconque. Il était à chaque fois possible de prendre son visa à la frontière, en s’acquittant d’un droit d’entrée pas du tout modeste quand c’était nécessaire (bien faire attention d’avoir des dollars US sur soi dans ce cas). Le mieux est d’aller se renseigner sur le très bon site du ministère des affaires étrangères français.

Fringues :

Aussi étonnant que cela puisse paraître, on nous a demandé plusieurs fois « mais comment vous faites pour vos habits, pendant un an ? ». Et bien on va à la laverie ! Il y en a partout, très bon marché, qui te ramènent tes fringues sèches et pliées, quelques heures après que tu les aies déposées, le bonheur. Ou alors on peut passer par les services de laverie proposés par nombre d’hôtels.

Pour ce qui est de les remplacer, rien de plus simple, les étrangers s’habillent aussi non ?

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Restent les fringues chaudes et / ou spécialisées (manteau imperméable, vestes Goretex…). Il vaut vraiment mieux investir en France, avant de partir. Sur place, on ne trouve souvent que des copies bon marché chinoises qui risquent de vous lâcher au pire moment.

Photos :

C’est un cruel dilemme : doit-on emporter un bel appareil photo de type Reflex au risque de se le faire voler ou bien un petit compact facile à transporter mais qui fera des photos moyennes ? Petit récapitulatif :

Reflex :

POUR : des photos qui ont de la gueule, un zoom qui permet de photographier des animaux sauvages (ou une montagne éloignée, ou encore ce que vous voulez de petit et/ou de loin)

CONTRE : lourd, encombrant, pas facile à transporter, difficile de prendre des « photos volées », fait ressembler à un touriste japonais, attire forcément l’attention des éventuels voleurs (voir le paragraphe « sécurité »)…

Compact :

POUR: discret donc idéal pour capturer des « scènes de vie » sans se faire remarquer, se glisse dans la poche donc caché à la vue des personnes mal intentionnées, permet de faire des petites vidéos

CONTRE : zoom souvent ridicule, photos (de paysages en particulier) souvent quelconques

MORALITE : match nul, ça dépend de ce qu’on veut !

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Vous allez dire que c’était bien la peine d’écrire un paragraphe entier pour ne pas prendre position et vous n’aurez pas tout à fait tort. Mais ce résultat nul est en fait à pondérer suivant ses propres priorités. Si on veut voyager léger, se fondre dans la populace, il faut à notre humble avis oublier le Reflex. Mais parce qu’on considérait que la qualité de nos photos était plus importante que tout, on a choisi de partir avec notre gros Nikon (ouh la pub !). Et on ne regrette pas une seconde ce choix au vu du résultat ! On a aussi contrebalancé le problème du poids et du transport par l’achat d’un sac à dos super pratique qui permet de ranger / dégainer la bête en deux secondes chrono. Et parce qu’on avait encore un peu de place dans le sac, on a glissé à la dernière minute un vieux compact qui nous sert à faire des vidéos à la con plus un dépannage de temps à autres quand on tombe en panne de batterie sur le Reflex (la loose).

D’ailleurs à propos du compact, une dernière remarque : si on devait en acheter un aujourd’hui, ce serait certainement le modèle d’Olympus qui va sous l’eau jusqu’à 10m de profondeur. Non seulement il est vraiment petit mais il est en plus idéal pour ramener quelques souvenirs de vos futures séances de snorkeling… Encore que bon, on a vu que les derniers compacts CANON possédait un zoom optique d’une capacité incroyable !

Voir enfin le paragraphe « sécurité » concernant la sauvegarde des photos elles-même.

Sécurité :

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Malheureusement, le pire arrive parfois. On nous a raconté moultes histoires d’agressions plus terribles les unes que les autres lors de notre passage en Amérique latine. Le risque zéro n’existe pas mais on peut s’en rapprocher.

Déjà, on n’emporte avec soi que ce qu’on accepte de perdre. Et on laisse à la maison ses bijoux, sa belle montre… Nous, on a même laissé nos alliances, remplacées par des anneaux tirés de la malle du grand-père. Le moins riche on paraît, le plus tranquille on sera.

A ce titre, l’appareil photo est « THE » objet à ne pas afficher trop ostensiblement, surtout s’il est imposant : on ne compte pas les personnes croisées qui nous ont dit se l’être fait arracher des mains. Du coup la sauvegarde des photos devient un problème important : perdre un appareil, c’est perdre du fric mais perdre ses photos, c’est autrement plus triste ! On a vu des gens tout stocker sur un disque dur portable : mauvaise idée, ça se vole aussi. On pense que la seule solution valable est la copie régulière de toutes vos photos sur un support type DVD. Déjà, il y a bien moins de chances qu’on vous vole un DVD plutôt qu’un appareil électronique, mais surtout c’est quelque chose d’extrêmement facile à faire et de peu onéreux à envoyer en France. Là, quelqu’un peut lire pour vous son contenu, et dès que vous avez la confirmation que tout est au chaud et en sécurité chez vous, vous pouvez même faire de la place sur vos cartes mémoires si vous en avez besoin !

Concernant l’argent, il ne faut évidemment jamais tout emporter avec soi : en laisser par exemple une partie à l’hôtel. Et éviter bien sûr tout ce qui est trop facilement arrachable, genre sac « banane ». Nous, on utilise des pochettes ventrales cachées sous les vêtements, il en existe aussi à mettre autour du cou, chacun son truc.

Les gares et les marchés sont les meilleurs endroits pour tout se faire tirer, c’est là qu’il faut redoubler d’attention.

Enfin une sage précaution est de scanner avant de partir tous les documents importants (passeport, billets d’avion) et de les mettre sur internet à un endroit où on pourra y accéder facilement : exemple, votre boîte mail !

Qu’emporter avec soi ?

Même si c’est dur, le but est d’être le moins chargé possible ! Il ne faut prendre que l’essentiel ! Mais c’est quoi l’essentiel ?

Pas besoin de tonnes de fringues, comme dit plus haut, la laverie est ton amie (exception faites des fringues chaudes, voir plus haut aussi).

Par contre le sac de couchage chaud est vraiment utile, non seulement si on désire camper, mais même dans certains hôtels qui oublient de mettre le chauffage !

Des chaussures de marche qui tiennent vraiment la route sont bienvenues presque partout (sauf si vous passez un an aux Seychelles bien sûr).

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Le matos de camping (tente, popote) est intéressant si on compte s’en servir régulièrement. Pour des treks ponctuels, il est possible le plus souvent de tout louer sur place. Au Pérou et en Équateur, très peu de terrains, et de plus on ne laisserait pas nos affaires sous la tente en toute confiance. Par contre, au Chili et en Argentine, la tente nous a permis plusieurs fois d’éviter de coucher dans des hôtels qu’on trouvait hors de prix. Et les campings dans ces pays, souvent pas trop loin du centre ville, sont d’un niveau de sécurité très correct.

Enfin quelques médocs de base pour contrer la toux, la turista et éventuellement la malaria, suivant les endroits visités. Penser aussi aux pansements pour les ampoules, c’est toujours utile…

Ah oui, et prendre un livre, qu’on pourra toujours échanger une fois fini, c’est assez utile pour meubler certaines longues soirées 😀

Budget :

C’est la question à 1000 euros : « combien ça va me coûter cette connerie ? »

Et bien il est très dur de répondre ! Mais soyez bien sûrs d’une chose : les émissions de télé-réalité qui prétendent faire voyager des gens avec un euro par jour, c’est du pipeau ! Cela dit, le budget nécessaire à ce type de voyage dépend de beaucoup de facteurs.

Et en premier lieu du pays visité. Par exemple, il y a quelques années, nous avions voyagé en Inde pour 100 francs par jour et par personne, tout compris (même les souvenirs) exceptés les billets d’avion. Essayez de faire ça avec 15 euros dans la France d’aujourd’hui pour voir, vous ne bougerez pas beaucoup… D’où le deuxièmement « ça dépend de ce qu’on fait ». Néanmoins on constate que voyager coûte de toute façon de plus en plus cher.

Dernier facteur pouvant influer sur les prix (et pas qu’un peu) : la période de l’année. Et oui, c’est tout con mais si voyager en basse saison n’offre souvent aucune garantie de beau temps, au moins peut-on obtenir des prestations à des prix bien plus raisonnables. A l’inverse, la haute saison peut voir certains prix crever le plafond… C’est pourquoi nous indiquons la date de la visite à côté du pays concerné.

Les chiffres donnés ci-dessous sont donc à relativiser. On peut TOUJOURS voyager pour moins cher que ce que nous avons fait. Dans notre cas, en Amérique du Sud, on prenait le plus souvent une chambre double (quasi jamais de dortoirs) dans des hôtels bon marché mais pas cradocs, avec ou sans salle de bains suivant les prix, on mangeait trois fois par jour, souvent dans des restaus pas cher, et on voyageait en bus bon marché sauf pour les longs voyages de nuit où on s’est offert le luxe d’avoir de vrais sièges couchettes (dormir c’est bien !). En ce qui concerne les autres parties du voyage, voir les paragraphes concernés, suivant qu’on louait notre voiture ou qu’on était obligé de recourir à des opérateurs touristiques.

Et surtout on visite beaucoup et les tickets d’entrée, mine de rien, ne sont pas donnés. Enfin il nous arrive de voyager pour un jour ou deux avec un tour, mais on essaye d’éviter ça autant que possible. Pensez également à chiffrer tous les postes de dépense annexes : laverie, internet, habillement si besoin…

Enfin on ne se prive pas d’une petite activité genre ice climbing ou plongée de temps en temps, on est aussi là pour s’amuser et pas tout le temps compter ses sous, non ?

Équateur (sans les îles Galápagos) : 26 € / jour / personne tout compris (novembre 2008)

Cette moyenne comprend par exemple un tour organisé de 5 jours en forêt amazonienne. L’alimentation est, dans ce pays, bien moins chère que l’hébergement. Les transports ne coûtent rien.

Galápagos : comptez au minimum 1000 $ / personne pour une semaine sur place et plus vraisemblablement 1500 $ pour quelque chose de qualité (ou en haute saison). (novembre 2008)

Pérou : 35 € / jour / personne tout compris (décembre 2008)

Cette moyenne comprend le trek de Santa Cruz avec guide et mules, les entrées super chères aux sites incas et le train du Machu Picchu (mais pas l’Inca trail par exemple, qui est devenu bien trop cher). Il est amusant de constater qu’au Pérou, à l’inverse de l’Equateur, c’est l’hébergement qui est meilleur marché que l’alimentation. Le Pérou n’a pas de pétrole, les trajets en bus y sont plus chers.

Argentine : 45 € / jour / personne tout compris (janvier / février 2009)

Le niveau de vie en Argentine est bien plus proche de celui de l’Europe que de celui du Pérou par exemple. Pour tenir la moyenne ci-dessus, il a fallu changer nos habitudes et revoir nos exigences à la baisse. Finie la salle de bain privative et bienvenue au camping quand tous les hôtels sont trop chers. Au revoir le restau systématique et bonjour la cuisine (avec courses au supermarché du coin) dans l’hôtel, pour le petit-déj comme pour le dîner. Et pour le déjeuner, souvent des sandwiches qu’on se préparait nous-mêmes.

A savoir également : plus on va vers le sud, plus les prix sont élevés (20% de plus en Patagonie qu’à Buenos Aires).

Dans cette moyenne sont inclus par exemple des sites assez chers comme les chutes d’Iguazu ou le Périto Moreno, d’innombrables trajets en bus « cama », la location d’une voiture pour deux jours dans la Péninsule Valdés, des treks à Chalten ou Mendoza et même un vol international depuis Ushuaïa jusqu’à Punta Arenas (à destination finale de Puerto Montt).

Chili (sans l’île de Pâques) : 50 € / jour / personne tout compris, mais attention ! (février / mars 2009)

La moyenne ci-dessus est à pondérer avec les éléments suivants : nous sommes restés bien moins de temps au Chili qu’en Argentine (par exemple) donc moins de jours pour lisser le résultat moyen. De plus le fait de rester moins longtemps dans le pays nous a parfois contraints à effectuer des déplacements coûteux (longs trajets) et à enchaîner rapidement plusieurs activités, elles-mêmes coûteuses (location de voiture à Chiloé, tour de 4 jours au salar d’Uyuni…). Bref tout ça pour dire que notre sentiment profond est que, même si les chiffres semblent dire l’inverse, le Chili nous semble un poil meilleur marché que l’Argentine (alimentation et logement en particulier).

Île de Pâques : 40 € / jour / personne tout compris, sauf le vol pour s’y rendre bien entendu ! (mars 2009)

Si l’hébergement est assez bon marché sur l’île, il n’en est rien de la partie alimentation qui atteint des sommets. Normal après tout, la majorité des produits est importée du continent. Notre moyenne journalière doit être ici un peu explicitée. Nous avons passé 7 nuits en camping et cuisiné nos repas quasiment tous les jours. Nous avons préféré ici mettre notre argent dans toutes sortes d’activités : un tour de l’île guidé, plusieurs locations de scooter, une plongée, une journée à cheval, une soirée spectacle… Bref autant de chose qui font augmenter le budget mais qu’on ne regrette nullement !

Mais alors pourquoi est-ce moins cher qu’au Chili en moyenne ? Tout simplement parce qu’on n’a sur place aucun gros transport à payer et qu’une journée de plage n’a jamais coûté bien cher à qui que ce soit 😀

Polynésie française : 125 € / jour / personne tout compris, sauf les vols inter-îles (mars 2009)

Oui la Polynésie est une destination chère, sûrement une des plus chères au monde. Les postes « hébergement » et plus encore « alimentation » pèsent lourd sur le budget. Le fait qu’il faille tout amener par container n’explique pas tout : le niveau de vie est artificiellement élevé. Néanmoins précisons la façon dont nous avons voyagé : nous avons toujours choisi des bungalows ou des chambres dans la catégorie « bon marché », avec ou sans salle de bains privative suivant les endroits. Et toujours en demi-pension (parfois excellente d’ailleurs) quand c’était possible. Néanmoins il était possible de camper sur chaque île visitée (Tahaa, Maupiti, Bora Bora, Rangiroa et Fakarava). Cela doit permettre d’économiser environ 20 € / jour / personne.

Mais comme en Polynésie, il n’y a presque pas de plages, il faut bien s’occuper et les activités coûtent TRES cher. La moyenne donnée plus haut comprend ainsi toutes nos activités, à savoir : tour organisé de l’île de Tahaa, location d’un bateau sans permis à Bora Bora, guide sur Maupiti et surtout pas moins de 12 plongées réparties sur trois îles.

Pour visiter plusieurs îles, les forfaits proposés par Air Tahiti sont intéressants : le forfait îles de la Société / Tuamotu que nous avions choisi coûte environ 450 €. On peut également rejoindre certaines îles de la Société en bateau (avec le Maupiti Express par exemple).

Nouvelle-Zélande : 65 € / jour / personne tout compris (avec la location du van), sauf le petit saut à l’élastique de Vincent ! (avril / mai 2009)

La Nouvelle-Zélande n’est évidemment pas une destination bon marché. Mais si on excepte le prix du billet d’avion pour s’y rendre, un voyage dans ce pays est quelque chose qui peut se révéler tout à fait abordable. Les prix de la nourriture et de l’hébergement sont sensiblement les mêmes qu’en Europe… mais à payer en dollars NZ ! (soit un peu plus de deux dollars NZ pour un euro quand nous y étions). La meilleure solution à nos yeux consiste à louer un van, dans lequel on pourra dormir, et qui permettra évidemment d’atteindre facilement tous les coins éloignés (et il y en a) du pays. On a payé le nôtre moins de 20 € / jour : à ce prix là, il serait vraiment dommage de s’en priver, non ? Par contre, même si l’essence est moins chère que chez nous, il faut savoir que ces véhicules n’ont pas une consommation « européenne » et que le budget essence peut se révéler conséquent. Enfin dernière chose concernant le camping : il est assez facile de ne rien payer du tout pour sa nuit mais si on veut du chauffage pendant la nuit (et d’expérience, on peut vous dire que l’automne et l’hiver sont froids par ici) pas d’autres choix que d’aller en camping payant. Cela nous coûtait en moyenne un peu moins de 15 € par nuit pour le couple.

Concernant la nourriture, on faisait nos courses au supermarché et on cuisinait dans le van, ou bien dans la cuisine du camping quand on y logeait. Dans la moyenne ci-dessus sont inclus les quelques restaus que nous avons faits, principalement dans les grandes villes (et qu’on ne regrette absolument pas).

En fait, ce qui coûte cher, voire très cher, en NZ, ce sont surtout les activités proposées. Dans n’importe quelle ville, il y a moyen de dépenser des fortunes dans tout un tas de trucs plus fun les uns que les autres. Et franchement, il serait très dommage de se priver : vous n’êtes pas venus ici pour regarder les autres s’éclater, non ? La moyenne ci-dessus inclut donc toutes nos petites folies et autres activités mémorables : notre saut en parachute à Taupo, les plongées au Poor Knights Islands, la voile dans la Bay of Islands, la spéléo à Waitomo, le kayak de mer à Abel Tasman, les sorties « nage avec les dauphins » et « chasse au cachalot » à Kaikoura, et surtout l’inoubliable tour en hélico au dessus du Mt Cook (un must par beau temps). Même les treks du DOC ne sont pas donnés, le prix des refuges étant deux fois plus élevé que celui du camping ! Bref faîtes vous plaisir et n’oubliez surtout pas les bons de réduction qu’on peut récupérer un peu partout : c’est une institution dans ce pays et il n’y a que les idiots (comme nous au début) qui payent le prix fort.

Australie : 80 € / jour / personne tout compris (avec la location du van), sauf les vols intérieurs (mai / juin 2009)

Oui, l’Australie est encore moins bon marché que la NZ. Mêmes prix mais exprimés en dollars australiens (soit 1,7$ AUS pour un euro contre 2,2 à 2,3$ NZ pour un euro). La nourriture est donc plus chère, l’hébergement beaucoup plus cher (surtout dans les grandes villes) et l’essence peut carrément être ruineux dans certaines zones reculées (comme dans le Northern Territory). La location des vans est également moins bon marché que chez le voisin kiwi, mais ça reste encore une bonne solution si on compare aux prix affichés par les bus. En comparaison, l’avion est plutôt bon marché et peut-être une solution envisageable pour un long trajet (et il y en a !).

Pour revenir sur l’hébergement, il y a comparativement moins de coins ici qu’en NZ où poser son van gratuitement (ou pour une somme modique). Donc à moins d’aimer jouer au chat et à la souris avec des flics qui ne plaisantent pas (même si beaucoup de backpackers le font) il faudra aller le plus souvent dans les campings.

Le prix des différentes activités proposées est du même acabit : la plongée, les tours guidées, les transports vers des sites reculés, tout est cher. En fait, on s’est payé moins d’extras qu’en NZ et ça nous est revenu plus cher au final (même si on ne regrette absolument pas, par exemple, le prix du bateau qui nous a amené sur notre plage déserte des Whitsundays). Ce qui nous a coûté le plus cher, c’est la location du 4×4 sur Fraser Island, mais là, il est possible de réduire sensiblement le coût en partant dans une excursion à 12 personnes (la liberté en moins).

Dernier gros point noir dans notre budget : le ski à Thredbo. On s’est payé cette petite folie financière et on s’est vraiment bien amusé sur les pistes australiennes. Mais il faut savoir que le ski là-bas coûte encore plus cher qu’en Europe, que ce soit au niveau de l’hébergement, des forfaits ou de la location de matos !

Afrique du Sud (plus Swaziland et Lesotho) : 53 € / jour / personne tout compris (avec la location du van) (juillet / août 2009)

Ouf ! L’Afrique du Sud est un pays bon marché. Pas autant bien sûr que les pays d’Amérique du Sud, mais bien plus que la NZ ou l’Australie. La location du van (indispensable si on veut pouvoir se faire son propre safari dans les grands parcs) nous revenait à un peu moins de 40 € / jour. Pour le camping, il faut compter de 7 à 16 € / nuit pour deux personnes. Les chambres doubles les moins chères (mais très correctes) au Cap ou à Johannesburg étaient à 25 € / nuit. Pour ce qui est de la nourriture, faire ses courses au supermarché n’est pas ruineux, on s’en tirait avec une addition de 30 à 40 € pour de grosses courses. On a fait quelques restaus et le plus cher d’entre eux (et de loin) ne nous a coûté que 20 € / personne.

L’essence est à peu près deux fois moins chère qu’en France, à 0,7 € le litre. Même topo pour les entrées des parcs nationaux, c’est très bon marché. D’ailleurs pour ceux qui comptent visiter plusieurs parcs nationaux dans le pays, on conseille vivement d’acheter la Wild Card. Il s’agit d’une carte assez chère à l’achat mais donnant une entrée illimitée dans quasi tous les parcs du pays. Pour tout dire, elle est déjà rentabilisée en 5 jours de visite au Kruger (et le parc mérite au moins ça). En fait, il n’y a que internet qui est exagérément cher (jusqu’à 6 € / heure) !

Au chapitre activités, on peut aussi plonger pour 15 €, faire un saut à l’élastique pour 56 €, partir sur un petit bateau voir des baleines sauter pour 50 €, randonner à cheval pendant 5 heures pour 20 €, skier une journée au Lesotho pour 30 € et surtout déguster une sublime bouteille de Merlot pour seulement 4 € !

Namibie : 53 € / jour / personne tout compris (avec la location du van) (août 2009)

Oh, on dirait bien que la moyenne journalière en Namibie est identique à celle de l’Afrique du sud. Mais c’est totalement faux ! Enfin si, c’est vrai, mais cette moyenne finale a été tirée vers le bas par nos pannes à répétition et le fait que nous ayons dû passer plusieurs journées à ne rien faire, diminuant ainsi nos dépenses d’autant. Car sinon, il faut le savoir, la Namibie est plus chère que l’Afrique du Sud ! Et ce, dans tous les secteurs.

Ce qui est le plus voyant, c’est le prix des campings : de 11 à 24 € / nuit pour deux personnes, c’est la fourchette basse. Le moins cher en Namibie correspondait presque au plus cher en Afrique du Sud. Mais si on a le malheur d’aller dans les parcs nationaux, il faut s’attendre à souffrir : 37 € la nuit dans les campings d’Etosha (toujours pour deux) et même 55 € à Sesriem ! N’importe quoi ! Évidemment, les chambres à Windhoek suivent la même évolution et il faut débourser au minimum 22 € pour une chambre double dans un backpacker.

Les entrées dans les parcs sont du même acabit, on paye à la journée et on n’a pas trouvé d’équivalent à la Wild Card sud-africaine. L’alimentation est également plus chère mais il y a moins l’excuse de l’importation de toutes les denrées depuis le puisant voisin. Seul l’essence est un peu meilleur marché (de 0,6 à 0,65 € le litre), pour une raison économique qui nous dépasse totalement.

Pour le sandboard à Swakopmund, comptez par exemple 22 € / personne. Concernant la location d’une voiture (de préférence un 4×4 mais pas du tout obligatoirement) il faut savoir que c’est absolument indispensable, les transports en commun étant rares et (très) chers, ne desservant qui plus est que les plus grosses destinations.

Botswana : 85 € / jour / personne tout compris (avec la location du van) (septembre 2009)

Aïe, le Botswana n’est clairement pas un pays fait pour les voyageurs indépendants. La plupart des guesthouses et même des campings y sont chers, de même que la nourriture (sauf la viande encore une fois). Mais ce qui fait le plus mal au budget, ce sont les visites des parcs. A la différence de l’Afrique du Sud et de la Namibie, à moins de disposer de son propre 4×4 ou de passer par un tour organisé, il vous sera impossible de visiter les principaux parcs comme Moremi ou Chobe. Dans tous les cas, c’est une solution onéreuse : si vous n’arrivez pas à partager les frais avec d’autres personnes, comptez par exemple 350 € / personne pour une excursion de trois jours en bateau sur le delta de l’Okavango.

Mais même partir avec son propre 4×4 de location n’est pas simple. Les sites de camping se révèlent très onéreux dans les parcs et sont souvent réservés plus d’un an à l’avance. Et tout le monde nous a dit que la conduite dans Moremi est tout sauf simple, et à éviter si on est inexpérimenté.

A côté de ça, on y voit des choses étonnantes comme le site des Tsodillo Hills (pourtant seul Patrimoine Mondial du pays) où tout est gratuit, de l’entrée au camping !

Zambie : 77 € / jour / personne tout compris (septembre 2009)

Les mauvaise surprises continuent : il s’avère finalement que le pays le moins cher de toute l’Afrique australe est bien l’Afrique du Sud. Qui l’eut cru ? La Zambie n’est pas une destination bon marché. Le fait qu’on y utilise beaucoup le dollar US ne doit pas aider. Ici comme au Botswana, les nuits en backpackers, même en dortoir, ne sont pas bon marché (12$ par personne à Livingstone par exemple). Il faut aussi compter de 5 à 10$ par repas. Par contre le réseau de bus est plus efficace que dans ses voisins du sud et on peut aller (presque) partout en transport en commun.

Mais ce qui coûte réellement très cher, ce sont toutes les activités que vous ne manquerez pas de vouloir faire. Peut-être s’est on vraiment lâché mais on ne regrette ni le survol en ULM des chutes Victoria, ni la descente en raft du Zambèze. Plus le petit détour au Zimbabwe qui vous coûte bien cher rien qu’en visa. Et que dire des 100$ / personne qu’il a fallu débourser pour avoir le privilège de marcher avec des chimpanzés dans l’orphelinat de Chimfunshi ? De même, il n’existe pas de solution bon marché pour visiter le parc de South Luangwa, le plus célèbre du pays. Même en campant, il faut toujours payer l’entrée du parc (25$ / jour / personne) et les game drive (de 45 à 50$ / personne / sortie). Bref, tout se paye cher mais le pays le vaut bien…

Et encore, on a fait beaucoup baissé notre moyenne en passant plusieurs jours chez nos amis de Lusaka qui nous ont hébergé, nourri et nous ont même prêté leur 4×4 pendant trois jours !

Tanzanie : 90 € / jour / personne tout compris (octobre 2009)

Ouf, la Tanzanie est un pays cher, pas de doutes là-dessus. Mais là par contre, on n’a pas eu de mauvaises surprises : rien qu’en regardant les tarifs d’entrée dans les parcs nationaux, on savait à quoi s’attendre. Par exemple, pour le Kilimanjaro, il faut débourser 60$ / jour / pers et 50$ / nuit / pers juste pour camper ! Ca vous donne une idée… Évidemment, le Serengeti est à l’avenant. Il est également possible, mais beaucoup moins courant qu’en Afrique du Sud, de se faire son propre safari en louant un véhicule. Néanmoins, la majorité des personnes (dont nous-mêmes) passe par une agence : de 600 à 700$ / pers pour 5 jours. Pour le Kili en 7 jours, comptez de 1100 à 1300$ / pers tout inclus.

Les logements, même ceux dédiés aux backpackers, ne sont pas donnés : entre 15 et 25€ la chambre double sans salle de bain. Pour un dîner correct, comptez entre 5 et 10€ / pers. Le trajet en bus entre Dar et Arusha coûte environ 13€, la traversée en ferry vers Zanzibar 25€.

Dans la moyenne indiquée sont donc inclus : la montée au Kilimanjaro en 7 jours, un safari de 5 jours dans le Serengeti et le Ngorongoro et enfin les quelques jours de plage sur Zanzibar à la toute fin, y compris une journée entière de plongée.

Pour info : Nous avions initialement tablé sur une moyenne générale de 60 € / jour / personne (x365, faîtes le calcul, ça commence à chiffrer). Nous sommes donc partis sur de bonnes bases en Amérique du Sud mais on a ensuite un peu souffert avec les pays les plus chers : Nouvelle-Zélande et Australie. Ca allait un peu mieux après le passage en Afrique du Sud mais on a ensuite recommencé à faire la tête après le Botswana puis la Zambie et enfin la Tanzanie. Galápagos et Polynésie ont été les « poids lourds » de notre budget. Au final, on a dépassé nos prévisions, mais on ne regrette aucun des nombreux « extras » : on a fini à 68 € / jour / personne.

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4 réflexions sur “Toi aussi, pars autour du monde !

  1. L'Ami Viêtnamien dit :

    C’est cool comme page, ça, il faudra que je retienne!!
    C’est sûr en tous cas que vous n’avez pas commencé par le plus cher…

    Sinon, quand tu parlais du guide et les mules pour le trek, tu parlais de ses gaudasses ou de ses animaux? Parce que des mules, on a beau se sentir comme dans des chaussons, c’est pas le plus pratique pour faire de la marche.

    Sinon, il faudra nous montrer la photo de vos passeports avec tous les tampons des douanes et tout et tout à la fin du voyage!

    der Freund Vietnamesisch

  2. 60 Euro par personne par jour ??????? et vous faites attention a ce que vous dépensez ?? mais comment est-ce possible, vous avez gagné au loto ou quoi ? je pars en octobre pour un an et j’aurai un budget d’environ 20 euro par jour sans le billet et les visas, vous croyez que c’est assez ? pouvez vous me dire quels sont les mois basse saison pour l’asie du sud est, l’afrique du sud et l’amerique du sud et centrale ? merci d’avance.
    Sandro psydelik70@gmail.com

  3. Zenall PtiBao dit :

    Je l’avais déja lu il y a quelques mois, mais ayant eu besoin d’information que je saurais retrouver ici, je tenais à vous dire que cette page est géniale. On y trouve plein d’information toutes aussi utile les unes que les autres.

    Merci à tout les deux !
    Et j’en profite pour vous faire des bisous en attendant de vous voir 😉

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